Braquage à main armée à l’entrée de Ngaoundaye : des commerçants dépouillés par des bandits

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Des bandits armés ont attaqué plusieurs vendeurs ce dimanche matin près de Ngaoundaye. Les victimes se rendaient au marché hebdomadaire de Ngoï, au Tchad.
Les trajets entre villages frontaliers font partie du quotidien des petits vendeurs qui cherchent à écouler leurs marchandises. Ces déplacements hebdomadaires représentent souvent l’unique source de revenus pour des familles entières. La route vers Ngoï ne fait pas exception et voit chaque dimanche défiler des dizaines de commerçants attirés par l’animation du marché local.
C’est justement ce trajet habituel qui a tourné au cauchemar pour plusieurs d’entre eux. Aux premières heures de cette journée, plusieurs vendeurs avaient quitté leurs villages respectifs avec leurs marchandises et leur capital. Parmi eux, au moins quatre commerçants venus de Ndim avaient préparé leur voyage depuis la veille.
Leur destination, le marché dominical de Ngoï, attire régulièrement une clientèle nombreuse, ce qui en fait un rendez-vous prisé pour quiconque veut faire du commerce transfrontalier. Mais à leur arrivée aux abords de Ngaoundaye, le groupe a été stoppé par des hommes en armes.
L’intervention a été rapide et les commerçants n’ont pu opposer aucune résistance. Les agresseurs ont récupéré les sommes transportées, destinées aux achats et aux ventes prévus dans la journée. Ils ont également saisi les téléphones portables, devenus des objets convoités lors de ce type d’agressions.
Une fois dépouillées, les victimes ont été laissées sur place, démunies. Certaines ont dû rebrousser chemin tandis que d’autres ont tenté de poursuivre leur route malgré les pertes subies. L’ampleur exacte du préjudice reste difficile à chiffrer, mais chaque commerçant touché devra composer avec ce manque à gagner dans les jours qui viennent.
Cet incident vient s’ajouter à une série d’attaques similaires sur les axes routiers de la région. Les commerçants voyagent souvent sans escorte ni protection particulière, ce qui facilite l’action de groupes criminels. Plusieurs agressions du même type ont déjà eu lieu sur d’autres tronçons, sans que des mesures concrètes n’aient été déployées pour y remédier.
Malgré ces risques grandissants, les populations locales continuent leurs activités commerciales. Pour beaucoup, ces échanges transfrontaliers représentent la seule alternative économique viable
Par Fortuné Bobérang
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