
La visite du pape Léon XIV en France, du 25 au 28 septembre 2026, a rassemblé d’importantes foules à Paris, Saint-Denis, Lourdes et Metz. Près de 80 000 jeunes ont notamment participé à une veillée de prière au Stade de France, tandis que plusieurs centaines de milliers de personnes ont pris part aux différents rassemblements organisés durant le déplacement pontifical.
Pour Louis-Marie Kogrengbo, chrétien protestant pentecôtiste, cette mobilisation doit être regardée au-delà des appartenances confessionnelles. Dans une réflexion consacrée à cette visite, il estime que les chrétiens doivent pouvoir se réjouir lorsqu’une autre communauté chrétienne rassemble des fidèles autour du nom de Jésus-Christ.

« Jésus-Christ est-il la propriété des catholiques ? Est-il la propriété des protestants ? Est-il la propriété des évangéliques ? Est-il la propriété des pentecôtistes ? Non ! », écrit-il.
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Pour lui, les différences de traditions, de sensibilités théologiques et de pratiques cultuelles ne doivent pas effacer ce qui constitue, selon la foi chrétienne, un fondement commun : la reconnaissance d’un même Seigneur.
Il s’appuie notamment sur l’épître aux Éphésiens : « Il y a un seul corps et un seul Esprit (…) il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême. » À partir de ce passage biblique, Louis-Marie Kogrengbo invite les différentes familles chrétiennes à se considérer comme des frères plutôt que comme des adversaires.
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La visite de Léon XIV a fourni un cadre concret à cette réflexion. Le programme officiel du déplacement comprenait des rencontres avec les autorités françaises, une étape à l’UNESCO, des vêpres à Notre-Dame de Paris, une veillée de prière au Stade de France, une messe place de la Concorde, plusieurs rendez-vous à Lourdes et une dernière étape à Metz consacrée notamment au dialogue interreligieux, à la paix et à l’unité européenne.
Le dispositif de sécurité mis en place par les autorités françaises a également été important. Le ministère français de l’Intérieur avait annoncé un déplacement placé sous haute protection en raison de l’affluence attendue.
À Saint-Denis, environ 80 000 jeunes ont participé à la veillée organisée au Stade de France le 25 septembre. À Paris, la messe célébrée place de la Concorde a également attiré une foule considérable. À Metz, dernière étape du voyage, des milliers de personnes ont assisté aux différents rendez-vous du pape, avant la messe célébrée à la cathédrale Saint-Étienne.
Pour Louis-Marie Kogrengbo, l’ampleur de ces rassemblements ne doit pas conduire les autres confessions chrétiennes à la jalousie ou à la compétition. Elle doit plutôt les amener à s’interroger sur leur propre manière de témoigner de leur foi.
« Tout cela est impressionnant. La foule était immense. La sécurité était exceptionnelle. Les moyens logistiques étaient considérables », écrit-il, avant de déplacer la réflexion vers une question qu’il considère comme plus importante : « Qu’avons-nous fait de Jésus-Christ ? »
Dans son analyse, le nombre de participants à une célébration ne constitue pas, à lui seul, une mesure de la foi. Une organisation importante ne suffit pas non plus à produire une vie chrétienne conforme à l’Évangile.
« Ce qui compte, c’est Jésus-Christ. C’est notre foi en Lui. C’est notre relation avec Dieu. C’est notre obéissance à Sa Parole », affirme-t-il.
Le chrétien protestant pentecôtiste considère ainsi que la mobilisation catholique observée en France peut être l’occasion pour les autres chrétiens de réfléchir à leur propre engagement, sans abandonner leur identité confessionnelle.
Il revendique lui-même son appartenance au protestantisme pentecôtiste et affirme rester attaché à sa foi et à sa compréhension de l’Évangile. Cette conviction ne l’empêche pas, selon lui, de considérer un catholique comme son frère dans la foi chrétienne.
Pour Louis-Marie Kogrengbo, la défense de la foi chrétienne et l’unité des chrétiens doivent primer sur les divisions liées aux étiquettes confessionnelles.
« Je peux défendre ce que je crois sans insulter celui qui croit autrement. Je peux témoigner de ma foi sans dénigrer celle de mon frère. Je peux avoir des désaccords doctrinaux sans transformer mon frère en ennemi », écrit-il.
Sa réflexion appelle ainsi à distinguer les désaccords doctrinaux de l’attitude envers les personnes. Les différences entre catholiques, protestants, évangéliques et pentecôtistes peuvent demeurer, mais elles ne devraient pas nécessairement conduire à l’hostilité ou au mépris.
Pour Louis-Marie Kogrengbo, ces différences peuvent aussi devenir des espaces de dialogue, d’écoute et de témoignage. Il estime que les chrétiens peuvent conserver leurs identités confessionnelles tout en développant davantage de respect mutuel.
Au terme de sa réflexion, il revient à l’idée qui traverse l’ensemble de son message : « Un seul Seigneur. Une seule foi. Un seul Corps. » Pour lui, au-delà des traditions et des étiquettes confessionnelles, le centre de la foi demeure Jésus-Christ.
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