Atteinte à la crédibilité de l’école : pour monsieur MBOE Dédé-Vianney, les conséquences des « diplômes-récompenses » sont lourdes
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
L’intégrité du système éducatif centrafricain se trouve aujourd’hui fragilisée par une pratique administrative qui décharge les jurys d’examen de leurs prérogatives légales au profit de décisions politiques. Le Docteur MBOE Dédé-Vianney souligne que l’attribution du baccalauréat par simple arrêté ministériel constitue une rupture avec les normes académiques universelles. En agissant ainsi, le gouvernement ne se contente pas de régulariser des dossiers, il fragilise la reconnaissance même des compétences acquises sur le sol national.
Cette méthode de délivrance de titres académiques, qualifiée de “diplômes-récompenses” par l’auteur, est le résultat d’une incompétence juridique avérée au sommet de l’État. Selon le Docteur MBOE Dédé-Vianney, le Conseil des ministres a outrepassé ses droits en autorisant l’Exécutif à se substituer à la souveraineté d’un jury, seule entité capable de valider une admission. Pour le juriste, cette dérive transforme le baccalauréat en un acte administratif révocable, ce qui prive le diplôme de sa substance et de sa force probante.
Le risque majeur identifié par le Docteur MBOE Dédé-Vianney réside dans le discrédit qui frappe désormais les parchemins centrafricains sur la scène internationale. Un diplôme qui ne repose pas sur une délibération conforme aux lois devient vulnérable devant les juridictions étrangères et les services d’équivalence universitaire. L’auteur insiste sur le fait que cette politique de facilité ne rend pas service aux bénéficiaires, car elle expose leurs titres à une annulation certaine et à une suspicion permanente lors de leurs parcours hors frontières.
En définitive, le Docteur MBOE Dédé-Vianney rappelle que la crédibilité d’une nation se mesure à sa capacité à respecter ses propres lois et l’indépendance de ses institutions éducatives. Plutôt que de pérenniser des pratiques qui alimentent le déclin de l’État de droit, le gouvernement devrait revenir à la légalité en convoquant des jurys qualifiés pour traiter ces dossiers de manière transparente et rigoureuse. Pour l’avocat et universitaire, gouverner ne consiste pas à contourner les règles, mais à garantir que chaque diplôme délivré soit le reflet d’un mérite intellectuel indiscutable.
Par Brahim Sallé
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