Dieudonné Ngoumbango et Karl Blague fustigent le bilan de Touadéra : dix ans de promesses, zéro résultat pour les centrafricains

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Dieudonné Ngoumbango et Karl Blague fustigent le bilan de Touadéra : dix ans de promesses, zéro résultat pour les centrafricains

 

Dieudonné Ngoumbango et Karl Blague fustigent le bilan de Touadéra : dix ans de promesses, zéro résultat pour les centrafricains
Taxi de Bangui en circulation. CopyrightCNC

 

Dieudonné Ngoumbango et Karl Blague dénoncent l’échec total du pouvoirde Faustin Archange Touadera en 10 années.

 

Rédigé le 21 février 2026 .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors de l’émission Patara, Dieudonné Ngoumbango, coordinateur de la plateforme des partis du centre, et Karl Blague, sociologue et coordinateur du collectif citoyen G16, ont livré un réquisitoire implacable contre le bilan de Faustin-Archange Touadéra. Alors que le Mouvement Cœurs Unis (MCU) a investi le 26 juillet dernier le président sortant pour un troisième mandat, ces deux figures de l’opposition politique et civile dressent le portrait d’un homme d’État qui a abandonné son peuple aux ténèbres et à la soif.

 

L’électricité demeure un luxe inaccessible pour l’immense majorité des Centrafricains. Dieudonné Ngoumbango  pointe du doigt cette défaillance fondamentale : “Est-ce que vous allez nous dire qu’on a un bon plateau technique en termes de soins ? Est-ce qu’on a des écoles qui reçoivent nos enfants qui s’asseyent normalement pour travailler ?”. Ces questions rhétoriques de Dieudonné Ngoumbango  exposent une réalité cruelle. Comment dispenser des soins de qualité ou offrir un enseignement décent sans énergie électrique ? Même Bangui, la capitale, subit des délestages récurrents. Dans les provinces, l’obscurité règne en maître. Butili, située à 55 kilomètres de la capitale, fait figure d’exception selon les partisans du régime, mais cette réalisation isolée ne saurait masquer l’ampleur du désastre national que dénonce Dieudonné Ngoumbango.

 

L’accès à l’eau potable constitue l’autre grande catastrophe du régime selon Blague. Le sociologue martèle cette évidence : “Regardez comment les Centrafricains vivent… au niveau de l’accès à l’eau et l’électricité“. Avec 71% de la population vivant sous le seuil de pauvreté de 2,15 dollars par jour, l’eau courante relève du privilège. Les familles s’approvisionnent dans des sources douteuses, alimentant les maladies hydriques qui déciment les communautés. Cette pénurie frappe aussi bien Bangui que les villes de l’intérieur comme Bambari, située à 385 kilomètres de la capitale, ou Bossangoa, distante de 305 kilomètres.

 

Le gaspillage des ressources financières internationales indigne les deux personnalités. Dieudonné Ngoumbango s’interroge : “Qu’est-ce qu’on fait de tout ce qu’on nous donne comme aide de la communauté internationale ?” Le Plan de relèvement et de consolidation de la paix (RCPCA) a mobilisé 1 500 milliards de dollars. La Banque africaine de développement a débloqué 365 milliards supplémentaires. Ces sommes colossales n’ont produit aucun changement visible dans la vie quotidienne des citoyens, observe le coordinateur des partis du centre. La République centrafricaine stagne au dernier rang de la CEMAC en termes de PIB, témoignage éloquent de cette mauvaise gestion chronique.

 

Les richesses naturelles du pays auraient dû financer ces infrastructures vitales selon Blague. L’or, les diamants et autres minerais précieux continuent de s’écouler vers l’étranger sans bénéficier aux populations locales. Le sociologue dénonce cette gabegie qui enrichit quelques privilégiés tandis que la masse populaire croupit dans le dénuement. À Bria, à 595 kilomètres de Bangui, ou à Bangassou, située à 750 kilomètres de la capitale, les habitants assistent impuissants à l’exploitation de leurs ressources sans contrepartie.

 

La perspective d’un troisième mandat de Touadéra provoque l’indignation des deux critiques. Blague lance un avertissement solennel : “Il ne faut pas se moquer du peuple centrafricain.” Ngoumbago enfonce le clou : “Le président Touadéra a fait ses deux mandats, il n’a qu’à partir.” Cette candidature annoncée par le MCU comme l’expression d’une “volonté populaire” insulte l’intelligence des Centrafricains qui vivent au quotidien les conséquences de cette gouvernance défaillante, estiment les deux invités.

 

L’échec de Touadéra transcende les clivages politiques traditionnels selon Dieudonné Ngoumbango et Blague. Un président qui, après dix années au pouvoir, laisse son peuple sans électricité ni eau potable a définitivement perdu sa légitimité. L’année 2025 approche avec son cortège d’élections. Les Centrafricains ont désormais les cartes en main pour sanctionner celui qui a transformé leurs besoins essentiels en chimères inaccessibles.

 

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