Centrafrique : Le GTSC lance un ultimatum au gouvernement et menace de mobiliser la population face à l’insécurité

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Centrafrique : Le GTSC lance un ultimatum au gouvernement et menace de mobiliser la population face à l’insécurité

 

 

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Par : la rédaction de ,  

La dignité et la vie des Centrafricains ne peuvent plus attendre la septième ou la huitième république des bras cassés. Le GTSC (Groupe de Travail de la Société Civile), par la voix de son porte-parole le Dr Paul Crescent BENINGA, s’insurge contre le manque d’anticipation et le secret entourant les drames de l’Est.

 

Un pouvoir accusé de passivité et d’abandon de souveraineté

Le Groupe de Travail de la Société Civile attaque l’inaction de l’exécutif face aux massacres commis à Zémio et Amdafock. Pour l’organisation, le constat est clair : les autorités centrafricaines ont délaissé leur commandement au profit de forces russes du groupe Wagner. Le GTSC qualifie cette attitude de démissionnaire. Dans son communiqué, l’auteur, le Dr Paul Crescent BENINGA dénonce vigoureusement ce manque d’autorité :

 

« [Le Gouvernement fait] peu de cas du devoir de vérité qu’il doit à la Nation, en tant que premier responsable de la situation politique et sécuritaire, au lieu d’abandonner le leadership aux alliés, qui ne doivent que l’accompagner. »

 

Cette absence de prise en main par l’État laisse les frontières et les citoyens sans protection face aux assauts venus de toute part.

 

La culture du secret et le mépris des alertes citoyennes

Le Groupe de Travail de la Société Civile s’indigne de la gestion de l’information par le pouvoir. À Zémio, l’assassinat de l’Abbé Crépin MONGA est enveloppé d’un mutisme d’État incompréhensible. À Amdafock, la situation est encore plus révoltante pour l’organisation. Le GTSC (Groupe de Travail de la Société Civile) affirme que les services officiels possédaient toutes les cartes en main, mais ont choisi l’inertie. Le texte du Dr Paul Crescent BENINGA met en évidence cette lourde négligence :

 

« Depuis plusieurs jours déjà, des rumeurs persistantes sur les réseaux sociaux annonçaient une attaque armée imminente sur la ville d’Amdafock. Or, aucune mesure concrète n’a été prise par le Gouvernement pour prévenir cette tragédie et protéger les populations exposées. »

 

Mensonges institutionnels et désaveu à l’Assemblée

Pour le GTSC (Groupe de Travail de la Société Civile), la réponse du pouvoir après le bain de sang d’Amdafock relève de la trahison de l’opinion publique. L’organisation pointe du doigt le communiqué officiel, jugé laconique et mensonger, qui cherche à dissimuler la vérité des faits.

 

Le GTSC (Groupe de Travail de la Société Civile) rappelle que le masque de l’exécutif est tombé au sein même de l’Assemblée Nationale. Le député de la circonscription d’Amdafock a publiquement contredit et contesté les déclarations du ministre de la Communication, Evariste NGAMANA. Le GTSC (Groupe de Travail de la Société Civile) souligne que cette discorde prouve que les bandes armées contrôlent toujours la zone, contrairement aux fables diffusées par le ministère.

 

L’ultimatum régalien : L’appel à la rue

Le GTSC (Groupe de Travail de la Société Civile) classe la sécurité des Centrafricains au rang de priorité absolue, loin devant les calculs politiques de Bangui. Face à ce que l’organisation considère comme une faillite morale, le GTSC (Groupe de Travail de la Société Civile) somme le gouvernement de reconquérir sa souveraineté. L’auteur de la déclaration conclut par une mise en garde historique :

 

« En conséquence, le GTSC se réserve le droit d’appeler la population à une mobilisation citoyenne pacifique, afin de porter à la connaissance des autorités le mécontentement général suscité par la dégradation continue de la situation sécuritaire du pays. »

 

Le message du GTSC est clair : si l’État n’agit pas immédiatement, c’est le peuple qui s’emparera de la rue pour exiger sa survie.

Par Brahim Sallé

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