Centrafrique : arrestation d’un exploitant Chinois armé qui terrorisait les ouvriers avec son fusil sur le chantier de Dimba

La recrudescence des enlèvements contre rançon pousse les exploitants chinois à s’armer massivement. Beaucoup possèdent maintenant des kalachnikovs qu’ils exhibent sans complexe sur leurs sites d’extraction. Mais parfois, ce port d’arme chinois tourne au cauchemar pour les employés. C’est exactement ce qui s’est passé sur un site minier chinois dans la Nana-Mambéré.
L’histoire qu’on va vous expliquer pour vous donner l’exemple de la montée de la présence d’armes sur des sites miniers chinois se déroule à dimba, sur l’axe d’Aba, dans la préfecture de la Nana-Mambéré où opère la Société chinoise tien pao, avec le chef du chantier qui porte son arme de guerre visible sur lui. L’homme ne se contentait pas de posséder discrètement une arme pour sa protection personnelle, mais il la portait visiblement durant ses déplacements quotidiens sur le chantier, la rendant visible aux yeux de tous ses employés. Cette exhibition permanente servait un objectif précis : maintenir une pression constante sur les travailleurs centrafricains placés sous ses ordres.
Dès qu’un ouvrier osait formuler la moindre contestation ou élever la voix, le chinois brandissait son fusil d’assaut pour couper court à toute velléité de protestation. Cette méthode de gestion par la peur fonctionnait efficacement, paralysant les employés qui n’avaient d’autre choix que de subir les conditions imposées. Ce chinois justifiait cette possession d’arme de guerre en affirmant avoir régularisé sa situation administrative. Selon ses déclarations répétées aux travailleurs, il aurait acquitté les frais nécessaires pour obtenir un permis de port d’arme en bonne et due forme. Fort de cette autorisation qu’il prétendait détenir, il estimait avoir tous les droits pour se balader armé comme bon lui semblait.
Seulement, les intimidations répétées ont fini par devenir insupportables pour les ouvriers. Les récits des employés menacés ont circulé bien au-delà des limites du chantier, remontant progressivement jusqu’aux oreilles du sous-préfet. Cette fois, la réaction ne s’est pas fait attendre. Le contact a été fait avec les autorités de Bouar qui a très vite dépêché une équipe des forces de l’ordre sur place au chantier minier. Les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation du Chinois et ont saisi sa kalachnikov avant de le conduire vers la ville de Bouar, si possible le conduire vers la capitale pour la suite de la procédure.
Personne ne peut affirmer avec certitude quelle tournure prendra cette affaire. Va-t-il comparaître devant une instance judiciaire ou bénéficiera-t-il d’un arrangement à l’amiable avec les hauts gradés ? Certains évoquent la possibilité qu’une compensation financière versée discrètement aux bonnes personnes suffise à clore le dossier et lui permette de retrouver rapidement sa liberté. D’autres pensent qu’il pourrait activer ses réseaux d’influence pour faire tomber les poursuites. L’opacité habituelle de ce genre de procédure laisse toutes les hypothèses ouvertes.
Ce qui demeure certain, c’est que l’incident a généré une onde de choc considérable sur le chantier minier. Les comportements des exploitants asiatiques dans le secteur minier centrafricain provoquent depuis longtemps des interrogations. Leur manière de diriger les chantiers diffère radicalement des standards acceptables. Ils imposent des cadences infernales aux employés centrafricains, multipliant les exigences sans jamais relâcher la pression. Les méthodes employées rappellent des époques révolues où la main-d’œuvre était considérée comme une simple variable d’ajustement.
Par Arsène Zato….
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