Condamné à perpétuité par l’empereur-dictateur Faustin-Archange Touadera, Karim Meckassoua frappe fort
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Par : la rédaction de ,
Depuis son exil en France, l’ancien président de l’Assemblée nationale centrafricaine, arbitrairement destitué et privé de son mandat de député, brise le silence après le verdict inique rendu à Bangui.
Face à une sentence de prison à perpétuité prononcée pour une prétendue « atteinte à la sûreté de l’État », la figure majeure de l’opposition refuse de se taire face à ce qu’il qualifie de simulacre absolu.Touadera Touadera Une sentence dictée par le Palais et non par le droit
Le verdict est tombé comme un couperet prévisible
Mais pour le leader politique en exil, ce jugement n’a de juridique que le nom. Interrogé sur cette condamnation à la prison à vie, Karim Meckassoua oppose un mépris cinglant à l’appareil judiciaire de Bangui :
« En principe, je n’avais pas à commenter une décision de justice, s’il y avait de justice. Ce qui s’est passé le 17 janvier dernier est une parodie de justice. »Touadera
Pour l’ancien patron du perchoir, les magistrats n’ont fait qu’entériner une sentence rédigée d’avance sous les dorures du pouvoir exécutif. Loin d’être un acte indépendant, cette condamnation s’inscrit en réalité comme Touadera « une décision politique, un règlement de compte politique du Président Touadera contre un centrafricain qui ne partage pas ses vues politiques. Voilà ce qui s’est passé. »Touadera En refusant d’accorder au chef de l’État son costume républicain pour dénoncer les dérives d’un véritable empereur-dictateur, Meckassoua met à nu un système qui n’agit plus pour le droit, mais pour la survie d’un clan.
Des juges aux ordres du patron de Bangui
La mécanique de cette parodie de justice s’est déployée au mépris des règles de procédure les plus élémentaires. Les avocats de la défense avaient pourtant multiplié les recours légaux pour stopper cette machination de l’empereur-dictateur. Deux pourvois en cassation avaient été formellement déposés par le bâtonnier : le premier contre l’ordonnance du juge d’instruction, et le second contre une ordonnance datée du 2 janvier. Légalement, ces actions de procédure auraient dû suspendre immédiatement la tenue de l’audience pénale du 17 janvier.
Mais à Bangui, la loi s’efface devant l’autocratie. Karim Meckassoua fustige la capitulation du tribunal :
« Le juge obéissant aux ordres a obtempéré, pas à la justice, mais aux ordres de ses patrons du pouvoir en place. »
Cette violation délibérée des textes démontre le degré d’inféodation totale d’une justice monopolisée. Ce ne sont plus les textes de la République qui dictent le calendrier et le fond des verdicts, mais les injonctions directes de Faustin Touadera , décidé à éliminer juridiquement toute alternative politique.
L’exil comme rempart et la résistance comme devoir
Obligé de quitter le territoire national en août 2021 suite à sa destitution brutale, Karim Meckassoua justifie implicitement son choix de ne pas s’être livré à ce tribunal d’inquisiteurs. Rester à Bangui face à un pouvoir qui instrumentalise la Cour constitutionnelle, emprisonne arbitrairement les parlementaires à l’instar du député Dominique Yandokar, ou menace directement les figures d’opposition comme Ziguélé et Dologuélé, aurait équivalu à accepter le martyr sans pouvoir faire entendre la vérité du peuple.
Depuis Paris, le refus de la résignation s’organise
Autour du communiqué historique du 25 septembre 2023, d’anciens Premiers ministres, des universitaires et des forces vives de la société civile refusent catégoriquement de reconnaître la légitimité des institutions actuelles et le viol constitutionnel du 23 août 2023. Face à une gouvernance assise exclusivement sur la force, la corruption de la jeunesse et le déploiement des mercenaires russes de Wagner, la condamnation à perpétuité de Karim Meckassoua apparaît non pas comme une fin, mais comme le point de départ d’une lutte pacifique déterminée .
Par Alain Nzilo
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