Ça commence à devenir fou dans ce pays. Voilà comment un agent de l’aéroport international Bangui Mpoko intimide un voyageur muni d’un visa espagnol qui devait passer par Paris

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un agent de l’aéroport international de Bangui M’Poko, visiblement ignorant, a remis en question le parcours d’un voyageur centrafricain qui devait transiter par Paris avant de descendre à Barcelone en Espagne. Ignorance totale transformée en harcèlement administratif.
Il est important de souligner que le passager avait quitté Bangui quelques semaines plus tôt pour se rendre à Yaoundé au Cameroun par la voie terrestre. Son objectif était simple : obtenir son visa Schengen auprès de l’ambassade d’Espagne à Yaoundé. Les démarches aboutissent et le visa lui est délivré sans difficulté, sur la base des documents qu’il a fourni, vu qu’ici à Bangui, l’ambassade de France fait régulièrement le gros dos pour un simple visa Schengen.
De retour à Bangui, il ne fait qu’une courte escale. Le temps de récupérer ses bagages, de saluer sa famille et de leur dire au revoir avant le grand départ. Il a déjà acheté son billet pour l’Europe : un vol Air France avec transit par Paris, puis correspondance vers Barcelone en l’Espagne par le bus qui est généralement moins chère.
Arrivé à l’aéroport international Bangui M’Poko pour son embarquement, il se présente au contrôle avec ses documents en règle. C’est là qu’un agent l’intercepte et commence à examiner son itinéraire d’un œil suspicieux. La question tombe sèchement : pourquoi tu as un visa espagnol et tu achète un billet d’avion de France ? Pourquoi ce jeu ? Tu n’as pas droit d’aller à Paris. Ton visa est pour l’Espagne.
L’interrogation laisse le voyageur sans mot. Incroyable! L’agent semble ignorer totalement le fonctionnement de l’espace Schengen, pourtant connu de millions de voyageurs à travers le monde. Un visa délivré par n’importe quel État membre autorise le transit et la circulation dans l’ensemble des pays de la zone. Passer par Paris avec un document espagnol ne viole aucune disposition réglementaire. Mais l’agent refuse d’entendre raison.
Face à l’absence d’arguments juridiques solides, il adopte une autre stratégie. Il sort son téléphone portable et mime un appel vers un hypothétique supérieur hiérarchique ou un service compétent. Quelques instants passent dans un silence calculé, puis il revient vers le passager avec un air entendu. Comme s’il venait de recevoir une confirmation que lui seul pouvait comprendre, il affiche une posture d’expertise qui vise à intimider plutôt qu’à informer.
Ce petit théâtre à l’ivoirienne n’a rien d’exceptionnel dans cet aéroport. Il s’inscrit dans une pratique courante où certains agents cherchent moins à appliquer les règles qu’à impressionner les voyageurs. L’intimidation devient un outil de travail, une manière d’affirmer une autorité qui ne repose sur aucune base légale ni aucune connaissance réelle des textes internationaux.
Voilà maintenant la RCA fonctionne. Comme personne ne dirige ce pays, chacun dans son petit coin fait sa propre loi. Le pays est livré à des incompétents, des voyous, des criminels, des chercher à manger de tout genre.
Par Gisèle MOLOMA
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