La concentration des principales institutions républicaines entre les mains d’un même parti politique favorise t-elle la stabilité politique ou compromet-elle l’équilibre des pouvoirs ?
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Le cirque électoral qui a abouti à l’avènement de la septième République a connu son épilogue d’une manière inattendue et désintéressée.
En effet, après le président de la République, le président de l’assemblée nationale a été reconduit dans ses fonctions par acclamations et après de multiples tergiversations, le premier ministre démissionnaire est à son tour sans surprise reconduit pour former un nouveau gouvernement.
Défiant les séries de pronostics, l’opinion publique nationale s’est rendue à l’évidence qu’en attendant la formation de nouvelle équipe gouvernementale, rien n’a changé au niveau des trois pôles de pouvoir c’est-à-dire la présidence de la République, la primature et la présidence de l’assemblée nationale.
Ce statuquo au sommet de l’État pose substantiellement la problématique de la concentration de pouvoirs entre les mains d’une seule personne vecteur du culte de personnalité voire d’autoritarisme et celle de l’affaiblissement de l’équilibre démocratique.
Celaapparaîtévident que les centrafricains vont vivre le prolongement ou la continuité de l’État dans la médiocrité à l’instar des deux précédents mandats avec son cortège de malheurs car le président de la République en panne cruelle de visions et d’initiatives novatrices est incapable d’impulser une dynamique linéaire pour relancer le pays et donner une légitimité substantielle à la septième République tant vantée.
Il faut noter que la République centrafricaine est désormais un État failli, un État étouffé c’est-à-dire sous la perfusion de la communauté internationale où les institutions internationales financières de Brettonwood ont réduit leur financement aux strictes urgences humanitaires.
La caporalisation des institutions républicaines, le clientelisme, la corruption, le rétrécissement de l’espace politique, civique et médiatique ainsi que l’isolement diplomatique concourent au déclin d’un régime mafieux qui troque sa souveraineté à son fauteuil présidentiel.
Fort des incohérences relevées dans le discours d’investiture et les actes politiques posés, le citoyen lambda lassé de mensonges et d’illusions s’interroge :
1- La septième République tant attendue n’est-elle qu’une question de sémantique ou de concept ?
2- En d’autres termes, qu’est-ce qui a véritablement changé entre le sixième et la septième République si ce n’est qu’un jeu d’écriture ?
3- Le contrôle des trois pôles de pouvoir par un même parti politique avec une assemblée nationale monocolore c’est à dire sans opposition ni de groupes parlementaires permet-il une meilleure efficacité gouvernementale ou favorise t-il la désintégration de l’État de droit et de la notion de séparation de pouvoirs ?
4- Sans langue de bois, qu’est-ce que le peuple peut attendre de ce trio d’enseignants d’universités vendeurs d’illusions, qui ont montré leurs limites en violant leur propre constitution ?
En tout état de cause cette septième République n’a pas vocation à changer le quotidien des centrafricains et s’inscrit dans une trajectoire géométrique dangereuse qui augmente le risque de dérives graves pour l’avenir de notre société.
En attendant la mise en place du nouveau gouvernement qui sauf surprise s’inscrira dans la logique de l’immobilisme et du “déjà vu”, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signalent que l’épisode calamiteux de l’affreuse statue du président de la République associé au chapitre du gâteau d’anniversaire penché qui viole le code d’élégance et d’esthétique sont des signes avant-coureurs de déclin, de fin de règne, et de l’effondrement d’un régime construit sur de mensonges et de manipulations.
Monsieur le président, n’attendez pas que la huée populaire et la clameur de la rue vous poursuivent pour comprendre que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est arrivé.
Alors, en conséquence de ce qui précède, il apparaît judicieux et dès maintenant de démissionner avec honneur Monsieur le Président pour ouvrir la voie à une transition politique consensuelle afin de donner une chance à la nation de se reconstruire non sur des ruines mais sur de bases saines Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande même avec insistance, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.
Limassa le 16 Mai 2026
Bernard SELEMBY DOUDOU.
Juriste, Environnementaliste.
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