
Arlette Biali-Mamboui critique le fonctionnement des institutions centrafricaines et dénonce l’absence, selon elle, d’un véritable contre-pouvoir parlementaire. Pour la jeune femme politique, la proximité entre le gouvernement et la majorité au parlement centrafricain limite le contrôle exercé sur l’action de l’exécutif.
Invitée au débat politique Patara sur les antennes de la radio Ndékè-luka, Arlette Biali-Mamboui, ancienne candidate à la députation de Bimbo, estime que les rapports entre le gouvernement et l’Assemblée nationale ne permettent pas un débat politique suffisamment contradictoire. Elle décrit une majorité parlementaire largement acquise aux décisions de l’exécutif.
À lire aussi : Steeve Bendo-Ndeni : « Si Boali a connu ce qu’elle a connu, c’est parce que la sécurité a échoué »
« Le gouvernement et l’Assemblée nationale sont les mêmes personnes, une majorité monocolore de bénis oui-oui », affirme Arlette Biali-Mamboui.
Une majorité parlementaire jugée trop proche du pouvoir
Pour Arlette Biali-Mamboui, le rôle de l’Assemblée nationale ne devrait pas se limiter à approuver les textes présentés par le gouvernement. Les députés doivent aussi examiner les décisions de l’exécutif, demander des explications et exercer pleinement leurs prérogatives de contrôle.
Elle considère que la forte proximité politique entre les membres du gouvernement et la majorité parlementaire réduit la capacité de l’Assemblée nationale à jouer ce rôle.
Le contrôle de l’action gouvernementale
La jeune femme politique estime que les députés doivent pouvoir interpeller les membres du gouvernement sur les résultats de leurs politiques publiques. Les questions liées aux infrastructures, à la sécurité, aux finances publiques et aux conditions de vie de la population nécessitent, selon elle, des débats ouverts au Parlement.
Pour Arlette Biali-Mamboui, une majorité parlementaire ne doit pas renoncer à son rôle de contrôle au seul motif qu’elle soutient le pouvoir en place.
Une opposition parlementaire nécessaire
L’ancienne candidate à la députation de Bimbo défend également l’idée d’un débat parlementaire permettant aux différentes sensibilités politiques de présenter leurs positions. Selon elle, la présence d’une opposition active contribue au contrôle démocratique des décisions publiques.
Elle estime que le Parlement doit pouvoir examiner les projets du gouvernement avec indépendance, y compris lorsque ces décisions concernent directement les choix politiques du pouvoir en place.
À travers cette critique, Arlette Biali-Mamboui remet donc en cause l’équilibre actuel entre l’exécutif et le Parlement et plaide pour une Assemblée nationale exerçant pleinement ses fonctions de contrôle et de débat.
Par Anselme Mbata
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org





