Les armes ont démontré leurs limites : L’appel pressant d’Elie Oueifio pour un dialogue national inclusif et une amnistie générale
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Fort de son passé de ministre et de son expérience du territoire en tant que préfet, Elie Oueifio tire les leçons des crises militaires successives. Il propose une issue politique globale pour extirper le pays de l’instabilité chronique.
Les décennies de conflits armés en République Centrafricaine n’ont pas permis d’instaurer une paix durable ni de sécuriser la population. Dans ses récentes réflexions sur la situation du pays, l’ancien membre du gouvernement Elie Oueifio dresse un bilan lucide de l’usage de la force. Selon ses observations de terrain, l’option militaire, qu’elle vienne des forces régulières ou des interventions étrangères, se confronte à une impasse stratégique globale.
L’ex-haut fonctionnaire soutient que la persistance des violences dans les provinces démontre l’incapacité des armes à résoudre des crises profondément politiques et sociales. Pour l’auteur, la reconstruction de l’État exige l’ouverture immédiate d’un espace de discussion authentique, regroupant l’ensemble des forces vives de la nation sans exclusion. Ce dialogue national inclusif doit permettre de poser sur la table les frustrations des différentes communautés et de redéfinir les règles de la cohabitation pacifique sur toute l’étendue du territoire.
Pour accompagner cette dynamique de réconciliation, l’écrivain préconise une mesure de pardon collectif à travers l’adoption d’une amnistie générale. Selon ses écrits, cette démarche juridique et politique est indispensable pour briser le cycle des vengeances et inciter les acteurs armés à déposer définitivement les fusils. Les initiatives de pacification partielles menées depuis la capitale ont échoué à instaurer la confiance, tandis que les chancelleries internationales et les populations civiles attendent désormais un signal fort de la part de la présidence, alors que de nouveaux rapports font état de tensions persistantes aux frontières…
Par Gisèle MOLOMA
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![Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l’offensive des rebelles centrafricains Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l'offensive des rebelles centrafricains Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l'organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock. Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d'Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s'appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d'attribuer l'assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d'envergure. Cette précision factuelle de l'organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l'instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l'armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense. Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d'un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l'incident en précisant qu'il s'agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d'une prise d'assaut de ses installations par les forces de l'opposition armée. L'aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l'injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu'il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l'État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité. Enfin, l'absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d'ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l'organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l'institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l'État centrafricain, et la déroute des forces russes n'est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l'efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d'urgence immédiates. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/07/les-rebelles-qui-patrouillent-la-ville-d-amdafok-a-60km-de-birao-218x150.webp)