Centrafrique : La grande recrudescence de l’insécurité aux portes de Bangui, vol, enlèvement et violence à grande échelle au PK 45 route de BoaliRédigé le [date_cnc] .Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNCFace à la recrudescence des violences, vol et des enlèvements à grande échelle au PK 45, l’insécurité s’installe durablement aux portes d’une capitale désormais prise pour cible. Les habitants de DJABARONA, communément appelé BOUBOUIont vécu la peur de leur vie au la semaine dernière, quand une cinquantaine d’hommes lourdement armés ont envahi leur village durant plus d’une heure. Ces criminels non identifiés ont volé les téléphones ainsi que les batteries de recharge communément appelées Power banque , avant d’enlever de force messieurs DJIMÉ, DJIBRINE et quelques filles, sous les yeux de leurs proches impuissants. Les forces de l’ordre Son présent mais ils ont rien fait. C’est incroyable d’autant plus qu’à l’entrée du village on retrouve les GENDARMES, de même à la sortie, on retrouve également un poste des soldats FACA et des POLICÉ. Pour les habitants, il est totalement inutile ces forces de l’ordre. L’insécurité est totale dans ce coin malgré les force de l’ordre. Cette nuit de terreur s’inscrit dans une logique de prédation économique très rentable pour ces bandes organisées qui agissent sans la moindre retenue. Deux jours auparavant, ce même groupe avait fait irruption près du marché à bétail pour s’emparer de 71 têtes de bœuf, exigeant ensuite une rançon de un million cinq cent mille francs CFA pour leur restitution. Après avoir pillé cette localité, les assaillants ont continué leur progression vers la ville de Boali où ils ont commis la mort de quatre personnes et fait cinq blessés. Cette liberté de mouvement interroge l’utilité des forces de l’ordre, puisque l’entrée de la zone dispose d’un poste de gendarmerie et la sortie d’un barrage militaire.Dans le village Bouboui, au PK 45 de Bangui sur la route de Boali. CopyrightCNC Ce qui est totalement bizarre et incompréhensible, ce que les assaillants ont prévenu leur arrivé à Djabarona 72 heure avant de venir. Les habitants ont entendu des rumeurs et pourtant c’est vrai. Les assaillants ont fait ce qu’ils ont dit. Cette insécurité permanente contredit directement les promesses de stabilité portées par les partisans de la septième République et du projet de pouvoir à vie pour le régime actuel. À seulement quarante-cinq kilomètres de la capitale, l’impuissance de l’État abandonne des milliers de citoyens au racket quotidien et aux kidnappings de masse menés par des criminels libres de leurs mouvements. Par Anselme Mbata