Centrafrique : la COSCIPAC exige le départ de Touadéra pour sauver ce qui reste de la démocratie

Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Le coordonnateur national de la COSCIPAC, Petit Delphin KOTTO, hausse le ton contre le pouvoir de Bangui et réclame la démission du chef de l’État, qu’il tient responsable de l’effondrement institutionnel du pays.
Dans un communiqué transmis à la rédaction du CNC, KOTTO dit son inquiétude pour ses compatriotes. Les prix grimpent, les salaires stagnent, et les familles centrafricaines s’enfoncent chaque mois un peu plus dans la précarité.
Pour le coordonnateur de la COSCIPAC, rien de tout cela n’est le fruit du hasard. Il pointe une gouvernance construite sur l’exclusion, où le dialogue avec les forces vives du pays n’existe tout simplement pas.
Le ton se durcit quand il aborde la justice. KOTTO accuse le pouvoir de s’en servir comme d’une arme contre ses adversaires, citant les condamnations qui ont poussé plusieurs figures de l’opposition à quitter le pays.
Il donne des noms. Les professeurs AKANDJI KOME et Gaston MANDATA NGUEREKATA, ainsi qu’Abdou Karim MECKASSOUA, sont cités comme des victimes de poursuites qu’il juge orientées et destinées à faire taire toute contestation.
Le Parlement n’est pas épargné non plus. KOTTO estime que les députés ont renoncé à leur rôle de contrepoids face à l’exécutif, laissant le pouvoir agir sans véritable contrôle ni redevabilité.
Il tempère toutefois sa charge par un hommage. Il reconnaît à Abdou Karim MECKASSOUA une conduite exemplaire durant son passage à l’Assemblée nationale, fidèle selon lui à l’esprit du “Zo Kwe Zo”.
Cette gestion du pays coûte cher à la Centrafrique sur la scène internationale, ajoute le coordonnateur de la COSCIPAC. Les partenaires extérieurs se retirent les uns après les autres, et l’État se retrouve chaque jour plus isolé financièrement.
Face à cette situation, KOTTO en appelle à l’union de toutes les forces vives du pays. Sa demande est sans détour, il veut voir partir l’empereur Faustin-Archange Touadéra, qu’il présente comme l’unique obstacle à un vrai renouveau démocratique.
Joint par la rédaction du CNC, il a comparé sa démarche au film Z de Costa-Gavras, ce classique du cinéma politique sur la dérive autoritaire. Une manière pour lui de dire que sa sortie n’a rien d’un coup d’éclat isolé, mais s’inscrit dans un sursaut qu’il juge nécessaire face à ce qu’il qualifie de dictature institutionnelle
Par Éric Azoumi
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org




