Touadéra, regarde ton préfet de Bamingui-Bangoran : il vient de voler le kourou mbororo des jeunes à Ndélé pour ramener à Bangui
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À Ndélé, des jeunes commerçants de kourou mbororo ont été arrêtés, dépouillés de leur marchandise, et leurs viandes boucanées appelées également Charmoutes se sont retrouvées discrètement dans les bagages du préfet Francis Bangué Dongoupo.
Cette affaire trouve ses racines dans les villages reculés de la sous-préfecture de Birao, notamment à Ndiffa, Madao, Tiringoulou, Boldja et Ouandjia. Des jeunes commerçants locaux s’y rendaient régulièrement à moto pour acheter du kourou mbororo, cette viande séchée que l’on appelle aussi Charmoute en langue nationale, avant de la revendre à Ndélé. Des femmes commerçantes venues de Bangui s’y approvisionnaient ensuite pour l’écouler dans la capitale. C’était un petit commerce honnête qui permettait à ces jeunes de survivre.
C’est au retour de l’un de ces voyages à l’intérieur de ladite préfecture que tout a basculé. Les dix-sept jeunes commerçants sur leur motos chacun ont été interceptées aux abords de Gounda par les écogardes de WCS, alertés par un informateur depuis Ndiffa. Après arrestation de ces jeunes, les écogardes ont exigé cent cinquante mille francs par moto, une somme que tous ne pouvaient pas réunir sur le champ.
Six conducteurs ont pu payer et ont repris leur route. Les onze autres, sans argent sur eux, ont été conduits de force au commissariat de Ndélé avec tout leur kourou mbororo chargé sur les motos. C’est à partir de ce moment que la situation a glissé vers quelque chose de bien plus grave qu’une simple arrestation.
Car le kourou mbororo saisi n’a jamais suivi une procédure légale. À la place, il a été discrètement distribué entre autorités de la ville. Le préfet Francis Bangué Dongoupo, le commissaire de police et le commandant du groupement de gendarmerie se sont partagé l’ensemble des viandes boucanées et les ont acheminées vers Bangui, chacun pour sa famille.
Ce qui choque encore davantage, c’est que ce comportement n’est pas nouveau chez le préfet Francis Bangué Dongoupo. Avant cette affaire, lorsque le bureau de l’OCHA, l’organisation des Nations Unies chargée de la coordination humanitaire, avait quitté Ndélé, il avait profité du vide laissé pour occuper le bâtiment vacant et voler les équipements qui s’y trouvaient encore.
Pendant que ces autorités se partageaient tranquillement le kourou mbororo de ces jeunes, les cinq détenus continuaient de croupir en cellule au commissariat de Ndélé, sans jugement, sans que leurs proches ne reçoivent la moindre nouvelle, attendant un sort que personne ne semblait pressé de régler.
Rappelons que parmi les 11 jeunes arrêtés, 7 avaient pris fuite dans la nuit du mercredi à jeudi 19 février 2026, dont 1 a été récupéré, les 6 autres courent toujours.
Par Barthelemy Kossi
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)