KAGA-BANDORO : UN ENFANT MEURT EN CELLULE LORS D’UNE PRIÈRE SATANIQUE AUTORISÉE PAR LA POLICE
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
À Kaga-Bandoro, les forces de l’ordre sombrent dans l’anarchie. L’infanticide commis lors d’une prière satanique en cellule confirme la déchéance et l’effondrement moral du commissariat.
En effet, les faits les plus marquants de cette dérive réside dans la gestion d’une affaire de prétendue sorcellerie. Une habitante, suspectée par la rumeur, a été placée sous surveillance provisoire au sein du commissariat de la ville. C’est dans ce contexte de détention que l’enquêteur chargé du dossier a pris une décision en dehors de tout cadre légal.
Sans aucun motif valable, ce fonctionnaire a donné son accord pour introduire un enfant de moins de cinq ans à l’intérieur de la cellule. L’objectif de cette manœuvre consistait à lui administrer un produit censé agir contre l’envoûtement, au milieu de rituels assimilés à des prières sataniques. À la suite de l’ingestion de cette substance mystérieuse dans cet environnement carcéral, le jeune enfant a immédiatement rendu l’âme.
Cet acte commis sous le toit de l’État démontre que des agents confondent les lois républicaines avec des pratiques irrationnelles, transformant un lieu de justice en un espace de rituels mortels.
Au-delà de ce crime, les fonctionnaires de Kaga-Bandoro s’immiscent continuellement dans des dossiers qui dépassent leurs attributions. Le commissariat s’attribue le droit de régler des affaires purement civiles, au détriment des tribunaux compétents. Les litiges financiers de la vie quotidienne font l’objet d’un traitement répressif immédiat. Pour une simple réclamation de créance ou un conflit de voisinage, la mesure d’enfermement est devenue la réponse habituelle. Les policiers confisquent la liberté des citoyens pour régler des comptes ou forcer des remboursements, transformant une administration publique en un outil de coercition privée.
La vie des habitants de la ville est rythmée par un rançonnement quotidien. Les policiers imposent un racket aux citoyens paisibles à chaque contrôle ou démarche. Cette quête d’argent facile détruit la fonction première de sécurité due à la population.
Ce désordre est nourri par une insubordination totale des agents envers leurs supérieurs. Les subordonnés n’obéissent plus aux directives réglementaires et l’absence de contrôle interne permet à chaque policier d’agir selon son propre intérêt, sans craindre de sanction. Les résidents subissent cette situation au quotidien, constatant que la structure censée appliquer la loi s’est transformée en une organisation qui s’en affranchit. L’urgence d’une intervention des instances supérieures s’impose pour restaurer l’ordre et la justice à Kaga-Bandoro.
Par Norbert Massou, correspondant du CNC à Kaga-Bandoro
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