Affaire Nourd Gregaza : le procureur de la République menace et promet l’arrestation imminente de la tante, madame  Pélagie

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Affaire Nourd Gregaza : le procureur de la République menace et promet l’arrestation imminente de la tante, madame  Pélagie

 

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Nourd Gregaza, Président du PRNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis plusieurs jours, Pélagie ne dort plus. Sa nièce, sœur de Nour Gregaza,  Annie Iyo-Ayate, jeune policière, reste introuvable après son enlèvement par les Mercenaires russes du groupe Wagner. Toutefois, ce mardi 23 décembre 2025, elle décide de rencontrer le procureur. Mais celui-ci, pris d’une rage incontrôlable, menace de l’arrêter immédiatement.

 

L’histoire commence ce mardi matin, aux environs de 10 heures. Pélagie n’en peut plus de cette attente qui dure. Elle ne sait plus où donner de la tête. Ses enfants ont disparu les uns après les autres, et personne ne lui donne d’explication. Nourd Gregaza d’abord, puis sa petite sœur Annie Iyo-Ayate, cette jeune policière enlevée il y a quatre jours par les mercenaires du Groupe Wagner. La vieille dame ne supporte plus ce silence. Elle veut des réponses. Elle veut savoir où sont ses enfants, ce qu’on leur fait subir, s’ils sont encore en vie.

 

Pour ne pas y aller seule, elle demande à l’une de ses filles de l’accompagner au parquet. Les deux femmes prennent la route en direction du bureau du procureur de la République. Mais en chemin, Pélagie réfléchit. Elle se dit qu’il serait peut-être plus sage de passer d’abord chez Maître Panda, l’avocat qui défend Nourd Gregaza. Cet homme connaît bien le dossier. Il saura lui conseiller la meilleure approche pour obtenir des informations sans risquer d’aggraver la situation.

 

Les deux femmes changent donc de direction et se rendent au cabinet de l’avocat. Quand Pélagie franchit la porte du bureau de Maître Panda, elle ne peut plus retenir ses larmes. Elle raconte tout. Elle explique que sa nièce Annie Iyo-Ayate a été emmenée par les mercenaires russes il y a quatre jours. Depuis, plus aucune nouvelle. La famille ignore complètement où elle se trouve. Est-elle vivante ? Est-elle torturée ? Sert-elle d’esclave sexuelle à ces hommes sans foi ni loi ? Personne ne sait rien, et ce silence la tue à petit feu.

 

L’avocat Panda écoute attentivement. Il comprend la douleur de cette mère qui voit sa famille se désintégrer jour après jour. Il sait aussi que cette affaire dépasse largement le cadre judiciaire habituel. Les mercenaires russes agissent en toute impunité en Centrafrique. Quand ils décident d’arrêter quelqu’un, personne ne pose de questions. Quand ils enlèvent une jeune femme, les autorités détournent le regard. Mais Maître Panda ne peut pas rester les bras croisés devant une telle détresse. Il décide d’agir immédiatement.

 

Il décroche son téléphone et compose le numéro du procureur de la République. Après quelques sonneries, le magistrat répond. L’avocat lui explique brièvement qu’il a besoin de le voir pour une affaire urgente concernant la famille Gregaza. Le procureur lui répond qu’il est justement sur le point de quitter son bureau, mais qu’il peut l’attendre quelques minutes s’il vient rapidement. Maître Panda ne perd pas une seconde. Il salue Pélagie, lui demande de patienter, et file au parquet.

 

Arrivé au bureau du procureur, l’avocat entre et commence à exposer la situation. Il parle de Nourd Gregaza dont l’évasion présumée reste très douteuse. Il mentionne ensuite Annie Iyo-Ayate, cette jeune policière enlevée par les mercenaires russes et portée disparue depuis quatre jours. Il explique que la famille ne comprend pas ce qui se passe, qu’elle a besoin d’éclaircissements, qu’elle veut simplement savoir où sont ses enfants.

