PARTI DEMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN
Unité – Paix – Développement
Oser et Réussir
À faire de la Politique une Mission d’Objectifs
A l’attention :
Autorités Politiques Centrafricaines,
Systèmes des Nations Unies à Bangui,
Corps Diplomatique,
Amis de Centrafrique,
Forces Vives de la Nation,
Citoyen Centrafricain,
Les actes et comportements des Autorités Politiques Centrafricaines laissent présager de plus en plus un inexorable glissement vers un vide constitutionnel. Pour ne pas nous retrouver à une autre croisée des chemins, avec des choix mal faits ou imposés, au nom du Parti Démocratique Centrafricain-PDCA, nous nous faisons l’agréable devoir de proposer une Concertation Citoyenne pour la Refondation de la Nation Centrafricaine (cf document en annexe), qui se veut un moment d’introspection commune, de pardon et de réconciliation avec nous-mêmes, afin de déterminer d’idoines alternatives partagées pour sortir de manière définitive du cycle infernal des crises militaro-politiques qui ont induit la néantisation de notre pays.
Le PDCA ose croire que chaque entité sollicitée s’appropriera la présente proposition, en vue d’envisager ensemble les opportunités pour une rapide tenue de cette Concertation Citoyenne.
Au nom du PDCA, nous exprimons nos sincères remerciements et considérations pour tout ce qui sera entrepris dans ce sens.
WAFIO Jean Serge
Président du P D C A
00 33 6 67 21 92 12 – 00 33 6 41 26 28 54
Voici la concertations citoyennes du Président Jean-Serge Wafio
En juin et août 2019, nous avons alerté les Leaders Politiques et Sociaux sur les comportements des Autorités Politiques Nationales qui laissent présager leurs incapacités à organiser les élections couplées à dates constitutionnelles retenues, et leur avons évoqué quelques points pour des réflexions individuelles et collectives et d’éventuelles actions politiques, diplomatiques et juridictionnelles, en cas de glissement vers un vide constitutionnel.
La plate-forme politique E ZINGO BIANI, en abrégé EZB, dans son mémorandum du 30 septembre 2019, à l’attention de l’Exécutif Centrafricain, fait état des impasses sécuritaire et politique, et préconise une réponse globale en trois (3) points : (1) ‘’… mettre fin aux violations incessantes de la constitution du 27 mars 2016, (2) mettre tout en œuvre pour que le pouvoir de l’Etat soit à l’avenir exercé en conformité stricte avec la constitution et dans le respect des libertés et droits fondamentaux des citoyens, (3) que les solutions de sortie de crise soient inspirées des Centrafricaines, conformes à leur volonté et à la justice due aux victimes de cette crise’’. En d’autres termes, EZB fait elle aussi le constat de l’incapacité des Autorités Politiques Centrafricaines à organiser les élections dans le délai constitutionnel.
La suite politique de nos deux (2) alertes sus-évoquées, consiste à proposer aux Pouvoirs Publics, aux Forces Vives de la Nation, aux Systèmes des Nations Unies à Bangui, aux Pays amis et Partenaires de Centrafrique, à partir de ce mois d’octobre 2019, UNE CONCERTATION CITOYENNE POUR LA REFONDATION DE LA NATION CENTRAFRICAINE, comme alternative pour éviter le vide constitutionnel auquel nous mène le régime du Président TOUADERA. En effet, avec le constat d’échec dans la mise en œuvre de l’accord du dialogue de Khartoum (Soudan), le réalisme et le pragmatisme politique s’imposent, parce que l’insécurité, non seulement s’est accrue et s’est étendue sur 85 % du territoire national, mais s’est complexifiée, et avec les inconséquences des Autorités Politiques de Bangui n’offrent aucune visibilité politique. En visionnaire, le Centrafricain lambda avait récusé ce neuvième dialogue, entre pouvoirs publics et groupes armés, que le Président TOUADERA voulait comme l’ultime main tendue. Malheureusement, la montagne accouché d’une souris. Au lieu de sécurité retrouvée, c’est la désolation avec l’accroissement des tueries de masse. Nulle part ailleurs, on a vu un accord militaro-politique, à peine conclu et signé, faire l’objet de 50 à 70 violations hebdomadaires (dixit SEM MANKEUR NDIAYE, Représentant Spécial de Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies, Minusca Bangui). Au quotidien, le Centrafricain lambda se rend à l’évidence que les Autorités Politiques de Bangui ne contrôlent plus rien et ne cessent de perdre du terrain au profit des groupes armés, revigorés. Frustrations accumulées, déception, totale perte de confiance constituent les états d’âme du Centrafricain, après ces 42/60 mois du mandat du 2ème démocratiquement élu de l’histoire politique de notre pays.
