Bossemptélé : quand la police transforme les cartes d’identité en machine à racketter la population

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les policiers de Bossemptélé ont trouvé depuis quelques temps un nouveau moyen facile de voler les citoyens centrafricains. Les cartes d’identité confectionnées et payées sont bloquées au commissariat. Pour les récupérer, chaque demandeur doit verser à nouveau de l’argent aux policiers. Un racket massif qui gangrène tout le pays : Boda, Yaloké, Paoua, Ndélé, Bozoum, partout la police pille la population.
En effet, pour obtenir une carte nationale d’identité en Centrafrique, les citoyens doivent payer environ 4 000 FCFA, auxquels s’ajoutent les frais de photo et autres documents requis. Au total, chaque demandeur dépense une somme importante avant même que son dossier ne soit envoyé à Bangui. La société libanaise Almadina, qui détient le monopole de la fabrication des cartes nationales d’identité en Centrafrique, envoie régulièrement des agents en province pour collecter les dossiers. Ces agents vérifient les pièces, ramassent les documents, puis les acheminent à Bangui où les cartes sont produites. Une fois confectionnées, les cartes sont renvoyées dans les villes concernées pour être distribuées gratuitement aux demandeurs.
Justement, à Bossemptélé, les agents d’Almadina ont passé plusieurs semaines sur place pour collecter les dossiers, les ont acheminés à Bangui pour la fabrication, puis les cartes terminées ont été ramenées à Bossemptélé et déposées au commissariat de police pour distribution. C’est là que commence le racket. Au lieu de remettre les cartes gratuitement aux demandeurs qui ont déjà tout payé, le commissariat exige un paiement supplémentaire de 2 000 FCFA par personne. Pour mieux organiser cette extorsion, les policiers ont divisé la ville par quartiers. Chaque quartier se voit attribuer un jour précis pour venir récupérer les cartes. Les habitants doivent se présenter avec leurs 2 000 francs, sinon leur document leur est refusé.
“On a déjà payé tout ce qu’on nous a demandé. Maintenant ils veulent encore 2 000 francs juste pour nous remettre notre propre carte. C’est du vol”, dénonce un habitant de Bossemptélé. Dans un pays où la majorité des citoyens vivent avec moins de 1 000 FCFA par jour, ces 2 000 francs supplémentaires représentent une charge insupportable. Et sans carte nationale d’identité, les Centrafricains deviennent des cibles faciles pour les militaires, les gendarmes, y compris les mêmes policiers qui leur ont refusé leur document. Lors des contrôles routiers, aux barrages, ceux qui n’ont pas de carte se font racketter, arrêter, humilier. C’est un système pervers où les policiers créent délibérément le problème pour ensuite exploiter leurs victimes à chaque occasion.
Ce système de racket n’a rien de nouveau et surtout, il n’est pas rare. À Paoua, le commissaire adjoint et le commandant du corps urbain imposent exactement la même arnaque. À Ndélé, les gendarmes exigent 5 000 FCFA à ceux qui n’ont pas de carte. À Boda, à Yaloké, à Bozoum, à Berberati, partout dans le pays, les forces de l’ordre utilisent les cartes nationales d’identité comme moyen d’extorquer de l’argent aux citoyens. Depuis deux à trois ans, ces pratiques sont dénoncées régulièrement. Les habitants se plaignent, les articles sont publiés, les témoignages s’accumulent. Mais rien ne change.
Le directeur général de la police laisse faire. Pire, son silence ressemble à une autorisation. Comme si ces rackets étaient tolérés, voire encouragés au plus haut niveau. Dans chaque ville, les policiers continuent tranquillement de transformer un service public en source de revenus illégaux, sans la moindre sanction. Les citoyens n’ont aucun recours. Se plaindre ne sert à rien. Les autorités locales ferment les yeux. Le directeur général à Bangui fait semblant de ne rien voir, alors que ces pratiques sont connues de tous depuis des années.
À Bossemptélé comme ailleurs, les policiers impliqués dans ce racket opèrent en toute impunité. Le commissariat continue de bloquer les cartes, d’organiser la distribution par quartiers pour mieux contrôler le racket, d’exiger leurs 2 000 francs à chaque citoyen. Les habitants se retrouvent piégés, obligés de payer une deuxième fois pour récupérer un document qu’ils ont déjà payé. Certains attendent depuis des mois, mais refusent de céder à cette extorsion. D’autres cèdent, résignés, sachant qu’ils n’ont pas d’alternative.
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC



![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
