Bangui, les escrocs du diamant et or poussent le bouchon trop loin en larguant leurs victimes

Une nouvelle arnaque d’une effronterie stupéfiante venait d’éclater dans la capitale centrafricaine il y’a quelques jours après la publication d’un article d’investigation du CNC, révélant l’impunité totale dont jouissent ces malfrats en costume-cravate du régime de Bangui. Après avoir déjà extorqué des milliards de francs CFA à leurs victimes en leur faisant miroiter de l’or, ces escrocs du diamant remettent le couvert avec un stratagème encore plus grossier autour de prétendu or.
Bangui, 23 août 2024.
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
les escrocs du diamant , une mise en scène qui frise le ridicule.
Les filous ont eu le culot d’envoyer à leurs pigeons une vidéo censée prouver l’existence de kilos d’or . Or cette soi-disant “preuve” ne montre rien d’autre qu’un quotidien de Bangui filmé de manière confuse. Pas l’ombre d’une pierre précieuse à l’horizon. Cette mascarade ressemble à s’y méprendre à une provocation délibérée, comme si les escrocs prenaient un malin plaisir à narguer leurs victimes en leur signifiant à quel point elles se sont fait rouler dans la farine.
Pour couronner le tout, ces aigrefins affirment avoir confié les diamants à un certain Dimitri, pilote de Wagner, prétendument en route pour Dubaï. Ils poussent même l’outrecuidance jusqu’à fournir un numéro de téléphone fantaisiste : +9688 7899 2136. La ficelle est tellement grosse qu’on se demande comment quiconque pourrait encore mordre à l’hameçon.
Les escrocs du diamant et ors ont aussi envoyé un soi-disant contrat de transport des diamants, commettant l’erreur monumentale de l’envoyer en fichier Word modifiable. Ce document, bourré de fautes et d’incohérences, prétend organiser le transport de 2000 kg d’or de Bangui à Dubaï pour la modique somme de 2,4 millions de dollars.
Une impunité des escrocs du diamant de Bangui qui défie l’entendement.
Le plus révoltant dans cette affaire est l’inertie complète des autorités face à ces agissements criminels pourtant de notoriété publique. Depuis 9 longues années que dure cette vaste entreprise d’escroquerie, pas la moindre mesure n’a été prise pour y mettre un terme.
Pire encore, le président Baba Kongoboro semble fermer les yeux sur ces activités illégales qui engraissent son entourage. Pendant que ses proches érigent des immeubles avec l’argent du crime, le chef de l’État se contente de beaux discours pour endormir la vigilance de la communauté internationale.
Cette situation est d’autant plus scandaleuse que le pays s’enfonce dans la misère. Pendant qu’une poignée de privilégiés s’en mettent plein les poches sans vergogne, l’immense majorité des Centrafricains peinent à survivre au jour le jour. Le contraste entre les buildings flambant neufs des escrocs et l’état pitoyable des routes et infrastructures du pays saute aux yeux.
Il est grand temps que la justice se saisisse enfin de ce dossier et que les coupables rendent des comptes. La crédibilité même de la Centrafrique est en jeu. Le président Kongoboro doit sortir de son mutisme complice et agir avec fermeté contre cette criminalité en col blanc qui ronge le pays comme un cancer. S’il persiste dans son inaction, il portera lui aussi la responsabilité de ce pillage organisé des maigres ressources nationales.
L’heure n’est plus aux tergiversations. Les Centrafricains exigent que la lumière soit faite sur ces escroqueries à répétition et que les responsables, quel que soit leur rang, soient traduits en justice. C’est à ce prix seulement que le pays pourra retrouver un semblant de crédibilité sur la scène internationale et espérer sortir du marasme économique dans lequel il s’enlise depuis trop longtemps.
