Viols, tortures et assassinats : L’insoutenable cynisme de Dmitri Sitiy qui balaie les rapports des ONG et des nations-unies sur les crimes de Wagner en Centrafrique

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Viols, tortures et assassinats : L’insoutenable cynisme de Dmitri Sitiy qui balaie les rapports des ONG et des nations-unies sur les crimes de Wagner

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Invité au micro de la Radio Ndeke Luka ce lundi 15 juin 2026, Dmitri Sitiy a une nouvelle fois fait la démonstration d’une surprenante absence de remords.

 

Interrogé sur les exactions documentées par les organisations de la société civile et les Nations unies, le chef de file des opérations russes en République centrafricaine s’est muré dans un déni total, qualifiant de simples « rumeurs » les accusations de viols, de tortures et d’exécutions sommaires qui pèsent sur ses hommes à l’intérieur du pays. Une posture de rejet systématique qui sonne comme un affront direct pour les milliers de victimes centrafricaines.

 

Le ton employé à l’antenne était glacial, presque provocateur. Ce lundi, les auditeurs de Radio Ndeke Luka ont assisté en direct au plaidoyer de blanchiment d’un Dmitri Sitiy totalement imperturbable face aux accusations de crimes de sang commis par ses troupes. Devant le micro, le responsable russe s’est enfermé dans une rhétorique de l’esquive bien rodée, refusant d’admettre la moindre dérive ou le moindre manque de contrôle sur ses éléments déployés sur le terrain.

 

Pour justifier l’horreur et écarter les soupçons qui pèsent sur les forces russes et les paramilitaires de l’ex-nébuleuse Wagner, Dmitri Sitiy a développé une stratégie de sectorisation géographique. Selon lui, toutes ces accusations se concentreraient uniquement dans ce qu’il qualifie de « zones grises », des régions reculées caractérisées par une absence de contrôle étatique et de témoins directs. C’est dans ces angles morts de la République que se construirait, d’après ses dires, une campagne de désinformation systématique. Sans sourciller, le chef des opérations russes est allé jusqu’à nier l’existence même des faits en posant une question rhétorique : « Mais il n’y a pas de preuves, pourquoi on fait des accusations ? ». Une tentative de balayer d’un revers de main le travail d’enquête minutieux mené par la société civile centrafricaine et les experts internationaux.

 

Poussant le cynisme encore plus loin, Dmitri Sitiy a tenté d’inverser les rôles en pointant du doigt les organisations qui documentent ces abus. Plutôt que de répondre sur le fond des dossiers de violences sexuelles commises sur des femmes et des enfants, il a choisi de questionner la légitimité et la fiabilité des réseaux d’agents locaux sur le terrain. Dans sa logique de déni, les rapports accablants de la société civile ne seraient que des outils de propagande manipulés par des puissances tierces, des inventions destinées à « salir la force » et à « chasser » la présence russe du territoire centrafricain. En renvoyant systématiquement la responsabilité des exactions vers d’autres acteurs ou vers les groupes armés, le commandement russe s’emmure dans une culture de l’opacité et de l’impunité absolue, sourd à la détresse et aux appels à la justice des populations civiles.

 

Par Alain Nzilo

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