Centrafrique : si l’ex-chef d’État-major du MPC, le général Djido Ali met sa menace à exécution, que reste-t-il vraiment au mouvement du général Alkhatim Mahamat ?

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Centrafrique : si l’ex-chef d’État-major du MPC, le général  Djido Ali met sa menace à exécution, que reste-t-il vraiment au mouvement du général Alkhatim Mahamat ?

 

Centrafrique : si l’ex-chef d’État-major du MPC, le général  Djido Ali met sa menace à exécution, que reste-t-il vraiment au mouvement du général Alkhatim Mahamat ?L’autoproclamé général Alkhatim Mahamat, patron du MPC,  vient de limoger il y’a quelques jours son deuxième chef d’état-major en moins d’un an. Si le général Djido Ali tient sa promesse de rejoindre Africa Corps avec tous ses hommes, le MPC va-t-il repartir de zéro?Pour comprendre pourquoi cette nouvelle crise est aussi grave, il faut remonter au début 2025. Quelques jours après la signature de l’accord de paix entre le MPC et le gouvernement centrafricain, les mercenaires russes de Wagner ont mené une opération meurtrière sur les sites miniers de Markounda et de Kouki. Plus de quarante combattants du MPC y ont été massacrés. Des hommes qui croyaient que l’accord signé les protégeait. Le beau-père d’Alkhatim Mahamat lui-même a été abattu lors de cette opération.Ce massacre a décimé les rangs du mouvement. Beaucoup de combattants ont quitté le MPC dans la foulée, certains pour regagner la vie civile, d’autres récupérés par d’autres groupes armés. C’est dans ce contexte qu’Alkhatim Mahamat a nommé le général Anour Moussa Adam à la tête de l’état-major, pour tenter de rebâtir une structure de commandement.Mais cette nomination n’a pas survécu longtemps. En août 2025, selon les informations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, Anour Moussa Adam a claqué la porte après un clash ouvert avec Alkhatim Mahamat. Au cœur de la rupture : le contrôle des mines d’or de Koki et Markounda. Alkhatim Mahamat voulait y placer son propre cousin, jugé inapte par le chef d’état-major, qui a refusé. La cassure était irréparable.Pour combler ce nouveau vide, Alkhatim Mahamat a cette fois fait appel à un mercenaire centrafricain parti combattre au Soudan au côté de force rapide soudanaise du nom de  Djido Ali. Ce dernier  est arrivé avec ses propres hommes, personnellement loyaux à sa personne. Pas au MPC. Pas à Alkhatim Mahamat.On connaît la suite. Limogé le 1er mai 2026 après avoir saisi Wagner contre les forces mixtes Tchad-RCA à l’insu de son patron, Djido Ali a annoncé publiquement qu’il quittait le mouvement avec l’ensemble de ses éléments pour les placer sous le commandement d’Africa Corps. Si cette défection se confirme, ce qui restait de capacité militaire opérationnelle au MPC depuis sa nomination partirait avec lui.Des conseillers proches d’Alkhatim Mahamat, interrogés par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, évoquent une remontée mécanique de la chaîne de commandement : le chef d’état-major adjoint prendrait le poste, et ainsi de suite. Mais cette option ne répond pas à la vraie difficulté. Alkhatim Mahamat devrait aller chercher un autre chef de guerre avec ses propres hommes, l’intégrer formellement au MPC, et espérer que celui-là tiendra sa loyauté plus longtemps que les deux précédents.Avec les quelques combattants qui lui resteraient dans ce scénario, ce que pèse encore réellement le MPC sur l’échiquier centrafricain reste une question sans réponse claire.Par Alain Nzilo
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Mahamat-Alkhatim-entouré-des-4-de-ses-éléments. – Kaga-Bandoro, un interprète de la Minusca abattu par des hommes armés.

 

Bangui, le 6 mai 2026, CNC. L’autoproclamé général Alkhatim Mahamat, patron du MPC,  vient de limoger il y’a quelques jours son deuxième chef d’état-major en moins d’un an. Si le général Djido Ali tient sa promesse de rejoindre Africa Corps avec tous ses hommes, le MPC va-t-il repartir de zéro?

 

Pour comprendre pourquoi cette nouvelle crise est aussi grave, il faut remonter au début 2025. Quelques jours après la signature de l’accord de paix entre le MPC et le gouvernement centrafricain, les mercenaires russes de Wagner ont mené une opération meurtrière sur les sites miniers de Markounda et de Kouki. Plus de quarante combattants du MPC y ont été massacrés. Des hommes qui croyaient que l’accord signé les protégeait. Le beau-père d’Alkhatim Mahamat lui-même a été abattu lors de cette opération.

 

Ce massacre a décimé les rangs du mouvement. Beaucoup de combattants ont quitté le MPC dans la foulée, certains pour regagner la vie civile, d’autres récupérés par d’autres groupes armés. C’est dans ce contexte qu’Alkhatim Mahamat a nommé le général Anour Moussa Adam à la tête de l’état-major, pour tenter de rebâtir une structure de commandement.

 

Mais cette nomination n’a pas survécu longtemps. En août 2025, selon les informations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, Anour Moussa Adam a claqué la porte après un clash ouvert avec Alkhatim Mahamat. Au cœur de la rupture : le contrôle des mines d’or de Koki et Markounda. Alkhatim Mahamat voulait y placer son propre cousin, jugé inapte par le chef d’état-major, qui a refusé. La cassure était irréparable.

 

Pour combler ce nouveau vide, Alkhatim Mahamat a cette fois fait appel à un mercenaire centrafricain parti combattre au Soudan au côté de force rapide soudanaise du nom de  Djido Ali. Ce dernier  est arrivé avec ses propres hommes, personnellement loyaux à sa personne. Pas au MPC. Pas à Alkhatim Mahamat.

 

On connaît la suite. Limogé le 1er mai 2026 après avoir saisi Wagner contre les forces mixtes Tchad-RCA à l’insu de son patron, Djido Ali a annoncé publiquement qu’il quittait le mouvement avec l’ensemble de ses éléments pour les placer sous le commandement d’Africa Corps. Si cette défection se confirme, ce qui restait de capacité militaire opérationnelle au MPC depuis sa nomination partirait avec lui.

 

Des conseillers proches d’Alkhatim Mahamat, interrogés par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, évoquent une remontée mécanique de la chaîne de commandement : le chef d’état-major adjoint prendrait le poste, et ainsi de suite. Mais cette option ne répond pas à la vraie difficulté. Alkhatim Mahamat devrait aller chercher un autre chef de guerre avec ses propres hommes, l’intégrer formellement au MPC, et espérer que celui-là tiendra sa loyauté plus longtemps que les deux précédents.

 

Avec les quelques combattants qui lui resteraient dans ce scénario, ce que pèse encore réellement le MPC sur l’échiquier centrafricain reste une question sans réponse claire.

 

Par Alain Nzilo

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