Kidnapping déguisé en extradition : La justice centrafricaine, pion de Wagner, s’acharne sur Armel Ningatoloum Sayo

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
L’enlèvement du colonel Armel Ningatoloum Sayo, déguisé en extradition, expose la justice centrafricaine corrompue, sous l’emprise de Wagner, et la complicité honteuse du Cameroun.
Une parodie de justice au service d’un régime fantoche
Le 9 mai 2025, le Parquet de Bangui, par la voix du mafieux procureur Benoit Narcisse Foukpio, a publié un communiqué grotesque et mensonger, prétendant légitimer l’arrestation et l’extradition d’Armel Ningatoloum Sayo, leader de la Coalition Militaire pour le Salut du Peuple et du Redressement (CMSPR). Cette opération, présentée comme un succès judiciaire contre un prétendu criminel, n’est qu’un kidnapping instrumenté par un régime centrafricain soumis au groupe Wagner et à ses soutiens russes. Loin d’être une extradition légale, l’enlèvement de Sayo au Cameroun montre la dérive autoritaire d’un pouvoir corrompu, la complicité scandaleuse du Cameroun et une justice centrafricaine devenue un outil de répression politique.
Un simulacre d’accusations pour cacher un règlement de comptes
Le communiqué du Parquet de Bangui attribue à Armel Sayo une série d’accusations graves : association de malfaiteurs, crimes de guerre, crimes contre l’humanité, rébellion et atteinte à la sûreté intérieure de l’État. Ces charges, aussi lourdes que mal étayées, frisent le ridicule. Le procureur se fonde sur une seule attaque, survenue en février 2025 à Kouki (sous-préfecture de Markounda), où cinq soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) avaient péri lors d’un affrontement avec des membres de la CMSPR. Un détail essentiel est passé sous silence : au moment des faits, Armel Sayo était au Cameroun, loin du lieu des combats.
Pire encore, le Parquet tente de faire passer Sayo pour un criminel contre l’humanité sur la base d’un seul événement isolé, sans fournir la moindre preuve d’atrocités organisés ou généralisées, conditions nécessaires pour une telle qualification. Pendant ce temps, les véritables crimes, ceux commis par les soldats FACA et les mercenaires de Wagner, responsables de massacres, d’exécutions sommaires et de pillages à grande échelle, restent impunis. Les exactions des forces russes du groupe Wagner et de leurs alliés centrafricains, souvent qualifiées de génocidaires par des observateurs indépendants, échappent à toute enquête. Cette justice à géométrie variable n’est pas un hasard : elle cherche à détourner l’attention des abus du régime et de ses protecteurs russes.
Un kidnapping, pas une extradition
L’arrestation d’Armel Sayo au Cameroun est un scandale international. Aucun mandat d’arrêt international n’a été rendu public, et aucune procédure légale d’extradition n’a été suivie. Armel Ningatoloum Sayo a été enlevé, purement et simplement, puis livré à Bangui dans une opération obscure. Le régime centrafricain, conscient de l’illégalité de cette manœuvre, tente de la faire passer pour une extradition légitime afin de berner la communauté internationale. Ce mensonge éhonté ne convainc personne : il s’agit d’un acte de piraterie d’État, instrumenté avec la complicité active du Cameroun.
Le Cameroun, un pion servile de Wagner
Le rôle du Cameroun dans cette affaire entache gravement son image. En livrant Armel Ningatoloum Sayo sans la moindre base légale, Yaoundé s’est transformé en vassal du régime de Bangui et, par extension, de Wagner. Cette complicité s’inscrit dans une série d’extraditions secrètes et d’opérations douteuses menées depuis des années par le Cameroun, souvent motivées par la corruption. Les autorités camerounaises, connues pour leur avidité, semblent avoir cédé aux pots-de-vin russes. Quelques millions de francs CFA suffisent apparemment à acheter la souveraineté d’un État et à faire du Cameroun un pion docile d’une puissance étrangère. Cette soumission est d’autant plus choquante que le Cameroun, autrefois respecté dans la région, se contente désormais de jouer les seconds rôles dans une tragédie organisée par Moscou.
Wagner et la Russie : les véritables maîtres de Bangui
Le régime centrafricain, sous l’emprise du groupe Wagner, a perdu toute souveraineté. Depuis l’arrivée des Mercenaires russes en 2018, le pays est devenu un terrain d’expérimentation pour la prédation et la répression. Wagner contrôle non seulement les ressources minières, mais aussi l’appareil sécuritaire et judiciaire, transformant la justice en arme contre les opposants. Armel Sayo, en tant que leader d’une rébellion contestant ce régime illégitime, est une cible parfaite pour une opération de propagande visant à faire croire que Bangui « combat le terrorisme ». En réalité, cette chasse à l’homme sert les intérêts de Wagner, qui cherche à renforcer son emprise sur le pays en éliminant toute voix dissidente.
Une diversion pour cacher un génocide
Les accusations contre Armel Ningatoloum Sayo sont d’autant plus absurdes lorsqu’on les compare aux crimes du régime et de ses alliés. Les mercenaires de Wagner et les FACA sont impliqués dans des atrocités bien plus graves : massacres de civils, viols systématiques, destructions de villages entiers. Ces actes, documentés par des organisations comme Human Rights Watch et l’ONU, s’apparentent à un génocide, mais personne à Bangui n’ose les poursuivre. En accusant Sayo de « crimes contre l’humanité » pour un affrontement ayant causé cinq morts, le régime tente de brouiller les pistes, détournant l’attention de ses propres exactions. Cette manipulation est une insulte à la mémoire des milliers de victimes centrafricaines.
La justice
L’enlèvement d’Armel Ningatoloum Sayo n’est pas un simple incident judiciaire : il reflète un régime en décomposition, une justice corrompue et une région minée par la corruption et l’influence néfaste de Wagner. La communauté internationale doit cesser d’ignorer les agissements de Bangui et de ses complices camerounais. Il est temps d’exiger des enquêtes indépendantes sur les crimes de Wagner, de libérer Armel Sayo et de mettre fin à cette parodie de justice….
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![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
