
Plus de Quinze jours de détention, des interrogatoires interminables et des accusations sans fondement. Pour Maître Nicolas Tiangaye, avocat des jeunes responsables de la société civile interpellés le 15 octobre 2026 à Bangui, les autorités judiciaires inversent tout simplement l’ordre normal d’une procédure pénale.
Lors de la conférence de presse du Bloc républicain pour la défense de la Constitution organisée vendredi 30 octobre au siège du parti PATRIE, l’ancien Premier ministre a tiré à boulets rouges sur les méthodes des enquêteurs. « On n’arrête pas d’abord des gens pour ensuite chercher des preuves. Les preuves doivent précéder l’arrestation », a-t-il lancé, dénonçant un procédé arbitraire.

Le 15 octobre, Quentin Ngouando, Elysée Nguémalé, Barry Mardios et Igor Mokpem ont été cueillis au Centre Saint-Jean 23. Leur tort : avoir pris part aux mobilisations contre la hausse brutale des carburants, notamment par l’appel à la journée ville morte du 12 octobre. Deux semaines plus tard, les enquêteurs rament toujours pour lier les détenus aux cadres du mouvement d’opposition.
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L’avocat s’insurge contre cette fâcheuse manie des autorités de désigner publiquement des coupables avant toute décision judiciaire. Il pointe directement la responsabilité du président Faustin-Archange Touadéra, dont les interventions publiques sur l’enquête piétinent le principe fondamental de la présomption d’innocence.
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« Ils détiennent des prétendues preuves depuis quinze jours, mais c’est maintenant qu’ils sortent des questionnaires pour chercher des complicités », s’indigne Nicolas Tiangaye. L’exploitation des téléphones et ordinateurs ne démontre absolument rien, car échanger avec des acteurs politiques n’a jamais constitué un crime.
Pour la défense, le dossier est désespérément vide. Manifester contre la cherté de la vie reste un droit constitutionnel. Sur le plan strictement juridique, il n’y a ni contravention, ni délit, ni crime, et la justice doit immédiatement relâcher ces citoyens retenus sans motif.
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Les jeunes leaders de la société civile détenus à Bangui subissent une procédure inique, selon l’ancien Premier ministre Nicolas Tiangaye.
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