Bangui : un Soldat FACA tué lors d’une tentative de braquage au quartier Kokoro 2, son corps jeté dans le quartier Fondo

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 octobre 2025, un soldat des Forces Armées Centrafricaines a été tué par des habitants du quartier Kokoro 2 dans le 3e arrondissement de Bangui. Le militaire, identifié sous le prénom de Nathan, était venu braquer une maison. L’opération a mal tourné pour lui.
Les faits se sont déroulés comme suit. Le soldat Nathan est arrivé dans le quartier Kokoro 2 pour cambrioler une maison. Les habitants ont découvert sa présence et sont sortis dans la rue. Le soldat a pris son arme et a tiré un premier coup de feu. Probablement pour intimider les gens et fuir.
Mais cette fois, les habitants n’ont pas eu peur. Ils l’ont attrapé et l’ont poignardé avec des couteaux. Le soldat est mort sur place. Son corps a ensuite été transporté et jeté dans le quartier Fondo, également dans le 3e arrondissement, non loin du commissariat du 5e arrondissement. C’est apparemment dans ce quartier Fondo que le soldat habitait.
Cette nouvelle affaire s’ajoute à la longue liste des crimes commis par les soldats FACA. Presque tous les jours, on entend parler de militaires qui braquent, qui volent, qui agressent des civils. L’armée centrafricaine est devenue une bande de criminels en uniforme.
Le président Touadéra se tape la poitrine partout pour dire qu’il a recruté 20 000 jeunes dans l’armée. Il prétend avoir formé une armée professionnelle. Il dit qu’il a modernisé les forces de défense. Mais le résultat est sous nos yeux : du banditisme, des vols, des braquages, de la violence.
Cette armée que Touadéra vante n’existe que dans sa tête. Dans la réalité, les soldats passent leur temps à terroriser la population. Ils braquent les maisons. Ils volent dans les marchés. Ils agressent les commerçants. Ils violent les femmes. Et quand les choses tournent mal comme dans le cas du soldat Nathan, ils se font tuer par la population excédée.
Le cas du soldat Nathan n’est pas un fait rare. D’ailleurs, le lendemain de l’assassinat de ce soldat, CNC a débusqué un supermarché de drogue au quartier Yangato dans le 5e arrondissement où des dizaines de soldats en tenue fumaient de la drogue en plein jour. Ces mêmes soldats planifiaient une arrestation contre une voisine qui les avait critiqués.
L’armée centrafricaine est malade. Elle n’est plus une institution au service du pays. Elle est devenue un problème pour le pays. Au lieu de protéger la population, elle l’agresse. Au lieu de combattre les criminels, elle devient criminelle elle-même.
Le recrutement massif dont Touadéra se vante n’a fait qu’aggraver la situation. On a recruté 20 000 jeunes sans formation sérieuse, sans discipline, sans valeurs. On leur a donné des uniformes et des armes. Et maintenant, ils utilisent ces uniformes et ces armes pour terroriser la population.
Le soldat Nathan habitait au quartier Fondo. Il connaissait donc bien la zone. Il est allé braquer dans le quartier voisin de Kokoro 2. Il pensait probablement que son uniforme et son arme lui donneraient l’impunité. Il pensait que les gens auraient peur et le laisseraient partir.
Mais les habitants de Kokoro 2 en ont eu assez. Trop de braquages. Trop de violence. Trop de soldats qui viennent voler dans leurs quartiers. Alors quand le soldat Nathon a tiré son coup de feu, au lieu de fuir, ils l’ont attrapé. Ils l’ont poignardé. Ils l’ont tué.
C’est de la justice populaire. Ce n’est pas la loi. Ce n’est pas le droit. Mais c’est ce qui arrive quand la population ne fait plus confiance à l’État pour la protéger. Quand les soldats deviennent des bandits, la population prend les choses en main.
Le corps du soldat a été transporté et jeté dans le quartier Fondo. Pourquoi là-bas ? Parce que c’est son quartier. Parce que c’est là qu’il habitait. Les habitants de Kokoro 2 ont voulu renvoyer le problème d’où il venait.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)