Un ex-chef d’état-major de 3R offre un spectacle digne d’un film à l’ivoirienne lors de sa formation à Berongo par les mercenaires russes

0
247

Un ex-chef d’état-major de 3R offre un spectacle digne d’un film à l’ivoirienne lors de sa formation à Berongo par les mercenaires russes

 

 

Un ex-chef d’état-major de 3R offre un spectacle digne d’un film à l’ivoirienne lors de sa formation à Berongo par les mercenaires russes
Les rebelles de 3R en formation à Berongo. Photo CNC

Rédigé le 05 mars 2026 .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Berongo , la formation des ex-combattants rebelles du mouvement 3R présente un cas inoubliable dans l’histoire du pays. L’autoproclamé général Comté, ancien chef d’État-major de 3R, qui portait fièrement le titre de général dans le maquis, peine aujourd’hui à maîtriser les geste simples que ses propres ex-combattants exécutent sans difficulté sous l’encadrement des mercenaires russes.

 

L’accord signé le 19 avril à N’Djamena entre les autorités centrafricaines et deux mouvements armés constitue une étape importante dans le processus de paix. Les ex-rebelles de 3R et de l’UPC ont accepté de déposer les armes en échange d’une incorporation dans les forces régulières. Cette démobilisation, selon les auteurs,  s’inscrit dans une démarche de soi-disant réconciliation nationale portée par le gouvernement depuis plusieurs mois. Le camp Berongo , installé à 80 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Lobaye, accueille désormais ces anciens combattants pour leur reconversion. Les mercenaires russes du groupe Wagner, que Bangui appelle pudiquement des instructeurs  militaires russes, supervisent cette formation censée transformer des maquisards Peuls en soldats professionnels.

 

Parmi les recrues figure un personnage qui attire l’attention de tous. Cet homme occupait autrefois le poste de chef d’état-major au sein du Mouvement 3R, un groupe armé qui a longtemps perturbé le nord-ouest du pays. Son parcours dans la rébellion lui avait valu le titre de général de corps d’armée, où les grades s’attribuent dans cette rébellion selon la puissance de feu plutôt que la compétence tactique. Au camp Berongo , la réalité rattrape rapidement les prétentions. Les instructeurs découvrent avec stupeur que ce soi-disant stratège militaire ignore les gestes les plus élémentaires du métier des armes.

 

Le garde-à-vous, mouvement basique enseigné dès les premiers jours de toute formation militaire, devient un calvaire pour l’ex-général Comté, l’ancien chef d’État-major de 3R. Ses tentatives répétées tournent au spectacle digne de la comédie à l’ivoirienne. Les formateurs reprennent infatigablement les mêmes consignes : talons joints, pointes légèrement écartées, buste droit, bras le long du corps. Rien n’y fait. L’ex-général Comté multiplie les approximations, oscillant entre rigidité excessive et relâchement inapproprié. Près d’une centaine de démonstrations s’avèrent nécessaires avant qu’il parvienne à reproduire tant bien que mal la posture attendue.

 

Pour le général Comté, le salut militaire constitue une autre épreuve insurmontable. Ce geste codifié, porteur de sens et de tradition dans toutes les armées du monde, échappe totalement à sa compréhension. Ses combattants jadis, aujourd’hui ses camarades de formation, exécutent le mouvement sans difficulté apparente. Eux ont certainement reçu un minimum d’encadrement durant leur passage dans la rébellion ou possèdent simplement une meilleure capacité d’assimilation. Leur ancien supérieur hiérarchique tâtonne, hésitant entre plusieurs variantes approximatives qui déclenchent l’exaspération des formateurs.

 

Pour l’heure, l’armée nationale centrafricaine ne reconnaît évidemment pas ces grades autoproclamés du général. À l’issue de sa formation, cet ex-général -chef d’état-major se verra attribuer le galon de caporal, une chute vertigineuse dans la hiérarchie militaire. Du commandement théorique de centaines d’hommes, il passera à l’exécution d’ordres simples sous l’autorité de sergents et lieutenants.

 

Chaque jour apporte son lot d’apprentissages pour ces hommes qui doivent désormais respecter des horaires fixes, porter l’uniforme réglementaire et obéir à une chaîne de commandement claire. Pour certains, l’adaptation s’opère rapidement. Pour d’autres, comme cet ancien général devenu élève caporal, le chemin promet d’être long et semé d’embûches. Les mercenaires russes continuent de répéter les mêmes gestes, espérant que la répétition finira par porter ses fruits. L’ex-chef d’état-major s’efforce tant bien que mal d’imiter ses camarades, conscient que son nouveau statut dépend de sa capacité à assimiler ces rudiments qu’il n’a jamais jugés utiles durant ses années dans le maquis​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC