L’arnaque russe de Poutine : Comment Africa Corps, les maîtres du désordre ont livré le Mali au chaos
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Descente aux enfers pour Bamako. En misant sur les maîtres du désordre, la junte a transformé le Mali en laboratoire de l’échec russe, où seule la terreur gagne du terrain.
Il y a des réveils qui ont un goût de sable et de honte. Pour le régime de Bamako et ses « protecteurs » venus du froid, la chute de Kidal c’est l’éclatement pathétique d’une bulle de propagande gonflée à l’hélium russe. On nous promettait la souveraineté retrouvée, la sécurité d’acier et le balayage des « forces impérialistes ». Résultat ? Une descente aux enfers en accéléré et un tapis rouge déroulé pour les djihadistes du nord.
Le Grand Cirque d’Africa Corps
Des « Maîtres » en Fuite On les appelait Wagner, les voici rebaptisés Africa Corps, mais le talent pour la débâcle reste inchangé. Ces « grands maîtres » de l’ordre nouveau, supposés être le rempart ultime contre le terrorisme, viennent d’offrir au monde un spectacle de sprint olympique dans le désert. La fuite de Kidal restera dans les annales comme l’exemple parfait d’une escroquerie géopolitique : facturer des millions pour finir par abandonner le terrain à une alliance de rebelles de l’Azawad et de djihadistes d’Al-Qaida.
Poutine et ses mercenaires ne sont pas venus pour sauver le Mali, mais pour le traire. Sauf que les vaches sont maigres et que les bergers russes préfèrent visiblement le confort des bases arrière dès que le vent tourne au vinaigre. Quel camouflet pour le Kremlin, qui pensait faire de l’Afrique son terrain de jeu et qui se retrouve aujourd’hui spectateur de sa propre humiliation.
Assimi Goïta : Le Putschiste au Pied du Mur
Du côté de Bamako, le silence de la junte est assourdissant. Assimi Goïta, le chef autoproclamé qui se voyait en libérateur, a réussi l’exploit de faire pire en deux ans que ce qu’il reprochait à ses prédécesseurs en une décennie. En chassant les Français pour se jeter dans les bras de supplétifs russes aussi cupides qu’inefficaces, il a transformé le Mali en un laboratoire du chaos.
La réalité est dure : jamais la menace d’un califat n’a été aussi réelle. En emprisonnant les opposants, en bâillonnant les journalistes et en interdisant les partis politiques, le régime n’a fait que creuser sa propre tombe. On ne gouverne pas un pays par la terreur des baïonnettes quand on est incapable de tenir une ville stratégique contre des colonnes de pick-ups.
Le Prix du Gâchis
Pendant que les généraux plastronnent dans leurs bureaux climatisés, le peuple malien, lui, trinque. Les femmes, jadis piliers de la société, voient l’ombre de la charia s’étendre sur leurs droits. Les civils fuient par milliers vers des camps de fortune, fuyant une corruption systémique qui semble être la seule chose que l’armée malienne gère encore avec efficacité.
Le régime dictatorial voulait la « souveraineté » ? Il a obtenu l’isolement. Il voulait la « puissance » ? Il a récolté la déroute. Le Mali est aujourd’hui le théâtre d’une tragicomédie où les acteurs principaux, russes et putschistes, ont oublié que dans le désert, la vérité finit toujours par rattraper ceux qui courent trop vite.
Le rideau tombe sur l’illusion Wagner-Goïta. La défaite de Kidal n’est pas un accident de parcours, c’est la preuve par neuf que l’on ne construit pas une nation sur le crime, le désordre et le mépris de son propre peuple. Le “grand soir” promis par les maîtres du Kremlin s’est transformé en une nuit noire pour Bamako.
Par Simone Mballaye
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