Après avoir vécu l’invivable avec cette énième crise militaro-politique qui est devenue un fonds de commerce politique et diplomatique, le Peuple Centrafricain a compris, veut se parler et se réconcilier avec lui-même. Et ce n’est qu’à travers un dialogue, une conférence nationale de réconciliation ou ce que nous proposons sous l’appellation de Concertation Citoyenne de Refondation de la Nation Centrafricaine, que le Peuple Centrafricain, désabusé, méprisé, abandonné à lui-même, mais qui espère toujours, pourrait se parler et se réconcilier avec lui-même. Cette Concertation Citoyenne se veut un moment d’introspection commune, de pardon, de réconciliation avec soi-même et avec les autres, afin de se fixer des caps ou des objectifs à travers lesquels chaque citoyen, chaque entité ou chaque région devrait s’y retrouver, pour sortir de manière définitive du cycle infernal des crises à répétition et envisager réellement la reconstruction du pays. Et cette Concertation Citoyenne a et aura le mérite de nous grandir enfin, parce que les six (6) décennies écoulées ont été des années de gâchis politiques, de manipulations politiciennes, d’infantilisation, sur fond d’intérêts divergents qui ont laissé d’indélébiles traces. Aujourd’hui, le Peuple Centrafricain n’aspire qu’à une paix du cœur, ne demande qu’à être gouverné démocratiquement et constitutionnellement, à être guidé et à être aidé pour mieux se mobiliser et s’auto-organiser pour un développement participatif durable. Et la restauration d’un réel ordre démocratique et constitutionnel, sur fond d’alternance politique, demeure une idoine solution consensuelle pour éviter à notre pays la désintégration ou la perte de son identité.
Avec cette Concertation Citoyenne, nous allons éviter une implosion du pays, car le peuple qui réalise qu’il n’a plus d’alternative, procède toujours par des négativités destructrices. Et le silence du Centrafricain en ce moment est très lourd et il faudrait le comprendre, pour éviter un autre recours aux cailloux plus ravageur. Et au nom du PDCA, nous nous faisons le devoir citoyen de proposer aux Autorités Politiques de Bangui, qui n’ont plus d’autre voie de sortie, aux Forces Vives de la Nation, le schéma centrafricain suivant pour la réconciliation intra centrafricaine.
CONCERTATION CITOYENNE POUR LA REFONDATION DE LA NATION CENTRAFRICAINE
CHRONOGRAMME INDICATIF
Lieu : Bangui
Endroit/salle de Conférence : Responsabilité du Gouvernement
Dates : Janvier 2020
Participants :
- Sous-Préfectures : chaque Sous-Préfecture sera représentée par une délégation, ainsi composée :
- 01 jeune ayant la majorité et éveillé
- 01 femme adulte éveillée
- 01 homme adulte éveillé
- 01 sage de la Sous-Préfecture
Soit, 4 délégués par Sous-Préfecture – total : 73 x 4 = 292
- Partis Politiques : 01 représentant par Parti Politique légalement reconnu : 95
- Société Civile : (liste indicative et non exhaustive)
- Conseil National de la Jeunesse 02
- Centrales Syndicales : 01 représentant par Centrale Syndicale : 06
- Entrepreneurs Centrafricains 02
- Ouali Gala et Koli Gala 02
- Edudiants et Elèves 02
- Femmes-Juristes 01
- Femmes-Parlementaires 01
- Fédération des Agriculteurs 01
- Fédération des Eleveurs 01
- Fédération des Transporteurs 01
- Autres participants
- Magistrature 01
- Barrot Centrafricain 01
- OFCA O1
- Diaspora : Afrique Centrale 02
Afrique de l’Est 02
Afrique de l’Ouest 02
Afrique du Nord 02
Afrique du Sud 02
Amérique 05
Asie 05
Europe 05
- Confessions Religieuses : Islam-Catholique- Protestant : 03
- Délégations Etrangères : Responsabilité du Gouvernement
- Forces de Défense et de Sécurité : FACA, Gendarmerie, Police : 03
- Anciens Présidents de la République et Chefs d’Etat 03
- Anciens Présidents de l’Assemblée Nationale 02
- Anciens Présidents de conseil de Transition 02
Approches organisationnelles :
- Hébergement des Invités étrangers, des délégués de la diaspora et des délégués de province : Responsabilité du Gouvernement
- Transports et déplacements : Responsabilité du Gouvernement, Systèmes des Nations Unies à Bangui, Partenaires
- Couverture santé : responsabilité du Gouvernement
- Couverture médiatique et presse : responsabilité du Gouvernement
- Points de réflexion ou thèmes:
- Quelles sont les causes profondes ou cachées de l’instabilité politique chronique en Centrafrique ?
