Touadéra et son Directeur de Cabinet pleurent et continuent de pleurer : “Dologuélé n’est pas gentil avec nous”, et menace de déposer plainte contre l’opposant

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le 16 octobre 2025, trois jours après la lettre cinglante d’Anicet-Georges Dologuélé, la Présidence de la République a finalement répondu. Non pas le président Touadéra lui-même, mais son Ministre d’État Directeur de Cabinet, Obed Namsio. Et cette réponse est un chef-d’œuvre de pathétisme, de menaces à peine voilées, et surtout d’absence totale d’arguments juridiques solides.
La lettre de Namsio, référencée n°10.56 PR/DIRCAB/25, est révélatrice à plusieurs niveaux. D’abord par ce qu’elle dit. Ensuite par ce qu’elle ne dit pas. Et surtout par le ton employé : celui d’un régime acculé qui n’a plus d’arguments et qui brandit la menace de poursuites pénales contre un opposant qui a osé dire la vérité.
Décortiquons cette réponse pitoyable ligne par ligne.
Premier élément : Touadéra n’ose même pas répondre lui-même.
Dologuélé a écrit directement au président Touadéra. Une lettre ouverte, publique, Politique, qui posait des questions graves sur la persécution dont il fait l’objet depuis huit ans. Une lettre qui accusait directement le président Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro de manipuler la loi, de violer la Constitution, de terroriser le peuple.
Et quelle est la réponse ? Touadéra ne répond pas. Il délègue. Il envoie son Directeur de Cabinet Obed Namsio pour répondre à sa place. C’est déjà un aveu de faiblesse. Un président sûr de lui, un président qui aurait des arguments solides, un président qui gouvernerait vraiment selon la loi, répondrait lui-même. Directement. Publiquement.
Mais Touadéra se cache derrière Namsio. Parce qu’il sait que Dologuélé a raison. Parce qu’il sait que sa persécution contre Dologuélé est injustifiable. Parce qu’il n’a aucun argument valable à opposer aux accusations de Dologuélé.
Deuxième élément : les pleurnicheries sur le ton de la lettre.
Namsio consacre une bonne partie de sa réponse à se plaindre du “ton” et du “contenu” de la lettre de Dologuélé. Il parle de “caractère polémique”, de “menaces”, d’“attaques personnelles”, d’“accusations graves”. Il dit que cette correspondance est “une correspondance que la morale, même politique, réprouve”.
La morale politique réprouve ? Parlons-en de la morale politique ! Dologuélé énumère dans sa lettre huit ans de persécution systématique : fabrication de dossiers médicaux frauduleux en 2017, empêchement d’aller se soigner en 2021, confiscation de passeport, demande de levée d’immunité parlementaire pour un délit imaginaire, Constitution truquée en 2023, et maintenant déclaration d’apatridie en 2025.
Et c’est Dologuélé qui manquerait de “morale politique” en dénonçant tout cela ? C’est le ton de sa lettre qui pose problème, et non les huit années de harcèlement qu’il a subies ?
Cette inversion morale est typique des régimes autoritaires. On persécute quelqu’un pendant des années, et quand la victime ose protester, on lui reproche son “ton”. On lui reproche de ne pas être “courtois” avec son bourreau. On lui reproche de troubler le “climat de sérénité” en dénonçant les crimes dont elle est victime.
Namsio écrit que la lettre de Dologuélé ne contribue pas au “climat de sérénité, de respect et de dialogue républicain que requiert la vie politique nationale”. Quel dialogue républicain ? Celui où Touadéra déclare apatride un député en exercice sans procédure judiciaire ? Celui où le régime fabrique des dossiers pour impliquer ses adversaires dans de fausses affaires ? Celui où on empêche un homme d’aller se soigner pour une urgence chirurgicale ?
Le “dialogue républicain” dont parle Namsio n’existe pas. Ce qui existe, c’est un monologue du régime qui exige que ses victimes se taisent poliment pendant qu’on les persécute.
Troisième élément : le lavage de mains hypocrite de Touadéra.
Namsio affirme que “ces matières relèvent exclusivement des compétences des autorités et institutions prévues par la Constitution et les lois en vigueur, notamment le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, le Ministère de la Justice et, le cas échéant, les juridictions compétentes”.
En d’autres termes : ce n’est pas Touadéra qui a déclaré Dologuélé apatride, c’est le Ministère de la Défense (qui a signé la lettre) et potentiellement les autres ministères concernés. Touadéra se lave les mains. Il n’y est pour rien. Ce sont les institutions qui ont agi indépendamment.
Cette défense est grotesque. Tout le monde sait que dans la Centrafrique de Touadéra, rien ne se décide sans son accord. Les ministres sont ses serviteurs. Les institutions sont à ses ordres. Le Conseil Constitutionnel est dirigé par son cousin. La justice est contrôlée par son régime.
Prétendre que le Ministère de la Défense a décidé tout seul de déclarer Dologuélé apatride, sans instructions de Touadéra, c’est prendre les Centrafricains pour des imbéciles. C’est exactement ce que Dologuélé dénonce dans sa lettre : Touadéra prétend ne pas être responsable alors que tout le monde sait que c’est lui qui orchestre la persécution.
Namsio ajoute : “le Président de la République, Chef de l’Etat n’entend interférer en aucune manière dans le traitement administratif ou judiciaire de votre dossier, afin de préserver l’indépendance et la crédibilité de nos institutions”.
L’indépendance et la crédibilité des institutions ? Quelles institutions indépendantes ? Le Conseil Constitutionnel dirigé par le cousin de Touadéra ? Les tribunaux où les juges reçoivent leurs instructions du régime ? Les ministères contrôlés par le MCU ?
