Amdafock : le chef du détachement des soldats FACA dément formellement le gouvernement et affirme clairement que les rebelles sont partout dans la ville

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Amdafock : le chef du détachement des soldats FACA dément formellement le gouvernement et affirme clairement que les rebelles sont partout dans la ville

 

 

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Par : la rédaction de ,  

Contredisant la propagande pathétique et criminelle des bras cassés de la septième république, le chef du détachement militaire de l’armée nationale à Amdafock affirme que la localité reste entièrement occupée par les assaillants depuis l’attaque du 30 juin.

 

Pour comprendre et identifier les relais de cette propagande de ces poupées russes, il faut remonter un peu en arrière. Rappelons que dans la foulée de cette communication du gouvernement , des médias comme Radio France Internationale ainsi que plusieurs médias nationaux ont repris mot pour mot, comme des perroquets, la propagande du gouvernement. Sans faire le travail de vérification sur le terrain qui incombe pourtant aux journalistes, ces médias ont diffusé l’annonce de la reprise de la ville en se contentant de s’abriter derrière la parole des soi-disant autorités. Pourtant, le rôle d’un journaliste est de vérifier les faits avant de publier, même lorsqu’il s’agit d’une source officielle.

 

Les déclarations venues du gouvernement et de l’état-major affirment que les forces régulières, appuyées par leurs alliés russes, ont repris le contrôle d’Amdafock après les affrontements du 30 juin dernier. Cette version est pourtant totalement démentie par le capitaine qui dirige le détachement des soldats sur place, dans cette ville de la préfecture de la Vakaga située à 60 kilomètres de Birao. Depuis la base de la MINUSCA où il se trouve actuellement, cet officier livre un témoignage qui prend à contre-pied la communication du gouvernement. Du coup, les centrafricains, qui suivent cette situation depuis le début comprennent que les textes lus à la radio et à la télévision par l’État-major et le porte-parole du gouvernement ne sont que de la propagande préparée et dictée par les alliés de Wagner, un copier-coller traduit par intelligence artificielle que les autorités se contentent de répéter sans connaître la réalité du terrain.

 

Le capitaine rejette fermement les annonces de victoire. Selon ses propres mots, la réalité du terrain est radicalement différente de ce qui est diffusé. Il explique que la ville n’a pas été reprise et que ce sont les rebelles, les assaillants, qui occupent l’espace. Le capitaine décrit une présence ennemie omniprésente, précisant que les assaillants se positionnent partout, jusque dans les arbres, pour quadriller la zone.

 

Pour appuyer ses dires et faire preuve d’une totale franchise, l’officier relate la venue d’une délégation importante de responsables humanitaires et d’organismes internationaux directement depuis la capitale, Bangui. Ayant entendu les messages officiels affirmant que l’armée contrôlait la zone, ces chefs de la Croix-Rouge et des Nations Unies sont arrivés sur place avec l’objectif d’aller récupérer les corps des soldats tués ainsi que des civils, qui gisent encore dans les rues. Une réunion s’est tenue au sein même de la base de la MINUSCA, rassemblant cette délégation venue de Bangui, le sous-préfet, le commandant de brigade adjoint de la gendarmerie et le capitaine lui-même. C’est à ce moment-là que la délégation a découvert le véritable chaos de la situation.

 

À l’issue de cette réunion, voulant constater l’état de la ville, la délégation est sortie avec deux véhicules blindés de la MINUSCA ouvrant la marche. À peine les véhicules ont-ils franchi le portail de la base pour avancer que des tirs nourris ont visé directement le convoi. Face à cette puissance de feu et au danger immédiat, les forces de l’ONU et les chefs humanitaires ont dû faire demi-tour en toute hâte pour se réfugier à l’intérieur de la base.

 

Le capitaine dénonce également un manque de soutien et de renforts réels. Alors que la propagande évoque l’arrivée de 100 éléments de renfort pour appuyer les troupes, l’officier dément formellement leur présence à Amdafock. Il affirme qu’en tant que chef sur place, il n’a vu aucun de ces hommes. Ces renforts se trouveraient théoriquement à Birao, mais ils n’ont pas bougé d’un seul pas vers Amdafock depuis cinq jours.

 

Cette paralysie et la réalité des tirs ont forcé la délégation de la Croix-Rouge et des organismes internationaux à repartir vers Bangui totalement bredouilles. Après avoir vu le chaos de leurs propres yeux, ils sont rentrés à la capitale sans pouvoir remplir leur mission d’aide. Les dépouilles des soldats restent abandonnées aux éléments dans la ville, à l’exception du corps d’un soldat qui a pu être récupéré et conservé une journée avant d’être évacué vers la capitale. Le récit de l’officier montre une situation qui dépasse l’entendement, et ce retournement de situation ne constitue que le début des révélations sur les événements d’Amdafock.

 

Par Ibrahim Moussa

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