sérieuse Difficulté d’accès à l’eau potable à Dissikou, près de Kaga-Bandoro

La quête quotidienne d’eau potable est un combat permanent pour les habitants de Dissikou, situé à 60 kilomètres de Kaga-Bandoro, en cette saison sèche. Privés d’options adéquates, ils dépendent principalement de l’eau du Marigot, ce qui entraîne de graves problèmes de santé.
Selon Blondine Débat, une habitante, l’accès à l’eau potable est un enjeu majeur.
« Nous quittons la maison à 5 heures du matin pour aller au Marigot. Nous devons d’abord nous battre pour avoir de l’eau », dit-elle. Cette situation pousse les habitants à parcourir de longues distances, même pour des besoins de base comme l’irrigation des champs.
Fred Daniel Pungakola, chef du groupe, a exprimé sa frustration face à l’inaction des autorités. Malgré de multiples appels aux autorités centrafricaines et aux ONG, aucune réponse satisfaisante n’a été apportée.
« Nous souffrons vraiment de l’absence de forage dans notre ville », dit-il. La qualité de l’eau du Marigot est également remise en question, car elle contient des microbes nocifs, entraînant des problèmes de santé tels que la diarrhée et les maux de tête.
Clément Zounoua, infirmier-chirurgien au centre de santé local, met en lumière les conséquences néfastes de la consommation de l’eau du Marigot.
« Les conséquences de l’eau de Marigot comprennent les vers, la diarrhée, les maux de tête, tels que la blérgeuse, le ténia, l’ankylostome et le divin », explique-t-il.
Malheureusement, ce problème n’est pas propre à Dissikou. De nombreux villages de la préfecture de la Nana-Gribizi sont confrontés à des difficultés similaires pour accéder à l’eau potable. Le maire de la commune de Boteau, située à 18 kilomètres de Kaga-Bandoro, a également plaidé pour la construction de puits dans sa localité, soulignant l’urgence d’une action concrète pour faire face à cette crise humanitaire.
Il convient de noter que l’accès à l’eau potable reste un défi majeur pour les habitants de Dissikou et des autres communautés de la région. Des mesures immédiates sont nécessaires de la part des autorités gouvernementales et des organisations non gouvernementales pour apporter des solutions durables à cette crise, assurant ainsi la santé et le bien-être de ces populations vulnérables.
Alfred Bazoui
Correspondant du CNC dans la Nana-Gribizi
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![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
