
Alors que le gouvernement centrafricain prépare un éventuel réajustement des prix des carburants à la pompe, Élysée Nguémalé, coordonnateur de l’Observatoire pour la gouvernance démocratique en Centrafrique (OGDC), hausse le ton. Le Premier ministre Félix Moloua a rencontré les organisations syndicales le 24 septembre pour discuter des conséquences de la flambée des cours mondiaux du pétrole. Aucun nouveau tarif n’a encore été officiellement arrêté.
Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, Élysée Nguémalé affirme que la population centrafricaine ne dispose plus de marge face à la dégradation du pouvoir d’achat. Il écrit : « Le peuple centrafricain ne peut plus supporter l’incompétence caractérisée d’un groupe des mafieux qui le tient en otage. »

Le coordonnateur de l’OGDC lie directement cette situation aux difficultés économiques qui touchent les ménages. Son message intervient alors que le prix de l’essence est actuellement donné à 1 050 FCFA le litre et celui du gasoil à 1 250 FCFA.
Élysée Nguémalé appelle à une mobilisation politique
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Élysée Nguémalé estime que les organisations de la société civile et les partis politiques doivent désormais jouer un rôle politique plus direct face au pouvoir en place.
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« Le désormais travail des organisations de la société civile et des partis politiques consiste à pousser le président TOUADERA et son régime mafieux du MCU à la DÉMISSION », écrit-il.
Cette position s’inscrit dans les prises de parole publiques de l’OGDC contre la gouvernance du pays. Élysée Nguémalé avait déjà saisi le Conseil constitutionnel en 2025 au nom de l’organisation pour contester la candidature de Faustin-Archange Touadéra. Le Conseil constitutionnel l’identifie dans sa décision comme le coordonnateur de l’OGDC.
Radio Ndeke Luka le présente également comme le coordonnateur de l’Observatoire pour la gouvernance démocratique en Centrafrique dans plusieurs émissions consacrées à la situation politique du pays.
« 1 FCFA de plus » sur le carburant
Sur la question du carburant, Élysée Nguémalé adopte une formulation particulièrement ferme. Il considère qu’une nouvelle augmentation aurait des conséquences directes sur une population déjà confrontée à la hausse du coût de la vie.
« 1FCFA de plus sur le prix des carburants à l’heure actuelle est un crime contre le peuple centrafricain », affirme-t-il.
Le gouvernement n’a pas encore annoncé de nouveau prix officiel. Les discussions engagées avec les syndicats interviennent dans un contexte de hausse des cours internationaux du pétrole. La République centrafricaine importe l’intégralité de ses besoins en carburants, ce qui l’expose directement aux variations des prix internationaux.
La perspective d’un nouveau réajustement intervient alors que les prix actuels pèsent déjà sur les ménages et les activités économiques. Selon les données disponibles au 21 septembre, le litre d’essence est à 1 050 FCFA et le diesel à 1 250 FCFA.
Élysée Nguémalé accuse le pouvoir de tenir le pays « en otage »
Dans son message, Élysée Nguémalé ne limite pas sa critique à la question du carburant. Il met en cause plus largement la gestion du pays par les autorités et le Mouvement cœurs unis (MCU).
Il écrit notamment : « Le peuple centrafricain ne peut plus supporter l’incompétence caractérisée d’un groupe des mafieux qui le tient en otage. »
Face à la flambée des cours mondiaux, le gouvernement examine l’évolution du prix du carburant tandis que le parti au pouvoir, le MCU, fait face aux vives contestations de la société civile.
Ces propos relèvent de l’appréciation politique du coordonnateur de l’OGDC. Ils viennent s’ajouter à ses précédentes interventions publiques sur la gouvernance, la justice et le fonctionnement des institutions centrafricaines. En septembre 2026, il avait notamment déclaré que le problème du pays dépassait le dossier du passeport d’Anicet-Georges Dologuélé et concernait, selon lui, « l’insécurité juridique » des citoyens.
Dans sa nouvelle déclaration, Élysée Nguémalé place donc le coût du carburant au centre d’une critique plus large de la politique économique et sociale du pouvoir.
Il signe enfin son message d’une formule personnelle : « Elysée NGUEMALE, le sacrifié pour le peuple ». Actions disponibles
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