
Le ministre conseiller à la présidence Fidèle Gouandjika dénonce les pertes de recettes publiques liées à l’exploitation du diamant, de l’or et du bois en Centrafrique. Dans sa déclaration sur les 100 jours du gouvernement Moloua 3, il accuse les circuits de contrebande et la corruption de priver l’État de ressources financières importantes.
Fidèle Gouandjika estime que les richesses naturelles de la République centrafricaine devraient rapporter davantage au Trésor public. Dans son intervention publiée sur Facebook, il cite le diamant, l’or et le bois parmi les secteurs où l’État pourrait augmenter ses recettes grâce à une meilleure fiscalité et à des contrôles plus rigoureux.

« Nous avons le diamant, nous avons l’or, nous avons les bois, nous avons tout. Mais il n’y a que des contrebandes », affirme le ministre conseiller à la présidence.
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Il considère que les revenus issus de ces ressources ne profitent pas suffisamment aux finances publiques. Il accuse des acteurs de ces secteurs de tirer des bénéfices importants de l’exploitation et de la commercialisation des richesses nationales, alors que les recettes attendues par l’État restent, selon lui, insuffisantes.
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Des taxes jugées insuffisantes sur les ressources naturelles
Pour Fidèle Gouandjika, le gouvernement doit revoir la fiscalité appliquée aux activités minières et forestières. Il propose notamment d’augmenter les taxes sur le diamant et l’or, estimant que ces produits sont commercialisés sur des marchés où les acheteurs disposent de moyens financiers importants.
Il s’interroge également sur les bénéfices que l’État tire de l’exploitation de ces ressources. Dans sa déclaration, il évoque des statistiques concernant la production de diamant et d’or, puis demande où vont les dividendes générés par ces activités.
Le ministre conseiller réclame une meilleure surveillance des permis d’exploitation aurifère. Il affirme que certains détenteurs de permis exercent leurs activités sans que les conditions d’obtention de ces autorisations soient suffisamment claires à ses yeux.
Ces accusations portent sur la gestion des ressources naturelles et sur la capacité des administrations compétentes à contrôler les activités minières. Fidèle Gouandjika estime que des vérifications plus strictes permettraient de mieux identifier les opérateurs et de récupérer une partie des recettes qui échappent actuellement à l’État.
La contrebande et la corruption dans le viseur
Fidèle Gouandjika met également en cause les pratiques qu’il attribue à certains agents des services douaniers. Il affirme que des marchandises transportées par de gros camions ne seraient pas systématiquement contrôlées, notamment lorsqu’elles appartiennent, selon ses propos, à des personnes bénéficiant de protections particulières.
Il dénonce aussi des pratiques de corruption qui, selon lui, permettent à certains agents de percevoir de l’argent sans le reverser au Trésor public. Il estime que les responsables des douanes doivent renforcer les contrôles et mettre fin aux exemptions injustifiées.
Pour le ministre conseiller, la récupération de ces recettes pourrait contribuer à réduire la pression sur les consommateurs. Il établit notamment un lien entre les ressources fiscales que l’État ne parvient pas à collecter et la décision d’augmenter les prix du carburant.
La contrebande et la corruption généralisées privent l’État des revenus indispensables tirés de l’exploitation des ressources naturelles.
Il considère que le gouvernement Moloua 3 doit agir rapidement sur ces questions, plutôt que de renvoyer les mesures nécessaires à moyen ou long terme. Sa déclaration intervient dans le cadre de son évaluation des 100 premiers jours du gouvernement, auxquels il a attribué la note de 0 sur 20.
Fidèle Gouandjika demande ainsi un renforcement des contrôles sur le diamant, l’or et le bois, une meilleure collecte des taxes et une lutte plus rigoureuse contre la corruption dans les administrations chargées de gérer les recettes publiques.
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