- Comment nous devons restaurer effectivement la Sécurité et l’Autorité de l’Etat ?
- Quel modèle de société et quelle forme de régime politique s’imposent (maintenant) après ces soixante (60) ans de gâchis politiques et de néantisation du pays ?
- Comment désormais organiser la délégation et la gestion des Pouvoirs du Peuple Centrafricain ?
- Comment organiser la redistribution des pouvoirs économiques et sociaux pour la symbiose nationale, la reconstruction économique et garantir l’avenir ?
- Comment assurer et garantir une gestion orthodoxe des ressources indispensables (facteurs humains et finances publiques) pour la réussite des missions d’objectifs ?
- Comment organiser les réparations et les compensations ?
- Séances plénières :
Journée 1 : cérémonie d’ouverture :
- déclarations officielles et de circonstance
- inscriptions des Délégués
- distribution des badges, kits et autres support documentaires
- communications des informations nécessaires
- présentation des thèmes ou points de réflexion
- inscription dans les commissions
Journée 2 :
- Présentation documentaire de la situation globale du pays – échanges
- Début des Déclarations des Délégations : durée minimum de déclaration 07 mn et durée maximale de déclaration 10 mn
- Synthèse en fin de journée
Journées 3-4-5-6
- Suite et fin des déclarations des délégations, avec synthèse en fin de journée
Journée 7 :
- Synthèse globale des déclarations des délégations
- Répartition en commissions pour les travaux
Journées 8-9-10
- Travaux en Commissions
Journées 11-12-13-14-15
- Présentation des rapports de chaque Commission
- Débats citoyens
- Adoption des recommandations proposées ou renvoi en Commissions
Journée 16
- Interventions des Délégations Etrangères invitées : 15 mn par Délégation
Journées 17-18_19
- Plénières de synthèse : adoption des différentes recommandations :
- Recommandations fortes et exécutoires immédiatement :
- Formation d’un Gouvernement de Consensus chargé de préparer les élections :
Durée : 1er janvier 2020 au 31 décembre 2021
Le Président TOUADERA demeure en fonction
La Primature est confiée aux Forces Vives de la Nation
- Dissolution de l’Assemblée Nationale et mise en place d’un Conseil Législatif
- Dissolution de la Cour Constitutionnelle et mise en place d’un Conseil Constitutionnel
- Dissolution de l’A N E dans l’attente des dispositions de la nouvelle Constitution
- Conditions et calendrier d’élaboration de la nouvelle Constitution
- Mise en place du Comité Mixte de suivi : Organisation, compétences, conditions de travail et durée
- Recommandations devant être insérées dans la nouvelle Constitution
- La restauration de la Sécurité et de l’Autorité de l’Etat sur fond de la Légalité
- La restauration de l’Autorité Judiciaire
- Affirmation et consécration des Droits humains et Sociétaux
- Affirmation et consécration de la laïcité et du caractère indivisible de l’Etat
- Proclamer la désobéissance civile comme moyen de résistance aux dérives dictatoriales
NB : des propositions plus détaillées seront évoquées ces prochaines semaines
- Recommandation devant faire l’objet de lois ultérieures :
- Conditions et formes de réparations et de compensations
- Autres recommandations…
Journée 20 : Cérémonie de clôture
Journée 21, 22 et 23 : Organisation des retours des différents délégués avec les supports documentaires par le Comité d’Organisation
Intéressements des Délégués :
- Délégués de Bangui : : 10 000 FCFA par jour et par Délégué
- Délégué de province et de la diaspora : 20 000 FCFA par jour et par Délégué
Elaboration du Budget : Comité d’Organisation, composé des Représentants des Pouvoirs Publics et de ceux des Forces Vives de la Nation, que l’Exécutif mettra en place
Validation du Budget : Gouvernement
Financement du budget : Gouvernement Centrafricain,
Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale : CEEAC
Communauté Economique et Monétaire des Etats de l’Afrique Centrale- CEMAC
Systèmes des Nations Unies à Bangui,
Pays Amis
Partenaires financiers de Centrafrique
Plaidoyer : Les plaidoyers seront réalisés dès la fin de la Concertation Citoyenne par le Comité Mixte de Suivi qui a été mis en place, auprès :
- Son Excellence Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,
- Etats voisins de Centrafrique ;
- Etats ayant des relations diplomatiques avec Centrafrique
- Partenaires financiers de Centrafrique
- Autres Institutions Internationales intéressées
CHRONOGRAMME INDICATIF DES ACTIONS POLITIQUES DU GOUVERNEMENT DE CONSENSUS
POUR LA MISE EN ŒUVRE DES RECOMMANDATIONS FORTES RELATIVES A LA RESTAURATION DE LA SECURITE, A L’ELABORATION DE LA NOUVELLE CONSTITUTION ET A L’ORGANISATION DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES
Pourquoi dissocier les élections ?
