Bossangoa : Les enseignants contractuels appelés à regagner leurs postes

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Les élèves du fondamental 1 de Bossangoa, située à 305 kilomètres de Bangui, peinent à reprendre les cours après les congés du premier trimestre. En cause, l’absence des enseignants contractuels partis dans la capitale pour la signature de leurs contrats.
Désiré Karende, inspecteur d’académie de l’Ouham, demande à ces enseignants de revenir à leurs postes. “La signature des contrats se fera dans les inspections académiques. Les enseignants doivent regagner Bossangoa cette semaine pour éviter d’accumuler du retard”, précise-t-il.
L’inspecteur explique avoir découvert la situation lors d’une formation mi-décembre : “Un communiqué diffusé à Bangui demandait aux enseignants contractuels de déposer leurs dossiers dans la capitale. Je me suis rendu sur place le 21 décembre pour vérifier ces informations“.
Selon lui, bien que de nombreux enseignants aient déjà déposé personnellement leurs dossiers à Bangui, des missions seront déployées depuis la capitale pour superviser la signature des contrats dans les provinces comme la ville de Bossangoa. “Je n’ai reçu que six dossiers à transmettre à l’inspection générale de l’éducation nationale“, indique Désiré Karende.
La préfecture de l’Ouham, dont Bossangoa est le chef-lieu, attend désormais le retour de ses enseignants contractuels pour assurer la continuité pédagogique dans les établissements scolaires de la région.
Contactez Corbeau News Centrafrique
Tel/WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email : corbeaunewscentrafrique@gmail.com
Rejoignez notre communauté
Note : Les deux premiers groupes sont réservés aux publications officielles CNC.
“`



![Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Des salles de classe sans tables, des maîtres sans salaire, des filles qui abandonnent : à Birao, l’école préfectorale mixte donne à voir ce que l’État de Touadéra vaut réellement. Le directeur Chrispin Mbretizzi ne cherche plus ses mots. Son établissement tourne avec ce qu’il a, c’est-à-dire presque rien. Les enseignants contractuels ont dû descendre dans la rue pour toucher ce qui leur était dû, et même après ça, le compte n’y est pas. Les titulaires sont si peu nombreux que l’école fait appel à des maîtres-parents, des gens de bonne volonté sans formation, qui font ce qu’ils peuvent devant des classes entières d’enfants qui méritent mieux. C’est sur leurs épaules que repose aujourd’hui l’instruction publique à Birao. Les murs tiennent, mais l’intérieur est vide. Des élèves s’assoient à même le sol parce qu’il n’y a pas de tables-bancs. Les manuels disponibles couvrent à peine le français et les mathématiques, rien d’autre. Et le plus absurde dans tout ça : trois salles de classe ont été construites, elles sont là, debout, fermées à clé, inutilisables. Les tables-bancs promis pour les équiper ne sont jamais arrivés. Mbretizzi attend. L’école attend. Les ONG sont devenues le seul espoir réel d’obtenir un mobilier que l’État aurait dû livrer depuis longtemps. Ce qui inquiète le plus le directeur, c’est les filles. Elles partent. Pas toutes d’un coup, mais une par une, tirées hors de l’école par la pauvreté des familles et des mariages arrangés trop tôt. Mbretizzi le dit aux parents, il les interpelle, il insiste. Mais un homme seul face à une misère structurelle ne peut pas grand-chose. Tant que Bangui n’engage pas de moyens concrets pour financer les besoins de base et sécuriser la scolarité des filles en Vakaga, ses appels resteront sans écho. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/eleves-Amdafock-218x150.jpg)
