De la précarité à la reconnaissance envers Touadera : Le témoignage d’une citoyenne qui enflamme les réseaux sociaux
Rédigé le 05 mars 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Dans le climat social actuel du pays, les témoignages de satisfaction de la part de la population civile vers le régime actuel des bras cassés se font rares. Pourtant, une courte séquence vidéo d’une dizaine de secondes, montée discrètement par le parti au pouvoir, le MCU, et relayée massivement sur les plateformes WhatsApp et Facebook, montre une femme exprimant sa gratitude envers le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera pour l’amélioration de ses conditions de vie professionnelles.
Sur la vidéo de propagande du MCU, cette citoyenne explique avec émotion qu’après avoir traversé une période de chômage et de souffrance, elle dispose désormais d’un emploi lui permettant de subvenir aux besoins de sa famille. Elle attribue ce changement directement à l’action du président Faustin-Archange Touadéra.
Toutefois, ce qui devait être un message de soutien politique s’est transformé en un véritable phénomène de foire numérique. En cause ? Une maîtrise de la langue de Molière qui semble avoir subi un court-circuit sévère. En déclarant qu’elle gagne désormais « quelques l’argent » pour « garder son foyer », la dame a involontairement ouvert les vannes d’un humour national sans pitié.
L’entrée triomphale de « Madame Tanzani »
Il n’en fallait pas plus pour que les internautes centrafricains, toujours prompts à débusquer le ridicule, lui trouvent un nom de scène. Puisque la syntaxe est malmenée avec une telle conviction, la parenté intellectuelle était évidente : elle est désormais surnommée « Tanzanie », l’épouse spirituelle (ou virtuelle) du célèbre Saint-Cyr Tanza, alias j’ai le copie dans ma bureau.
Rappelons que Monsieur Tanza, ancien candidat déclaré à la présidentielle de 2025, est déjà entré dans l’histoire pour son célèbre « J’ai le copie sur ma bureau » et sa confusion légendaire entre un conseil « constitutionnel » et « consultatif ». Voir cette dame s’exprimer avec le même mépris pour la grammaire a convaincu le public qu’ils ont sans doute partagé le même banc à l’école… ou qu’ils ont séché les mêmes cours de français au CI.
Le « couple » de l’année : Entre 15 millions de caution et « quelques l’argent »
Le contraste est saisissant et prête à rire. D’un côté, nous avons le « mari », Saint-Cyr Tanza, qui vit dans une modeste maison de location mais parvient miraculeusement à sortir 15 millions de FCFA de caution pour sa candidature, un miracle financier que beaucoup attribuent aux largesses du Palais de la Renaissance. De l’autre, sa « femme » de buzz, qui se réjouit de gagner « quelques l’argent ».
Les internautes s’amusent de cette union sacrée de l’incompétence :
Lui, il cherche son « copie » sur sa « bureau ».
Elle, elle cherche ses « quelques l’argent » pour son « foyer ».
À eux deux, ils forment l’équipe de choc du régime, capable de traumatiser n’importe quel dictionnaire de la langue française en moins de deux phrases.
Le rire comme arme politique
Au-delà de la moquerie facile, ce nouveau buzz souligne une réalité qui agace autant qu’elle amuse : le profil des soutiens que le régime Touadéra met en avant. Entre un candidat à la présidence qui se fait corriger ses lettres de motivation par des écoliers et des témoignages de gratitude truffés de perles linguistiques, l’image de la « rupture » promise en prend un coup.
Les Centrafricains, bourrés chaque jour par de propagande pathétique du régime, ont trouvé en « Tanzanie » et son « époux » une soupape de sécurité. Si l’économie ne décolle pas, l’humour, lui, est en pleine croissance. On conseille vivement à ce « couple » de ne pas ouvrir la bureau commun : on risquerait d’y perdre à la fois le copies, l’argent, et le Bescherelle.
Alors, qui bourre qui ?
Par Alain Nzilo
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