Nous avons été tous victimes des comportements outrageants, humiliants et hautains de certains représentants de la communauté internationale de Bangui qui narguaient les Autorités Politiques et minimisaient les Leaders Politiques ; aussi nous avons été tous témoins des modifications intempestives du code électoral en 2015 pour les élections couplées, entièrement financées par les partenaires. Nous avons été infantilisés parce que nous avons failli. Nos Autorités Politiques Nationales, réputées pour les scandales financiers, ont préféré solliciter les partenaires pour financer nos élections, alors que le financement des élections demeure un acte de souveraineté. Et ce n’est que normal que ces représentants des partenaires adoptent d’insolentes attitudes à notre égard.
Pour ne plus revivre ces actes d’humiliation, il est judicieux de séparer les élections et nous obliger à nous organiser en conséquence. Toutes analyses et observations faites, les élections couplées ne sont pas moins onéreuses, mais constituent plutôt des sources de gaspillages, de détournements et de dépendance éhontés. Comment expliquer que durant un mandat de 05 ans, les Autorités Politiques Nationales n’arrivent pas à provisionner au moins une dizaine de milliards de fcfa pour les élections, alors qu’elles thésaurisent des milliards de francs cfa dans leurs comptes personnels logés dans les paradis fiscaux, et cela au vu et su de tout le monde ?
Nos faiblesses de ressources s’expliquent aussi par les monstrueux détournements ou scandales financiers impunis. Ou nous nous privilégions les scandales financiers en tous genres et continuons de nous humilier en sollicitant à chaque fois les partenaires, ou nous cessons avec ces détournements et vols pour faire des concours des partenaires des moyens complémentaires pour réaliser nos programmes.
Avec la nouvelle République que nous allons instaurer, après cette Concertation Citoyenne, il sera responsable, conséquent et digne que nos élections soient désormais financées en grande partie par nos ressources propres. Le déficit du budget électoral pourrait logiquement être financé par les partenaires. Tout Centrafricain fier, orgueilleux et audacieux ne peut qu’adhérer à cette approche.
26 au 31 janvier 20 20 : Mise en œuvre des recommandations fortes de la Concertation Citoyenne :
- Dissolution du Gouvernement NGREBADA et mise en place du Gouvernement de Consensus, dont le Premier Ministre est issu des Forces Vives de la Nation ;
- Dissolution de l’Assemblée Nationale
- Dissolution de la Cour Constitutionnelle
- Dissolution de l’Autorité Nationale des Elections – A N E
Année 2020 – Année de redimensionnement des FACA, appuyées fortement par les Forces Internationales des Nations Unies pour la restauration
Effective de la sécurité, conformément aux recommandations fortes de la Concertation Citoyenne
- Montée en puissance des actions diplomatiques et juridictionnelles
10 janvier 2020 : Mise en place du Conseil Législatif de Refondation de la Nation Centrafricaine
15 janvier 2020 : Mise en place du Conseil Constitutionnel de Refondation de la Nation Centrafricaine
18 janvier 2020 : Mise en place du Comité Constituant chargé de l’élaboration du projet de la nouvelle Constitution :
19 au 31 janvier 13 jours : Installation du Comité Constituant
Février-mars-avril 03 mois : Elaboration du projet de la nouvelle Constitution:
02 mai 2020 : Remise officielle du projet de la nouvelle Constitution au Gouvernement de Consensus qui dispose de dix (10) jours pour
l’approuver, si nécessaire, en concertation avec le Comité Constituant
15 mai 2020 : Transmission du projet de la nouvelle Constitution au Conseil Législatif, qui dispose de quinze (15) jours pour examen et adoption
31 mai 2020 : Transmission du projet adopté de la nouvelle Constitution par le Conseil Législatif au Gouvernement de Consensus
02 juin au
31 juillet 2020 : Préparation des opérations de référendum par le Ministère de l’Intérieur
31 juillet au
07 août 2020 : Campagne référendaire
