Après avoir volé la présidentielle à Touadera, les fraudeurs de l’ANE disent qu’ils vont “recadrer” les démembrements qu’ils ont eux-mêmes pourris

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Après avoir volé la présidentielle, les fraudeurs de l’ANE disent qu’ils vont “recadrer” les démembrements qu’ils ont eux-mêmes pourris

 

Après avoir volé la présidentielle, les fraudeurs de l’ANE disent qu’ils vont “recadrer” les démembrements qu’ils ont eux-mêmes pourris
Madame Valentine Rugwabiza à gauche, et le Président Touadera à droite, lors de leur rencontre au palais de la renaissance de Bangui

 

Rédigé le 22 mars 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le porte-parole de l’Autorité nationale des élections, Jimmy Antony Zitongo Bodeman, est sorti de son silence pour tenter de rassurer les Centrafricains. Le résultat ? Une nouvelle couche de mensonge grossier, servi sans aucune honte.

 

Après avoir organisé la pire élection de toute l’histoire de la RCA le 28 décembre dernier, après avoir bouclé la présidentielle en une seule semaine pour proclamer la réélection du dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera, voilà que ces mêmes responsables reviennent la bouche en cœur. Ils disent maintenant qu’ils vont « recadrer » les démembrements qui ont tout saboté lors du premier tour.

 

Recadrer ? Mais qui va recadrer qui ? Ce sont exactement ces démembrements, placés là par l’ANE elle-même, qui ont permis le vol organisé du scrutin. Ce sont ces mêmes structures qui ont accumulé les irrégularités massives dans les 2e, 3e, 5e et 7e arrondissements de Bangui, à Bimbo et dans plusieurs préfectures. Et aujourd’hui, après avoir atteint leur vrai objectif – verrouiller la présidentielle –, ils font semblant de vouloir nettoyer leur propre bazar.

 

Zitongo explique tranquillement qu’ils font l’inventaire du matériel restant, qu’ils récupèrent ce qui est encore en état, qu’ils analysent les décisions du Conseil constitutionnel et qu’ils réfléchissent aux mesures à prendre pour les partiels et le second tour du 26 avril. Ils comptent même sur la MINUSCA pour acheminer le matériel dans les zones difficiles comme la Haute-Kotto, le Haut-Mbomou, la Vakaga ou la Basse-Kotto, et sur les forces de sécurité pour « sécuriser » l’opération.

 

En clair : ceux qui ont pourri les élections en décembre vont maintenant superviser la suite. Ceux qui ont fabriqué les résultats là où ça les arrangeaient vont « corriger » pour les législatives. Le cynisme est total.

 

Depuis plus de trente ans, le scénario est identique. On vole ce qui compte vraiment, on proclame les résultats présidentiels à la vitesse de l’éclair, puis on annonce qu’on va arranger le reste pour faire bonne figure. Et à chaque fois, le peuple doit « rester calme », suivre les instructions des formateurs de l’ANE et faire comme si tout était normal.

 

Personne n’est dupe. L’objectif principal est déjà atteint. La présidentielle est verrouillée. Le 26 avril n’est qu’une formalité destinée à donner un semblant de légitimité à une Assemblée déjà morte-née. Les fraudeurs de l’ANE peuvent bien parler de transparence, d’analyse et de recadrage. Leurs promesses ne valent plus rien.

 

Le 28 décembre restera gravé comme la honte électorale suprême de ce pays. Et au lieu d’assumer ce fiasco, ils reviennent avec le même vieux disque : « nous allons corriger ».

 

La farce continue. Le 26 avril sera simplement le prochain acte d’une longue comédie grotesque jouée par les mêmes acteurs incompétents depuis trois décennies.

 

Par Alain Nzilo

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