Bocaranga, libération des deux otages, tandis qu’à Tiringoulou, les négociations patinent

Publié le 24 novembre 2022 , 7:00
Mis à jour le: 24 novembre 2022 5:17

 

Bangui (République centrafricaine) – Capturés par des malfaiteurs camerounais, les deux bouchers de Bocaranga pris en otages ont finalement été libérés par leurs ravisseurs cette semaine après versement d’une rançon. Au même moment, à Tiringoulou,  les négociations pour la libération de trois agents des travaux publics capturés par des hommes en armes piétinent.

mouvement d'un véhicule de la Minusca dans la ville de Bocaranga le 29 juin 2020
mouvement d’un véhicule de la Minusca dans la ville de Bocaranga le 29 juin 2020. Photo CNC /

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 25 novembre 2022

 

Les deux célèbres bouchers de Bocaranga, pris en otages le jeudi 17 novembre 2022 dans la localité de Gonon, non loin du pont de Lima, situé à 7 kilomètres de Bocaranga sur l’axe de Ndim par de présumés malfaiteurs camerounais, selon les propres termes des victimes, ont finalement été libérés après versement d’une rançon exigée par les malfaiteurs. Ces derniers avaient demandé une somme de 30 millions de francs CFA à la famille des otages, mais c’est finalement une somme de 15 millions de francs CFA qu’on leur avait remis comme rançon.

Selon les ex-otages, leurs ravisseurs ne sont ni des rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), encore moins des déplacés peuls centrafricains de Bocaranga. Il paraît que l’auteur de l’opération serait l’un de leurs créanciers camerounais.

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Tiringoulou, les négociations patinent pour la libération de trois otages 

 

Cependant, à Tiringoulou, dans la préfecture de la Vakaga, les négociations avec le chef rebelle B-13 pour la libération de trois agents des travaux publics, dont 2 des Nations unies et un du ministère de l’Équipement,  pris en otages le vendredi 11 novembre près du village Djifa par des hommes armés piétinent. Les négociateurs des Nations unies et  ceux du gouvernement qui sont venus à Tiringoulou  ont tenté en vain de fléchir  les ravisseurs qui exigent toujours le versement de 60 millions de francs CFA et la libération de deux de leurs incarcérés à la prison centrale de Ngaragba à Bangui.

Les négociateurs, dont deux des Nations unies et quatre du gouvernement,  viennent de quitter la ville de Tiringoulou pour rentrer à Bangui. La tâche est désormais confiée au ministre résidant de la Vakaga, qui est d’ailleurs l’oncle du chef des ravisseurs.

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