Alain Nzilo
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![Danse des vampires ou protection réelle ? Le ministre du Commerce parle de labo et de normes pendant que les jeunes tombent sur les routes avec les sachets d’alcool frelaté Danse des vampires ou protection réelle ? Le ministre du Commerce parle de labo et de normes pendant que les jeunes tombent sur les routes avec les sachets d’alcool frelaté* Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Pendant que le monde entier marque la Journée mondiale des droits des consommateurs ce 15 mars sous le thème « Des produits sûrs, des consommateurs confiants », la Centrafrique a vécu une célébration presque invisible. Aucune activité officielle n’a été organisée sur le terrain. Seul le ministre du Commerce et de l’Industrie, Maître Thierry Patrick Akoloza, a sorti un discours pour rappeler que l’État veut protéger les citoyens contre les produits de mauvaise qualité. Le ministre a listé une série de bonnes intentions : renforcer les textes de loi, améliorer le contrôle des marchandises qui arrivent sur le marché, trouver de l’argent pour construire enfin un laboratoire de référence, créer le Bureau centrafricain de normes, lutter contre les pratiques commerciales déloyales, promouvoir la métrologie légale pour que les balances et les mesures soient justes, et garder le contact avec les associations de consommateurs. Il a aussi demandé aux Centrafricains de rester vigilants, de connaître leurs droits et de porter plainte quand quelque chose ne va pas. Jusque-là, on pourrait applaudir. Sauf que sur le terrain, le quotidien raconte une autre histoire. Chez nous, on produit très peu de choses transformées. La plupart des biens de consommation courante viennent de l’extérieur, et personne ne peut vraiment vérifier leur qualité. Pas de laboratoire fiable, pas de contrôles systématiques aux frontières, pas de résultats publics. On nous parle de « normes » et de « réglementation », mais les étals et les boutiques regorgent de produits dont on ignore tout : date de péremption douteuse, composition cachée, emballages abîmés. Et le cas le plus criant reste celui de l’alcool frelaté produit sur place par Wagner. Au PK 26, sur la route de Boali, une usine tourne à plein régime. Elle appartient au groupe Wagner et fabrique localement la marque Africa Ti L’Or. Officiellement présentée comme une bière, cette boisson est en réalité un mélange de vodka, d’eau et de citron, souvent coupé avec des substances douteuses. La même structure produit aussi des petits sachets d’alcool frelaté, vendus à 100, 150 ou 200 francs CFA – avec des degrés qui montent parfois à 40, 80, voire 120 %. Ces pochettes plastiques inondent les rues, les marchés et les bars de Bangui et de l’intérieur du pays. Le gouvernement a pourtant pris un arrêté qui interdit formellement la production, l’importation et la vente de ces alcools en sachet, jugés dangereux pour la santé. Mais dans les faits, les services de l’État préfèrent s’attaquer aux cargaisons venues du Cameroun ou du Nigeria, pendant que la production locale de Wagner continue sans aucun contrôle indépendant. Personne ne peut entrer dans cette usine pour vérifier la qualité, les ingrédients ou le degré réel d’alcool. Résultat : les jeunes consomment massivement ces mixtures, les accidents de la route se multiplient, les cas d’empoisonnement et de dépendance explosent, et les autorités ferment les yeux. Ce n’est pas tout. Dans les magasins tenus par certains commerçants libanais, on trouve régulièrement du poisson avarié, de la viande pourrie ou du poulet impropre à la consommation. Ces produits sont récupérés, reconditionnés et remis en vente. Les agents censés faire les contrôles passent souvent leur chemin : les bakchichs font leur effet. L’État dit manquer de moyens pour vérifier quoi que ce soit, mais il semble en trouver quand il s’agit de protéger certains intérêts. Les consommateurs centrafricains ne demandent pas des promesses supplémentaires. Ils veulent du concret : des contrôles réels aux points d’entrée et dans les usines installées sur le territoire, un laboratoire qui fonctionne vraiment, des sanctions contre ceux qui inondent le pays avec des produits dangereux, et surtout la fin de cette tolérance à sens unique sur les sachets d’alcool frelaté produits localement. Tant que ces petites pochettes continueront à circuler librement, que les étals resteront remplis de marchandises pourries ou non vérifiées, et que certaines usines resteront intouchables, les beaux discours du 15 mars ressembleront plus à une danse rituelle qu’à une vraie volonté de protéger le sang des Centrafricains. Le gouvernement doit passer des mots aux gestes. Sinon, cette « protection des consommateurs » restera une belle déclaration que personne ne sent dans sa vie quotidienne. Les jeunes qui tombent sur les routes après avoir bu ces mixtures, les familles qui achètent des produits douteux sans pouvoir les contrôler, méritent mieux que des listes d’intentions. Ils méritent des actes. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Thierry-Patrick-Akoloza-en-Pleine-Emission-a-la-Radio-Ndeke-Luka-218x150.jpg)

