Ils ont crié à la digitalisation, mais la Banque mondiale critique la faiblesse criante des systèmes informatiques qui empêche le Trésor public centrafricain de suivre les dépenses en temps réel

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Ils ont crié à la digitalisation, mais la Banque mondiale critique la faiblesse criante des systèmes informatiques qui empêche le Trésor public centrafricain de suivre les dépenses en temps réel

Ils ont crié à la digitalisation, mais la Banque mondiale critique la faiblesse criante des systèmes informatiques qui empêche le Trésor public centrafricain de suivre les dépenses en temps réel

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans son rapport de diagnostic budgétaire, la Banque mondiale met en évidence une faille technologique majeure qui paralyse la gestion des finances publiques centrafricaines. L'institution internationale démontre que l'absence d'outils numériques modernes et interconnectés empêche l'État de contrôler l'utilisation des deniers publics au moment même où les transactions s'effectuent.

Pendant que les autorités affirment maîtriser la trajectoire financière de la nation, les auditeurs révèlent une déconnexion totale entre les services de paiement et la réalité comptable du Trésor public.

Une gestion budgétaire à l'ère pré-numérique

L'analyse technique révèle que le ministère des Finances utilise encore des procédures manuelles ou des applications informatiques cloisonnées et obsolètes. Cette absence d'automatisation crée une opacité structurelle où chaque ministère engage des dépenses sans que le Trésor public puisse en vérifier instantanément la disponibilité ou la régularité.

La Banque mondiale signale que cette rupture dans la chaîne d'information financière engendre plusieurs anomalies critiques :

Des écritures comptables tardives : Le suivi des dépenses s'effectue avec plusieurs semaines de décalage, interdisant tout arbitrage budgétaire rapide en cas de crise.

Des risques élevés de détournements : L'absence d'une plateforme unique de paiement laisse la porte ouverte à des manipulations manuelles et à des décaissements non autorisés.

L'incapacité d'éditer des bilans fiables : Sans données consolidées en temps réel, l'État ne peut pas présenter de rapports d'exécution budgétaire transparents aux partenaires extérieurs.

Le refus des réformes numériques pour préserver l'opacité

La Banque mondiale souligne que les tentatives d'implantation de nouveaux logiciels de gestion intégrée des finances publiques se heurtent à de fortes résistances internes. Cette inertie administrative permet de maintenir des circuits de décision parallèles et d'échapper au contrôle démocratique des dépenses de l'État.

Ce que dit le diagnostic : Sans un système informatique unifié et sécurisé reliant l'ensemble des ministères dépensiers au Trésor public, il est impossible d'assurer la discipline budgétaire et de restaurer la confiance des bailleurs de fonds.

Le pouvoir actuel, tout en vantant la modernisation de son administration, continue de tolérer ces systèmes défaillants. Pour l'institution financière internationale, la numérisation complète et transparente des flux financiers reste la condition non négociable pour tout futur appui budgétaire à la République centrafricaine.

Par Alain Nzilo

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