Centrafrique : Bangui refuse de renouveler le passeport d’Anicet Georges Dologuélé malgré une décision de justice, Arsène Elien et la PJLOD crient au scandale

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Bangui refuse de renouveler le passeport d’Anicet Georges Dologuélé malgré une décision de justice, Arsène Elien et la PJLOD crient au scandale

 

Centrafrique : Bangui refuse de renouveler le passeport d’Anicet Georges Dologuélé malgré une décision de justice, Arsène Elien et la PJLOD crient au scandale Monsieur Arsène Élien, Coordinateur de la PJLOD. Photo de courtoisie
Monsieur Arsène Élien, Coordinateur de la PJLOD. Photo de courtoisie

 

Rédigé le 19 février 2026 .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans un communiqué publié le 18 février 2026 à Bangui, Arsène Elien, Coordonnateur de la PJLOD, dénonce le refus du gouvernement de renouveler le passeport d’Anicet Georges Dologuélé.

 

Souvent, en Afrique, les rapports entre le pouvoir et l’opposition ont toujours emprunté des chemins difficiles. Mais ce qui vient de se produire en République Centrafricaine dépasse ce que l’on pouvait attendre d’un État qui se réclame de la démocratie et du respect des lois.

 

C’est dans ce contexte tendu qu’Arsène Elien, Coordonnateur de la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique, la PJLOD, a pris la plume le 18 février 2026 depuis Bangui. Dans un communiqué sans détour, il dénonce une décision des autorités centrafricaines qui, selon lui, bafoue à la fois la justice et les droits fondamentaux d’Anicet Georges Dologuélé.

 

Le fait reproché au gouvernement est simple dans sa forme, mais lourd dans ses conséquences : les autorités de Bangui ont refusé de renouveler le passeport d’Anicet Georges Dologuélé, et ce, en dépit d’une décision de justice ordonnant le contraire. Pour Arsène Elien, ce refus n’a rien d’un simple retard administratif, c’est un acte politique posé en pleine conscience.

 

Ce qui aggrave la situation aux yeux du Coordonnateur de la PJLOD, c’est que le pouvoir en place a choisi de passer outre une décision rendue par ses propres tribunaux. En agissant ainsi, Bangui envoie un message troublant : la justice centrafricaine ne vaut que lorsqu’elle sert les intérêts du gouvernement, et pas un jour de plus.

 

Arsène Elien rappelle dans son texte que le droit de circuler librement et de disposer de documents de voyage valides n’est pas une faveur accordée par les gouvernants. C’est un droit humain reconnu et protégé, que nul régime ne peut retirer à un citoyen au seul motif qu’il appartient à l’opposition.

 

En privant Anicet Georges Dologuélé de son passeport, le pouvoir centrafricain ne s’attaque pas seulement à un homme, estime le Coordonnateur de la PJLOD. Il s’attaque à un principe : celui selon lequel tous les citoyens sont égaux devant la loi, quelle que soit leur couleur politique ou leur position vis-à-vis du gouvernement en place.

 

Arsène Elien va plus loin en qualifiant cette décision de manœuvre visant à réduire au silence les voix discordantes et à limiter la capacité de l’opposition à s’exprimer et à se mouvoir librement. La PJLOD y voit une tentative de confiner Anicet Georges Dologuélé dans un espace où son influence serait mécaniquement réduite.

 

Face à cette situation, le Coordonnateur de la PJLOD appelle les autorités compétentes à se conformer sans délai aux décisions rendues par la justice centrafricaine. Arsène Elien insiste sur le fait que l’État de droit n’est pas un slogan que l’on sort lors des discours officiels, c’est une obligation quotidienne que le pouvoir doit honorer envers chaque citoyen.

 

Par Anselme Mbata

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