Zawa : après le démantèlement des barrières illégales, les policiers multiplient les rackets et réclament jusqu’à 15 000 francs CFA par moto

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À Zawa, sur la route nationale 1, les rackets dénoncés par les centrafricains depuis plus plusieurs années se poursuivent malgré le démantèlement de certaines barrières illégales par le gouvernement. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, les prélèvements atteignent désormais 15 000, voire 20 000 francs CFA par moto.

 

En 2023, le gouvernement a lancé un programme de démantèlement des barrières illégales sur l’ensemble du territoire national. À Zawa, cette opération a permis de supprimer certains points de contrôle, tandis que d’autres ont été maintenus parce qu’ils sont considérés comme légaux.

 

Zawa : après le démantèlement des barrières illégales, les policiers multiplient les rackets et réclament jusqu’à 15 000 francs CFA par moto
Le policier de Zawa Bienvenue soignet alias lampadaire

 

Depuis cette opération, les pratiques dénoncées sur le terrain se poursuivent au niveau des barrières maintenues. Les forces de l’ordre y multiplient les prélèvements imposés aux passagers, avec des montants qui dépassent largement ceux réclamés auparavant.

 

Des prélèvements qui passent de 2 000 à 20 000 francs CFA

 

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Avant le démantèlement des barrières illégales, les sommes réclamées aux passagers s’élevaient généralement à 2 000 francs CFA. Aujourd’hui, les montants atteignent 15 000 francs CFA et peuvent grimper jusqu’à 20 000 francs CFA par moto, selon les informations recueillies par la rédaction du CNC.

 

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Au poste de police de Zawa, deux agents sont directement concernés par ces pratiques : Judicaël Watelendji, alias « Bokassa », et Bienvenue Soignet, alias « Lampadaire ».

Zawa : après le démantèlement des barrières illégales, les policiers multiplient les rackets et réclament jusqu’à 15 000 francs CFA par moto
Le policier de Zawa Judicael watelendji alias bokassa

 

Les deux policiers, s’ils sont sur les barrière, la situation devient pire. Même il y’a quelques jours,  ils réclament notamment 15 000 francs CFA par moto à des fidèles chrétiens venus de différentes préfectures, sous-préfectures, communes et localités pour participer à une conférence chorale. Ces prélèvements touchent des personnes qui se déplacent pour une activité religieuse et doivent déjà supporter les frais de transport.

 

Les fidèles chrétiens contraints de payer

 

Les informations recueillies par la rédaction du CNC font état de prélèvements imposés aux motos transportant les participants à cette conférence. Les agents concernés justifient leurs pratiques par le non-paiement des primes globales d’alimentation par le gouvernement.

 

Les propos rapportés sur place sont particulièrement révélateurs de la manière dont ces contrôles sont conduits. Les policiers ont notamment déclaré : « En septième République, Dieu n’a pas de place », en référence à leur volonté de percevoir de l’argent auprès des passagers.

 

Ces pratiques imposent une charge supplémentaire aux voyageurs et aux familles. À l’approche de la rentrée scolaire, les ménages doivent déjà mobiliser des ressources pour payer les fournitures et les frais de scolarité de leurs enfants. Les prélèvements exigés aux points de contrôle viennent alourdir ces dépenses.

 

Des démarches compliquées au poste de police et à la gendarmerie

 

Les difficultés ne se limitent pas aux barrières. Les usagers rencontrent également des complications au poste de police et à la brigade de gendarmerie de Zawa. Les démarches administratives et les procédures auxquelles ils sont confrontés donnent lieu à de nouveaux prélèvements, selon les informations recueillies par la rédaction du CNC.

 

Le démantèlement des barrières illégales devait mettre fin aux contrôles abusifs et aux prélèvements injustifiés. À Zawa, les pratiques dénoncées se poursuivent malgré cette opération gouvernementale. Les voyageurs continuent de payer des sommes élevées pour circuler, tandis que les agents chargés de faire respecter la loi sont eux-mêmes mis en cause dans ces pratiques.

Malgré le maintien de ces barrières illégales et l’absence de versement des primes globales d’alimentation par le gouvernement, les forces de l’ordre multiplient les prélèvements abusifs sur les voyageurs.

 

La situation à Zawa montre ainsi le décalage entre le programme gouvernemental de démantèlement des barrières illégales et les pratiques qui persistent sur le terrain.

 

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Arsène ZatoFonctionJournaliste rédacteur Correspondant de Corbeau News Centrafrique à YalokéIdentitéJournaliste centrafricain. Correspondant local de Corbeau News Centrafrique depuis 2017.FormationJournalisme et reportages de terrain Spécialisation en couverture des actualités régionales Spécialités Reportages de proximité Couverture des faits sociaux et politiques Enquêtes locales dans la région de YalokéDescriptionArsène Zato est un journaliste de terrain basé à Yaloké. Correspondant de Corbeau News Centrafrique depuis 2017, il couvre les actualités locales, les enjeux sociaux et les événements politiques de la région. Son travail contribue à relayer les informations de proximité et à renforcer la présence du média dans les zones rurales du pays.