Ngoutéré, le bilan de l’attaque de 3R s’élève à 4 FACA tués

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 12 septembre 2024 (CNC).
Une position de l’armée nationale centrafricaine a été attaquée mercredi matin dans le village de Ngoutéré, à 45 km de Bocaranga sur la route de Bozoum. Selon nos informations, l’assaut lancé vers 4-5h du matin a fait 4 morts dans les rangs des FACA.
Quelques heures après l’attaque, des Mercenaires russes du groupe Wagner sont arrivés de Bocaranga sur les lieux, mais les assaillants s’étaient déjà repliés. Les Russes ont ramené les corps des victimes à Bocaranga. Parmi les soldats tués, deux étaient de confession musulmane et ont été inhumés sur place après le passage de leurs dépouilles à la mosquée locale. Les corps des deux autres victimes doivent être transférés à Bangui.
La Coalition des patriotes pour le changement (CPC) a revendiqué cette opération dans un communiqué signé de son porte-parole militaire, le colonel Hamadou Rawandou. Le texte affirme que les “combattants de la liberté” ont infligé des “pertes humaines et matérielles importantes” aux FACA et leurs alliés, récupérant “d’importantes quantités d’armes et de munitions”. La CPC justifie son action en déclarant être “obligée de défendre notre peuple” face au “gouvernement de Touadéra et ses alliés russes de Wagner” qui “imposent la guerre au peuple centrafricain”.
Cette attaque intervient dans un contexte de tensions persistantes dans l’ouest du pays, où les affrontements entre groupes armés et forces gouvernementales restent fréquents malgré l’accord de paix de 2019. Elle démontre la capacité de nuisance intacte de la rébellion, capable de mener des raids meurtriers jusque dans des zones théoriquement sous contrôle des autorités.
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![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)