Bayanga : inquiétude générale, deux cadavres retrouvés dans la rivière Sangha

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Une série de découvertes sinistres tremble depuis plusieurs jours la petite ville de Bayanga, située au bord de la rivière Sangha. Deux corps sans vie ont été retrouvés dans les eaux de la rivière, respectivement les 10 et 11 mars, plongeant la population locale dans la stupeur et l’inquiétude.
Selon les premiers éléments d’information recueillis, les victimes, toutes deux des résidents de longue date de Bayanga, étaient bien connues dans la ville. La première était un professeur d’anglais exerçant au lycée moderne de la ville, tandis que la seconde était un artisan local bien connu. Selon les premiers témoignages, les deux hommes rentraient chez eux après avoir assisté à une veillée funèbre lorsqu’ils auraient été interceptés en chemin par un groupe d’individus non identifiés. Ce qui semblait être une soirée ordinaire s’est transformé en tragédie : les deux hommes auraient été enlevés, avant que leurs corps ne soient découverts deux jours plus tard dans la rivière.
Les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur les circonstances exactes de ces décès, mais les images des corps repêchés, qui circulent sur les réseaux sociaux, ont profondément choqué les habitants. Par respect pour les âmes sensibles, nous nous abstenons de diffuser ces clichés.
Ce double drame n’est malheureusement pas rare dans cette localité. Comme le soulignent plusieurs habitants, il s’agit de la troisième occurrence d’événements similaires à Bayanga ces derniers mois, ravivant les craintes d’une insécurité croissante dans cette localité habituellement paisible. Les habitants appellent désormais à une enquête approfondie pour identifier les responsables et mettre fin à cette série de tragédies.
Pour l’heure, le mystère demeure entier, et la population attend des réponses. Les investigations sont en cours, et nous suivrons de près l’évolution de cette affaire….
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![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
