Centrafrique : un citoyen tchadien décapité et sa tête exposée sur un piquet par les mercenaires russes près de Sam Ouandja

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
La terreur a franchi un nouveau seuil de barbarie dans la préfecture de la Haute-Kotto. Il y a tout juste une semaine, sur un chantier aurifère situé à 85 kilomètres de Sam Ouandja, un citoyen d’origine tchadienne a été sauvagement exécuté et démembré par des mercenaires russes du groupe Wagner. Sa tête et ses deux mains découpées ont ensuite été plantées sur des tiges en bois, formant un macabre trophée destiné à instiller la peur au sein de la population.
Un raid nocturne d’une violence inouïe
Les faits se sont déroulés au milieu de la nuit, entre 2 heures et 3 heures du matin. Les mercenaires russes ont fait irruption dans l’une des habitations de fortune du site minier où résidait la victime. L’homme s’y trouvait en compagnie de sa compagne, une jeune femme originaire de Sam Ouandja venue sur le chantier pour y vendre des marchandises aux ouvriers.
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Après avoir sommairement interrogé la jeune femme sur sa présence, les mercenaires ont dépouillé le couple de l’intégralité de leurs biens et de leur argent. Le ressortissant tchadien a ensuite été déshabillé à nu avant d’être supplicié. Sous les yeux de sa compagne, les mercenaires l’ont décapité et lui ont sectionné les mains.
Une fois l’exécution achevée, les mercenaires russes ont abandonné le reste du corps mutilé sur place et ont mis en scène la dépouille en fixant la tête et les mains sur des pieux. La jeune femme, épargnée mais dépossédée de tout ce qu’elle possédait, a été laissée en vie pour regagner Sam Ouandja.
Une témoin sous le choc et un climat de terreur généralisé
Une équipe de la rédaction du CNC s’est rendue auprès de la rescapée, c’est-à-dire la copine de la victime, à son retour à Sam Ouandja. La jeune femme présente des signes de traumatisme psychologique sévère : incapacité à s’exprimer clairement, crises de larmes ininterrompues et désorientation causées par l’horreur de la scène à laquelle elle a été contrainte d’assister. Son témoignage direct confirme le déroulement et la barbarie de l’attaque.
L’acharnement sur le site minier ne s’est pas arrêté là. Trois jours seulement après cette première exécution, les mercenaires sont revenus sur les mêmes lieux et ont assassiné un second ressortissant tchadien.
En l’espace de quelques jours, ce double assassinat et mis en scène a plongé le chantier minier et l’ensemble de la région de Sam Ouandja dans un climat de psychose. Ces exactions répétées confirment une fois de plus le mode opératoire des mercenaires russes dans le pays, fondé sur la violence extrême et la terreur des populations civiles.
Par Ibrahim Moussa
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