 

Mais à peine l’avocat a-t-il prononcé ces mots que le visage du procureur change complètement. Une colère froide s’empare de lui. Ses traits se durcissent. Il coupe brutalement la parole à Maître Panda et lui lance d’un ton sec : « La mère, elle est où ? Où est-elle en ce moment ? ». L’avocat, surpris par cette réaction, répond calmement que Pélagie était dans son cabinet mais qu’elle est repartie depuis. Il pense que sa réponse va apaiser le magistrat. C’est tout le contraire qui se produit.

 

Le procureur se lève de sa chaise. Sa voix monte d’un cran. Il martèle ses mots avec une violence à peine contenue : « Si je la vois, je l’arrête ! Je vais l’arrêter ! C’est quoi cette histoire ? On ne veut pas dormir ! On ne veut pas être à l’aise ! Je vais l’arrêter, je vais l’arrêter ! ». Maître Panda tente de ramener le calme. Il fait remarquer au procureur qu’il s’agit d’une vieille dame qui ne fait que chercher ses enfants disparus. Il n’y a aucune raison de s’en prendre à elle de cette manière.

 

Mais le procureur n’écoute plus. Il répète sa menace comme un refrain obsédant : « Non, je vais l’arrêter. C’est trop. Je vais l’arrêter. » L’avocat comprend qu’il ne servira à rien d’insister. Le magistrat a perdu tout sens de la mesure. Il quitte le bureau, complètement abasourdi par ce qu’il vient d’entendre. Une vieille femme qui réclame des nouvelles de ses enfants disparus devient soudainement une cible à arrêter. Voilà où en est arrivée la justice dans ce pays.

 

Ce qui choque le plus dans cette affaire, c’est le silence qui l’entoure. Une policière a été enlevée par des mercenaires étrangers. Elle est portée disparue depuis quatre jours. Personne ne sait où elle se trouve. Personne ne sait ce qu’on lui fait subir. Et pourtant, personne ne parle. Le procureur lui-même refuse de donner des informations. Au lieu de lancer des recherches pour retrouver Annie Iyo-Ayate, il préfère menacer d’arrestation la tante qui ose poser des questions. Ce silence en dit long sur la complicité des autorités dans cette histoire.

 

Le régime protège les mercenaires russes. Quand Wagner décide, le gouvernement obéit. Quand Wagner arrête, personne ne proteste. Quand Wagner enlève, tout le monde se tait. Les Centrafricains vivent dans la terreur. Chacun sait que s’opposer à Wagner, c’est risquer sa vie ou celle de ses proches. Alors on baisse la tête. On accepte l’inacceptable. On laisse faire.

 

Cette situation rappelle étrangement ce qui s’est passé avec la famille Sayo. À cause d’Armé Sayo, les autorités ont arrêté sa sœur et son frère gendarme. Ils ont fait payer à toute la famille les actes présumés d’un seul membre. Aujourd’hui, le même scénario se répète avec la famille Gregaza. Nourd Gregaza aurait prétendument réussi à s’évader de l’Office Central pour la Répression du Banditisme. Une version peu crédible quand on sait que cet établissement est gardé jour et nuit par des dizaines de policiers. Comment un détenu pourrait-il sortir d’un tel endroit sans aide extérieure ? La famille pense plutôt que Nourd a été enlevé, peut-être pour être éliminé discrètement.

 

Depuis cette disparition, les mercenaires russes s’en prennent à tous les membres de la famille. Ils ont arrêté la sœur de Nourd. Ils ont arrêté son frère. Et maintenant, ils ont enlevé Annie Iyo-Ayate. À chaque fois, aucune explication n’est donnée. Les proches sont emmenés vers des destinations inconnues. Certains finissent peut-être dans les prisons secrètes que Wagner gère à l’aéroport international de Bangui-Mpoko. D’autres disparaissent dans les sous-sols du camp de Roux. Personne ne sait vraiment ce qui leur arrive.

