L’ancien ministre Abakar Sabone prédit, une fois de plus, la fin imminente du régime criminel de Touadéra

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L’ancien ministre Abakar Sabone prédit, une fois de plus,  la fin imminente du régime criminel de Touadéra

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À quelques heures seulement de la cérémonie d’investiture du 30 mars, Abakar Sabone s’est exprimé en direct sur Facebook pour réitérer une fois de plus sa prédiction. L’ancien ministre centrafricain a affirmé que le règne de Faustin-Archange Touadéra touchait à sa fin.

 

Dans ce live, il a déclaré ignorer si la fin de leur danse interviendrait dès le lendemain. Il a comparé la situation actuelle à un dernier rassemblement dans un stade, rappelant le grand meeting organisé à l’époque de François Bozizé, qu’il qualifie de dernier pour l’ancien président. Selon lui, la cérémonie d’investiture de Touadéra constitue également la dernière de ce genre. « Gardez bien cette vidéo que je fais là », a-t-il insisté auprès de ses auditeurs.

 

Sabone a insisté sur le fait que cette prise de parole n’est pas nouvelle. Depuis plusieurs années, il annonce régulièrement l’approche de cette fin. Cette fois, il l’a fait juste avant l’investiture d’un troisième mandat qu’il juge totalement illégal. Il a souligné que plus aucune règle démocratique ne s’applique aujourd’hui dans le pays. L’expression « je suis élu démocratiquement » n’a plus de sens, selon lui.

 

Il s’est interrogé sur la légitimité réelle du pouvoir en place, critiquant le empressement à prêter serment pour se déclarer légitime. Pour lui, la légitimité ne repose plus sur les mécanismes habituels du pays. Il a évoqué Donald Trump comme une figure qui incarne désormais un nouveau rapport de force international, capable d’agir sans respecter les cadres traditionnels.

 

L’ancien ministre a poursuivi en affirmant que la démocratie en Afrique se résume souvent à la raison du plus fort. Il a rappelé que les prises de pouvoir par les armes étaient autrefois condamnées, mais que cette époque est révolue. Personne ne condamne aujourd’hui les actions de puissances comme les États-Unis ou Israël, a-t-il observé, rendant encore moins probable toute condamnation dans le contexte centrafricain.

 

Sabone a également critiqué la modification de la constitution pour permettre ce troisième mandat. Il a accusé les autorités d’avoir fait tailler le texte sur mesure par leur propre couturier. Selon lui, le pouvoir décide seul, annulant un décret par un autre, dissolvant ce qui lui déplaît comme bon lui semble.

 

Il a rappelé que lui-même et d’autres responsables avaient travaillé aux côtés de François Bozizé, occupant les mêmes fonctions et les mêmes espaces. Pourtant, aujourd’hui, beaucoup se retrouvent à l’étranger. Il a mis en garde les proches de Touadéra en leur rappelant que ce qui arrive à Bozizé pourrait leur arriver à leur tour. « À chacun son tour », a-t-il lancé.

 

L’ancien ministre a terminé son intervention en s’en prenant à l’idée selon laquelle le pays vivrait en paix. Il a évoqué les assassinats nocturnes quotidiens dans les villes et les villages, les enlèvements, la cherté de la vie et la peur généralisée. Pour lui, affirmer qu’il y a la paix revient soit à manquer d’information, soit à tromper délibérément les gens. Il a affirmé que la paix véritable n’est pas un simple mot, mais un comportement concret qu’il entend contribuer à instaurer.

 

Par Alain Nzilo

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