Centrafrique : Incapables d’arrêter les criminels, les autorités d’Obo s’en prennent à la population et aux chefs de quartier
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Par : la rédaction de ,
La population civile de la ville d’Obo subit la colère des autorités policières locales. Ces dernières exigent des civils qu’ils fassent le travail d’enquête à leur place après l’incendie d’une maison dans un quartier.
La situation devient invivable pour les habitants d’Obo, le chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, située à l’extrême sud-est de la République Centrafricaine.
En effet, tout a commencé il y a trois jours, lorsqu’un groupe d’individus non identifiés a mis le feu à la maison et à la paillote d’un citoyen de la ville. Cet acte criminel s’est déroulé en pleine nuit, à l’insu de tout le monde. Au lieu de déployer des moyens professionnels pour chercher les coupables, la police et la gendarmerie locales ont choisi la méthode de la facilité et de la violence verbale.
Les chefs de quartier et les simples voisins de la victime ont été convoqués et menacés directement. Les forces de l’ordre leur imposent de donner les noms des incendiaires sous peine d’être jetés en prison et poursuivis devant la justice.
Cette attitude provoque la panique et la colère au sein de la communauté locale. Tout le monde sait bien que la sécurité du territoire et la recherche des criminels relèvent de la compétence de l’armée, de la police et de la gendarmerie. Ce sont ces fonctionnaires payés par l’État qui possèdent le pouvoir et les outils pour mener des investigations. Demander à des voisins qui dormaient de deviner l’identité de personnes venues opérer dans le noir est une aberration totale. Les habitants se demandent ouvertement si ces chefs de la police ont encore leur bon sens, ou s’il s’agit d’une stratégie délibérée pour terroriser la population civile et cacher leur propre impuissance.
Pourtant, la vérité sur l’origine de cet incendie ne fait aucun doute pour la rédaction du CNC. Selon des sources sécuritaires interrogées par notre rédaction, les véritables auteurs de cet acte de destruction sont des miliciens azandés bien connus. La victime de cet incendie est un ancien miliciens Azandé. Il faisait partie des jeunes miliciens ayant bénéficier du désarmement et de formation par les mercenaires russes avant d’être officiellement désarmés. Après avoir quitté la milice, cet homme a choisi de rompre définitivement les ponts avec ses anciens compagnons d’armes. Il a commencé à collaborer activement avec les soldats des forces armées centrafricaines et les mercenaires russes en devenant un indicateur clé sur le terrain.
Pour les miliciens azandés, cet homme est devenu le traître parfait qu’il faut éliminer à tout prix. C’est lui qui guidait les forces régulières vers les anciennes bases et les cachettes de la milice. N’ayant pas réussi à le trouver en personne lors de leur première incursion, les miliciens sont revenus une seconde fois pour détruire sa paillote et sa maison principale. Ils le traquent activement dans toute la ville pour l’assassiner. Les policiers et les gendarmes d’Obo connaissent parfaitement cette réalité et savent très bien qui détient les armes dans cette zone. Mais par peur de se frotter aux miliciens azandés, ces agents préfèrent retourner leur colère contre de pauvres citoyens et des notables sans défense.
Cette dérive montre que la loi n’existe plus dans le Haut-Mbomou. À Bangui, le pouvoir central impose un régime difficile, mais à Obo, les chefs militaires et policiers locaux multiplient cette dictature par dix. Chaque chef de poste invente ses propres règles et terrorise les chefs de quartier pour masquer sa peur des bandes armées. Alors que les miliciens circulent librement, les policiers continuent de crier sur les civils au commissariat
Par Éric Nzapa
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