09 août 2020 : Votation de la nouvelle Constitution par Référendum
17 août 2020 : Proclamation des résultats définitifs du référendum par le Conseil Constitutionnel
24 août 2020 Promulgation de la nouvelle Constitution par le Président de la République
31 août 2020 : Début de la procédure de révision du Code Electoral conformément à la nouvelle Constitution
31 octobre 2020 : Remise du projet du code Electoral au Gouvernement de Consensus pour approbation
09 novembre 2020 : Transmission du projet du Code Electoral au Conseil Législatif pour examen et adoption
23 novembre 2020 : Transmission du Code Electoral examiné et adopté au Président de la République
24 novembre au
07 décembre 2020 : Remise du Code Electoral adopté au Conseil Constitutionnel, par le Président de la République, pour examen de conformité,
Si non-conformité, retour au Conseil Législatif, qui dispose de dix (10) jours pour ré examen et retour au Président de la République
Si conformité, promulgation du nouveau Code Electoral au plus tard le 07 décembre 2020
14 décembre 2020 au
31 janvier 2021 : Mise en place de la Structure chargée des opérations électorales au sein du Ministère ou dépendant du Ministère de l’Intérieur et de
l’Administration des Territoires
1er février au
30 avril 2021 : Opérations ou travaux préparatoires des élections présidentielles
30 avril au
14 mai 2021 : Campagne pour les élections présidentielles
16 mai 2021 : 1er Tour des élections présidentielles
13 juin 2021 : Proclamation des résultats du 1er tour des élections présidentielles par le Conseil Constitutionnel
14 au 18 juin 2021 : Campagne pour le 2ème tour des élections présidentielles
20 juin 2021 : 2ème tour des élections présidentielles
04 juillet 2021 : proclamation des résultats du 2ème tour par le Conseil Constitutionnel.
11 juillet 2021 : Investiture du Président de la République, Chef de l’Etat, élu
12 au 18 juillet 2021 : Mise en place du nouveau Gouvernement
Après mise en place du nouveau Gouvernement, début d’installation des autres Institutions Républicaines prévues par la nouvelle
Constitution
31 juillet au
30 septembre 2021 : Travaux préparatoires pour les élections législatives
1er octobre au
15 octobre 2021 : Campagne pour le 1er tour des élections législatives
17 octobre 2021 1er tour des élections législatives
25 novembre 2021 : Proclamation des résultats du 1er tour des élections législatives par la nouvelle Cour Constitutionnelle
26 novembre au
0 3 décembre 2021 : Campagne du 2ème tour des élections législatives
05 décembre 2021 : 2ème tour des élections législatives
19 décembre 2021 : Proclamation des résultats du 2ème tour des élections législatives par la Cour Constitutionnelle
03 janvier 2022 : Installation de la nouvelle Assemblée Nationale élue, pour sa première session parlementaire ordinaire de 04 mois : janvier – février
mars et avril
1ère inter session : mai – juin
2ème session parlementaire ordinaire de 04 mois : juillet – août – septembre – octobre
2ème inter session : novembre – décembre
Bien-fondé de l’extension des durées des sessions parlementaires :
La multiples crises militaro-politiques et nos propres inconséquences et turpitudes politiques ont induit une déchirure sociale profonde et une extrême paupérisation de la population que nous devons, avec les nouvelles Institutions Républicaines, savoir capitaliser pour satisfaire les urgentes et exigeantes attentes sociales. L’impérative nécessité de réactiver la vie politique et publique nationale, l’exigeante et obligatoire reconstruction économique plaident pour la définition de nouvelles alternatives plus crédibles, devant susciter une adhésion collective. Par conséquent, il y a nécessité d’adapter les missions des nouvelles Institutions Républicaines, notamment celles de l’Assemblée Nationale, aux exigences de la reconstruction et du développement, avec des moyens conséquents, à court, moyen et long termes, pour les rendre plus efficientes afin de mieux réussir leurs nouvelles missions.
