Bamingui : Jean-Michel Mandaba, député voleur déchu pour corruption, réapparaît au second tour grâce à Seremalé, un commissaire de l’ANE

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La semaine dernière, l’Autorité nationale des Élections a publié les résultats des législatives dans la première circonscription de Bamingui : Francisco MOUNDJOUVOKO du MCU obtient 1.271 voix (46,20%), devant Jean Michel MANDABA du PGD avec 771 voix (28,03%). Un ballottage qui surprend les observateurs présents sur le terrain.
Nos journalistes présents lors du scrutin et du dépouillement confirment que le candidat du MCU a franchi la barre des 50% dans les bureaux de vote, et cela confirme ce que la rédaction du CNC a pu consulter sur place au sein de l’autorité nationale des Élections à Bangui. Les procès-verbaux vérifiés à l’issue du scrutin indiquent une victoire nette au premier tour du candidat du MCU, sans nécessité d’un second affrontement. Pourtant, l’ANE annonce un ballottage entre le candidat du MCU, monsieur MOUNDJOUVOKO et son rival Jean-Michel Mandaba, le grand voleur des voleurs, et ancien député qui n’a rien foutu pour la population de Bamingui. Cette divergence entre les comptages issus des urnes et les chiffres fabriqués par l’ANE alimente les interrogations.
Il est important de rappeler que monsieur Jean-Michel Mandaba n’en est pas à sa première controverse. Député en 2016 puis bloqué par la cour constitutionnelle en 2020, l’homme a été mêlé à une affaire retentissante impliquant des exploitants chinois. Quarante millions de francs CFA ont transité par ses mains en échange de son soutien pour l’octroi de permis miniers. À l’époque, la procédure exigeait un passage devant l’Assemblée nationale avant l’obtention des permis miniers, dont Mandaba présidait la commission environnement.
Une commission spéciale d’enquête parlementaire a été mise en place, et elle a examiné le dossier et conclu à des irrégularités graves. Le député Jean-Michel Mandabat a avoué publiquement son implication, et a dû abandonner son poste de président de commission. Le rapport recommandait sa comparution devant la justice, mais le dossier n’a jamais abouti devant les tribunaux. La Cour constitutionnelle, alors présidée par Danèle Darlan, a rejeté sa candidature aux législatives de 2020 pour défaut de moralité et actes frauduleux.
Cinq ans plus tard, en 2025, le président du PGD, un parti fantôme, monsieur Jean-Michel Mandabat réussit son retour sur la scène politique. Dès la fermeture des bureaux dimanche soir, Mandaba a quitté précipitamment Bamingui pour rejoindre Bangui afin d’aller manipuler les résultat devant l’ANE et obtenir finalement un second tour frauduleux.

Il y’a lieu de rappeler que l’autorité nationale des Élections a affiché, à l’issue du scrutin, les résultats suivants :
1 | MOUNDJOUVOKO Francisco | MCU | 2037 | 50,53%
2 | MANDABA Jean Michel | PGD | 1090 | 27,04%
3 | MANDABA Elodie | INDEPE | 760 | 18,85%
4 | JEUDI Mathias | UNIR | 144 | 3,57%
TOTAUX 4031 | 100% sur 5550 inscrits.
Le second tour opposera donc Francisco MOUNDJOUVOKO à Jean-Michel Mandaba dans les prochaines semaines. Les électeurs de Bamingui devront choisir entre le candidat du parti au pouvoir et celui qui a dirigé la commission environnement entre 2016 et 2020 avant d’en être écarté pour escroquerie et vol grave. Les discussions vont bon train dans la circonscription sur la manière dont ces résultats ont été calculés par l’ANE et sur l’avenir de la représentation parlementaire à Bamingui.
Notre équipe est sur ce dossier pour publier dans les prochains jours les noms de ceux qui se croient intouchables à l’ANE pour voler les voix du peuple.
Affaire à suivre.
Par Moïse Banafio
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)