Le président qui ne sait pas qu’il est président : Touadéra donne une masterclass d’incompétence et de mépris face à ses compatriotes de la diaspora

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Le président qui ne sait pas qu’il est président : Touadéra donne une masterclass d’incompétence et de mépris face à ses compatriotes de la diaspora

 

 

Le président qui ne sait pas qu’il est président : Touadéra donne une masterclass d’incompétence et de mépris face à ses compatriotes de la diaspora
Touadera en réunion avec la diaspora centrafricaine en Russie

Rédigé le 19 mars 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Faustin-Archange Touadéra se plante devant sa diaspora et balance un discours qui dégage le renoncement total. Il décrit un pays vidé, sans infrastructures, sans avenir, et au lieu d’assumer dix ans de naufrage, il traite les exilés de fainéants, leur ordonne de rentrer pour réparer son bordel, et finit par admettre que la vie ici se résume à « où dormir ? comment s’organiser ? ». Un chef d’État qui ignore son propre rôle : supplier au lieu de diriger.

 

Faustin-Archange Touadéra n’est plus président. Il est devenu un mendiant patriotique. À Moscou, devant des Centrafricains qui ont fui son pays, il a tenu une leçon d’humiliation collective. Pas pour les autres. Pour lui-même.

 

Il ouvre sur l’évidence qu’il n’assume jamais : « C’est à nous, les Centrafricains, de prendre en main notre pays. Il faut être vaillant. Il faut être fort. » Vaillant pour survivre à quoi ? À l’absence totale d’État qu’il dirige depuis dix ans ? Fort pour supporter les routes qui n’existent pas, l’électricité qui clignote, l’eau qui rend malade ? Il parle comme un opposant en campagne, pas comme un chef en exercice.

 

Les bourses d’études ? « Elles ont précisément pour objet votre retour au pays. Il faut un peu de patriotisme. » Patriotisme = ticket retour gratuit vers la misère. Pas de promesse d’emploi, pas de logement, pas de sécurité. Juste « un peu de patriotisme ». Comme si l’amour du pays payait les factures ou protégeait des balles.

 

Puis il attaque les familles qui s’installent ailleurs : « Quand on n’est pas patriote, on travaille à l’étranger, on vieillit là-bas, on s’y installe, on y fonde une famille. Les enfants grandissent dans ce pays d’accueil. Ils ne connaissent plus le pays d’origine. » Il criminalise le fait de vivre mieux. Vos enfants nés en Russie ? Des traîtres en puissance. La faute ? À vous qui avez osé partir. Pas à lui qui n’a rien fait pour que vous restiez.

 

Il répète que « nous, les patriotes, nous voulons que la Centrafrique avance ». Avance vers quel horizon ? Vers plus de vide démographique ? Vers plus de mercenaires russes qui contrôlent les mines pendant que le peuple crève de faim ? Il ose même dire : « Beaucoup de cerveaux ont déjà fui le pays. […] Ceux qui sont partis s’emploient à les critiquer depuis l’étranger : il n’y a pas de routes, il n’y a pas d’électricité, il n’y a pas d’eau. Ils racontent n’importe quoi. »

 

N’importe quoi.

Les routes défoncées ou inexistantes = n’importe quoi.

Les coupures d’électricité qui durent des semaines = n’importe quoi.

L’eau potable rare ou polluée = n’importe quoi.

Pour un président qui se pavane à Moscou, oui. La réalité du peuple devient un mensonge quand elle sort de la bouche des exilés.

 

Sa solution miracle ? Une insulte pure : « Si ces réalités vous font mal, si elles vous indignent sincèrement, alors rentrez au pays. Venez travailler à les changer. Ce n’est pas en restant sur Internet à accuser les autres que vous ferez avancer les choses. » Rentrez. Changez tout. Sans budget. Sans plan. Sans appui. Sans rien. Comme si un seul revenant pouvait reconstruire un pays que lui a laissé pourrir.

 

Il admet la précarité sans honte : « Certains se demandent où dormir, comment s’organiser. C’est la réalité de votre pays. On ne renie pas son pays. Il faut rentrer. Il faut changer le pays. » Il nomme les galères – où dormir ? comment s’organiser ? – et termine par un appel creux. Rentrer pour dormir par terre. Pour s’organiser dans le chaos. Pour changer un pays qu’il n’a pas changé en une décennie entière.

 

Touadéra ne dirige plus. Il mendie. Il supplie des gens qu’il a fait fuir de revenir combler le vide qu’il a créé. Il minimise la souffrance quotidienne, accuse les victimes, renverse la responsabilité sur ceux qui ont eu le courage de partir. Il parle comme un homme qui ne sait plus qu’il est président. Un homme qui a oublié qu’un chef doit proposer des solutions, pas des leçons de morale à ceux qu’il a trahis.

 

Ce discours n’est pas une rencontre avec la diaspora. C’est un enterrement. L’enterrement d’un mandat. L’enterrement d’un pays qu’il a vidé. L’enterrement d’un président qui ne sait même plus qu’il l’est.

 

Par Alain Nzilo

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