17 ans après la mort de l’ancien premier ministre Abel Goumba : Faustin Zaméto analyse l’héritage d’une boussole morale de la RCA
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Le 11 mai 2026 marque le 17ème anniversaire du décès d’Abel Goumba. Dans ce document transmis à la rédaction, Faustin Zaméto analyse l’héritage moral laissé par ce grand homme d’État.
Ancien Premier ministre et père fondateur du Front Patriotique pour le Progrès, le Professeur Abel Goumba s’est éteint à Bangui il y a 17 ans. Médecin de formation, il fut l’un des piliers du multipartisme centrafricain, portant un idéal de rigueur et de probité constante. Son parcours politique ne visait pas la longévité au pouvoir, mais la défense acharnée des intérêts de la nation centrafricaine.
Face aux régimes successifs et aux dérives autoritaires, l’homme a souvent privilégié la prison ou l’exil intérieur plutôt que de céder à la compromission. Son diagnostic pour le pays reposait sur trois piliers fondamentaux : le patriotisme, le progrès et la probité absolue dans la gestion. Il prônait une école de formation des citoyens, refusant de transformer la politique en une simple distribution de privilèges.
En 2026, relire ses principes permet de mesurer les lacunes de la classe politique actuelle où la calomnie remplace souvent les programmes réels. Le « goumbisme » demeure une école du refus catégorique de la corruption, du tribalisme et de la paresse qui entravent le développement. Pour lui, la parole publique est sacrée et ne doit pas être ruinée par des accusations sans preuve ou des mensonges rassurants.
Cet héritage commande aujourd’hui aux militants et aux élus un devoir de vigilance pour éviter que ce nom ne serve de simple caution politique. La démocratie centrafricaine s’est arrachée au prix de nombreux sacrifices que les jeunes générations doivent impérativement intégrer pour la suite du combat. L’exemplarité dans les institutions reste la seule preuve tangible que l’on peut servir le peuple sans jamais chercher à se servir soi-même.
Contacté par la rédaction de CNC, l’auteur a déclaré ceci : « Le meilleur hommage est un engagement. Professeur, 17 ans après, nous ne déposons pas seulement des gerbes. Nous prenons un serment. Le serment de ne pas laisser votre combat confisqué par la médiocrité. Le serment de former, comme vous, des cadres intègres pour la République. Le serment de préférer, toujours, la Centrafrique aux postes, la Nation aux clans, le peuple aux courtisans. Abel Goumba est mort. Le goumbisme vivra ».
Cette exigence de vérité et de justice rappelée par Faustin Zaméto résonne avec force alors que le pays cherche encore sa voie vers une réconciliation réelle. Les principes de Boganda et de Goumba demeurent les seuls socles capables de soutenir une nation unie et debout face aux pressions extérieures et intérieures. La mémoire politique des citoyens centrafricains reste vive et attentive aux comportements de ceux qui prétendent aujourd’hui diriger la destinée du pays…
Par Gisèle MOLOMA
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