Tension au sein de la Minusca : l’expatrié angolais Benedicto gifle deux fois le journalier Saint Cyr Kozengué à l’entrepôt de l’UNOPS

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L’expatrié angolais Benedicto, employé par l’UNOPS dans le dispositif d’appui à la MINUSCA, a giflé à deux reprises le journalier centrafricain Saint Cyr Kozengué, jeudi 17 septembre 2026 vers 10 heures, dans l’entrepôt de l’UNOPS à l’aéroport international de Bangui-Mpoko.

 

Les faits se sont produits lors d’une opération de manutention portant sur environ trois palettes de climatiseurs destinés à être placés dans un conteneur. Benedicto est sorti pour vérifier la liste des personnes affectées à cette opération.

 

Tension au sein de la Minusca : l’expatrié angolais Benedicto gifle deux fois le journalier Saint Cyr Kozengué à l’entrepôt de l’UNOPS
L’expatrié angolais Benedicto qui gifle deux fois le journalier Saint Cyr Kozengué à l’UNOP de la Minusca à Bangui

 

En consultant la liste, il a constaté que le nom de Saint Cyr Kozengué n’y figurait pas. Il a alors demandé à un journalier nommé Stéphane où se trouvait Saint Cyr.

 

Stéphane lui a indiqué que Saint Cyr était dans une autre partie de la zone. Benedicto lui a demandé d’aller le chercher afin qu’il vienne aider à transporter les climatiseurs.

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Stéphane est alors parti retrouver Saint Cyr Kozengué. Il lui a expliqué que trois palettes de climatiseurs devaient être transportées dans un conteneur et que l’équipe n’était composée que de trois personnes.

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Saint Cyr a accepté de venir les aider. Stéphane a ensuite tourné le dos pour retourner vers la zone où les climatiseurs devaient être transportés. Saint Cyr s’est levé et a commencé à le suivre.

 

Deux gifles devant plusieurs travailleurs

 

Quelques instants plus tard, Benedicto a retrouvé Stéphane et lui a demandé où se trouvait Saint Cyr. Stéphane lui a répondu qu’il arrivait et qu’il allait le rejoindre.

 

Benedicto s’est alors avancé dans la direction de Saint Cyr. Lorsqu’il l’a retrouvé, il lui a demandé d’où il venait et pourquoi il ne portait pas une tenue de travail.

 

Saint Cyr lui a expliqué qu’il travaillait avec une autre personne et qu’il venait apporter son aide. Il a également indiqué qu’il avait été informé que son fils était malade et qu’il se trouvait préoccupé par son état.

 

Une discussion s’est engagée entre les deux hommes. La tension est rapidement montée. Benedicto a alors porté deux gifles à Saint Cyr Kozengué devant plusieurs personnes présentes sur le site.

 

Des agents de sécurité et d’autres travailleurs sont immédiatement intervenus pour séparer les deux hommes et mettre fin à l’incident.

 

La rédaction du CNC se trouvait également dans la zone de l’aéroport international de Bangui-Mpoko au moment des faits. Plusieurs témoignages ont été recueillis sur place après l’incident.

 

Des menaces de radiation rapportées

 

Selon plusieurs personnes interrogées par la rédaction du CNC, Benedicto a également déclaré à Saint Cyr Kozengué qu’il allait le faire radier de son travail.

 

Les mêmes témoignages rapportent que l’expatrié angolais a déclaré être « plus centrafricain que le Centrafricain ». La signification exacte de cette déclaration n’a pas été précisée.

 

L’incident intervient dans un contexte de tensions rapportées parmi les travailleurs intervenant dans les activités de l’UNOPS à l’aéroport de Bangui-Mpoko.

 

Une précédente affaire de dette de 7 millions de francs CFA

 

Selon des informations recueillies par la rédaction du CNC, Benedicto avait déjà été interpellé par la Section de recherches et d’investigations dans une autre affaire.

 

Il était visé par une plainte déposée par un particulier centrafricain concernant une dette d’environ 7 millions de francs CFA. Il ne s’agissait pas d’une dette contractée auprès de l’État, mais d’une dette entre particuliers.

 

D’après les informations recueillies, l’expatrié avait été arrêté dans le cadre de cette affaire avant d’être libéré après l’intervention de plusieurs personnes auprès des autorités.

 

Des arriérés de salaires qui alimentent la tension à l’UNOPS

 

Cet incident intervient alors que les travailleurs de l’UNOPS à Bangui traversent une période de fortes difficultés liées au paiement de leurs rémunérations.

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, certains agents basés à Bangui cumulent actuellement environ deux mois d’arriérés de salaires. Dans les secteurs et les provinces, notamment pour les agents affectés hors de Bangui, les retards atteignent quatre à cinq mois.

 

Il y a trois à quatre jours, des travailleurs de l’UNOPS à Bangui ont observé un mouvement de grève pour réclamer le paiement de leurs salaires. Face à l’absence de règlement, de nouveaux mouvements de grève sont envisagés par les travailleurs.

 

La situation est également marquée par des difficultés administratives. Des journaliers et des contractuels individuels dénoncent des périodes sans contrat, sans badge et sans paiement régulier, alors qu’ils continuent d’assurer leurs tâches sur les différents sites.

 

Selon plusieurs témoignages recueillis par la rédaction du CNC, un agent est récemment décédé après un accident alors qu’il se rendait chercher de l’argent pour faire soigner son enfant. Les témoins indiquent qu’il cherchait notamment à obtenir une dette de 30 000 francs CFA pour faire face à cette urgence familiale.

 

Ces difficultés touchent des travailleurs qui interviennent dans les activités de l’UNOPS, une structure du système des Nations unies. Les agents concernés demandent depuis plusieurs semaines le règlement de leurs arriérés et une clarification de leur situation contractuelle.

 

Dans ce contexte de retards de salaires, de mouvements de grève et de tensions croissantes sur les lieux de travail, l’incident survenu jeudi matin entre l’expatrié angolais Benedicto et le journalier Saint Cyr Kozengué intervient alors que les travailleurs annoncent la possibilité de nouvelles actions pour réclamer leurs rémunérations. Actions disponibles

 

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