L’Assemblée Nationale, dans le contexte de la novation amorcée se doit de renforcer ses missions classiques, mais aussi se donner de nouvelles missions pour mieux jouer son rôle d’aiguillon et de contrôle politiques. Notre déplorable vécu politique oblige à faire de l’Assemblée Nationale le gardien des valeurs constitutionnelles et démocratiques, le niveau de rappel à l’Exécutif de son programme politique validé par celle-ci et celui d’assurance pour les électeurs centrafricains qui ont choisi des Elus censés traduire aussi objectivement leurs préoccupations ou attentes aux Autorités Politiques ou Diplomatiques compétentes.
Sous cette vision, il y a lieu d’oser de croire et de se convaincre de la délicatesse de la tâche que nos Honorables Députés auront à assumer sous le signe d’une réelle et effective rupture pour une véritable renaissance de notre pays. En d’autres termes, les Pouvoirs Exécutif et Législatif auront les délicates missions politiques de:
1- Faire la relecture des accords et traités conclus par les précédentes Autorités Politiques durant les six (6) dernières décennies pour les adapter et les valider sur la base d’une légitimité constitutionnelle restaurée. De nombreux compatriotes s’interrogent et veulent comprendre ce qu’ont réellement rapporté les nombreux accords ou traités internationaux, conclus depuis l’orée de l’indépendance par les différentes Autorités Politiques qui se sont succédé. Or, en politique les interrogations qui ne trouvent pas de réponses ou d’explications convaincantes induisent toujours des suspicions ou des doutes.
2- Définir des balises politiques et conférer désormais aux élections législatives et présidentielles un caractère de souveraineté nationale, afin d’éviter désormais les humiliations, déshonneurs et mépris que nous avons eu à déplorer avec les élections couplées de 2011 et 2015. Nous avons été tous témoins des humiliantes manières de la communauté internationale de Bangui qui ont infantilisé les Autorités Politiques et la classe politique centrafricaines, notamment les propos hautains, des décaissements tardifs, des violations et modifications intempestives de notre législation électorale, des dispositions inadaptées qui ont été imposées, ce qui a fait dire par certains compatriotes, ”…que nous avons été amenés à violer notre propre fille, pour l’organisation de ces élections…”
3 – Définir des moratoires ou des conditions fortes pour les exploitations de nos richesses nationales, dans l’intérêt du Peuple Centrafricain qui en est le propriétaire, tout en prenant en compte le contexte environnemental, écologique, changement de climat oblige. Le Centrafricain lambda est désormais convaincu que c’est à cause de ses richesses naturelles qu’il vit depuis des décennies des crises militaro-politiques. Certes, l’exploitation des richesses naturelles nécessite des capitaux financiers qui font cruellement défaut à notre pays. Aussi, il sait que l’exploitation de ses richesses naturelles dans ses propres intérêts ne serait que pures illusion et perte, si son pays ne dispose pas de toutes les compétences ou expertises pour les contrôles ou surveillances. Pour le cas du pétrole qui fait actuellement son malheur, il est convaincu qu’il était hasardeux, voire suicidaire de procéder à cette exploitation sans des compétences en matière de gaz, de production, de stockage, de transport et de distribution… Ce faisant, les Autorités Politiques de l’époque avaient fait preuve d’immaturité politique et économique. Aussi, celles-ci ne pouvaient valablement procéder à l’exploitation de ses richesses naturelles, si elles n’étaient pas en mesure de contrôler efficacement tout l’espace territorial. Compte tenu du triste vécu, la logique ou le bon sens commande maintenant que des moratoires soient mis en place en fonction des richesses naturelles, surtout pour celles dites stratégiques.
4 – Faire la relecture de toutes les lois nationales non adaptées ou non encore appliquées pour les actualiser ou les adapter. De nombreuses lois, élaborées par les précédents régimes n’ont pas été exécutées, ou il y a eu élaboration de nouvelles lois qui ne sont que des doublons et parfois de mauvaise qualité, par les régimes politiques successifs, pour question d’orgueil politique qui ne se justifiait pas. Aussi, de nombreuses lois promulguées n’ont pas eu de décrets d’application et sont restées lettres mortes. D’autres sont purement déphasées à cause des crises militaro-politiques successives. Ce serait un acte politique fort, voire un honneur ou orgueil politique d’envisager la relecture de ces lois nationales.