 

Pélagie voit sa famille se désagréger sous ses yeux. Elle a déjà perdu plusieurs de ses enfants, happés par cette machine répressive qui broie tout sur son passage. Alors elle a voulu savoir. Elle a voulu comprendre. Elle a voulu qu’on lui dise où sont ses enfants, ce qu’on leur reproche, pourquoi on les traite ainsi. Et pour toute réponse, le procureur de la République lui promet une arrestation immédiate si jamais il la croise.

 

Mais ce procureur devrait comprendre une chose fondamentale : il n’est pas Dieu. Il croit peut-être que son pouvoir est éternel, que sa position le protégera toujours. Il se trompe lourdement. Tout a une fin dans ce monde. La vie que Dieu nous a donnée comporte une limite que personne ne peut franchir. Peu importe la hauteur à laquelle tu montes, tu finiras par redescendre. Peu importe la force que tu crois avoir, elle s’évanouira un jour.

 

Avant que cette fin n’arrive, il faut penser aux autres. Il faut penser à la souffrance que l’on inflige aux familles innocentes. Des gens meurent chaque jour à l’hôpital. Des gens perdent la vie dans des accidents. On croit que ça n’arrive qu’aux autres, mais ça peut nous arriver aussi. Ce qui frappe les autres aujourd’hui peut nous frapper demain. Alors pourquoi ajouter délibérément à la souffrance du monde ? Pourquoi torturer des familles entières qui ne demandent rien d’autre que de vivre en paix ?

 

Ces familles n’ont payé aucune arme pour tuer qui que ce soit. Elles n’ont rien fait de mal. Elles veulent juste retrouver leurs enfants. Elles veulent juste comprendre ce qui se passe. Est-ce trop demander dans un pays qui se prétend encore un État de droit ? Apparemment oui. La vie est petite, très petite. Elle passe vite. Et tout ce qu’on fait pendant cette courte vie laisse des traces.

 

L’histoire nous l’a montré à maintes reprises. Kadhafi était l’un des hommes les plus puissants d’Afrique. Il régnait en maître absolu sur la Libye. Il croyait que son pouvoir durerait éternellement. Où est-il aujourd’hui ? Il n’est plus là. Ses enfants vivent encore, mais lui a disparu dans des circonstances atroces. Son règne s’est terminé dans le sang et le chaos.

 

Omar Bongo aussi était très puissant. Il a dirigé le Gabon pendant plus de quarante ans. Il pensait avoir construit un système indestructible. Mais son règne s’est terminé. Et celui de son fils Ali Bongo également, chassé du pouvoir par un coup d’État. Toute cette puissance accumulée pendant des décennies s’est effondrée en quelques heures.

 

Omar el-Béchir au Soudan, après trente ans de pouvoir absolu, a fini devant un tribunal. Mobutu Sese Seko, le guide du Zaïre qui se croyait invincible, a terminé sa vie en exil, malade et abandonné de tous. Gnassingbé Eyadema au Togo, qui a régné en dictateur pendant près de quarante ans, a lui aussi connu sa fin.

 

Tous ces hommes ont cru que leur force les protégerait pour toujours. Ils ont opprimé leurs peuples sans se soucier des conséquences. Ils ont fait souffrir des milliers de familles. Ils ont arrêté, torturé, tué sans état d’âme. Et au final, qu’ont-ils gagné ? Rien. Leur pouvoir s’est évaporé. Leur nom est associé à la tyrannie et à l’injustice.

 

Le procureur qui menace aujourd’hui Pélagie devrait méditer sur ces exemples. Il devrait comprendre que faire le gros dos ne sert à rien. Tôt ou tard, tout cela finira. Et quand viendra ce moment, il devra répondre de ses actes. Les familles qu’il a fait souffrir se souviendront. L’histoire gardera la trace de ses décisions. La vie est petite​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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