Cette prétention à l’indépendance des institutions est une insulte à l’intelligence. Les institutions centrafricaines sous Touadéra n’ont aucune indépendance. Elles font ce que le régime leur ordonne de faire. Et tout le monde le sait.
Quatrième élément : l’argument ridicule sur le Code de la Nationalité.
Dologuélé avait affirmé dans sa lettre que la loi de 1961 sur la nationalité était “tombée en désuétude” car elle n’a “jamais été mise en application depuis 64 ans”.
Namsio répond : “Si la Présidence de la République peut, pour des raisons évidentes, comprendre votre oubli ou ignorance du Code de la Nationalité centrafricaine, texte pourtant appliqué quotidiennement par les Tribunaux saisis des demandes de délivrance de Certificats de Nationalité centrafricaine ou à l’occasion de l’examen des contentieux relatifs à l’état des personnes, donc non tombée en désuétude…”
C’est un argument malhonnête. Le Code de la Nationalité de 1961 contient de nombreux articles. Certains sont effectivement appliqués quotidiennement, notamment ceux qui concernent la délivrance des certificats de nationalité. Mais l’article 46 que le régime invoque maintenant contre Dologuélé, celui qui prévoit la perte automatique de la nationalité pour acquisition d’une autre nationalité, n’a JAMAIS été appliqué systématiquement.
La preuve ? Des milliers de Centrafricains ont acquis d’autres nationalités au cours des 64 dernières années sans jamais perdre leur nationalité centrafricaine. Des centaines de personnalités au gouvernement, à l’Assemblée Nationale, dans la fonction publique, sont des binationaux qui n’ont jamais été inquiétés. Dologuélé lui-même a été élu député deux fois, candidat à la présidentielle deux fois, avec sa double nationalité, sans que personne ne lui dise qu’il avait perdu sa nationalité centrafricaine.
Ce n’est que maintenant, en 2025, alors que Dologuélé constitue une menace électorale sérieuse pour Touadéra, que soudainement on “découvre” que cet article 46 existe et qu’il faut l’appliquer. Et encore, on ne l’applique pas à tout le monde, seulement à Dologuélé.
C’est exactement ce que Dologuélé avait dénoncé dans sa lettre : une application sélective de la loi uniquement pour l’éliminer de la course présidentielle.
Cinquième élément : les menaces à peine voilées.
La fin de la lettre de Namsio est la plus révélatrice. Après avoir fait semblant de parler de “dialogue républicain” et de “respect des institutions”, Namsio dévoile le vrai visage du régime :
“La Présidence de la République, profondément bouleversée et scandalisée par les propos clairement offensants contenus dans votre correspondance, se réserve le droit de choisir les outils juridiques appropriés pour rétablir la vérité et décourager tous ceux (nationaux, étrangers, apatrides) qui s’écarteraient des débats politiques pour commettre une offense contre le Président de la République, protégé par les articles 135 et suivants du Code pénal centrafricain”.
Traduisons : Touadéra envisage de poursuivre Dologuélé pour “offense au Chef de l’État” parce qu’il a osé l’accuser publiquement de le persécuter. Le régime se “réserve le droit de choisir les outils juridiques appropriés”. Autrement dit : nous allons vous poursuivre en justice, vous faire condamner, peut-être vous emprisonner.
Et notez le détail savoureux : Namsio mentionne explicitement que cette menace de poursuites concerne “tous ceux (nationaux, étrangers, apatrides)”. Il inclut les apatrides dans la liste. C’est un petit coup de griffe mesquin : puisque nous vous avons déclaré apatride, nous vous poursuivrons comme apatride.
Cette menace de poursuites pour “offense au Chef de l’État” révèle la vraie nature du régime. On ne répond pas aux accusations de Dologuélé par des arguments. On ne démontre pas qu’il a tort. On ne prouve pas que la persécution n’existe pas. Non, on le menace de poursuites pénales.
C’est la méthode classique des dictatures : criminaliser la critique. Transformer la dénonciation des abus en “offense” punissable par la loi. Faire taire les opposants non pas en répondant à leurs arguments, mais en les menaçant de prison.
Sixième élément : ce que la lettre ne dit PAS.
Ce qui est le plus révélateur dans cette réponse, c’est ce qu’elle ne dit pas. Dologuélé a posé dans sa lettre des questions précises, factuelles, documentées. Namsio ne répond à aucune.
Dologuélé demande : pourquoi mon certificat de nationalité délivré en 1994 n’a-t-il jamais été annulé par une décision de justice ? Pas de réponse de Namsio.
Dologuélé demande : comment puis-je être député en exercice et apatride en même temps ? Pas de réponse de Namsio.
Dologuélé demande : pourquoi moi seul suis visé alors que des centaines de personnalités au gouvernement et à l’Assemblée ont aussi une double nationalité ? Pas de réponse de Namsio.
Dologuélé énumère huit ans de persécution : le dossier médical frauduleux de 2017, l’empêchement de se soigner en 2021, la confiscation du passeport, la demande de levée d’immunité, la Constitution truquée de 2023. Namsio ne répond à aucune de ces accusations. Il ne les nie pas. Il ne les justifie pas. Il les ignore complètement.
Ce silence est un aveu. Quand on ne répond pas à des accusations précises et documentées, c’est qu’on ne peut pas les réfuter. Quand on ne nie pas, c’est qu’on reconnaît implicitement.
Septième élément : l’hypocrisie finale sur la “courtoisie”.
Namsio termine sa lettre par cette phrase condescendante : “Tout en vous exhortant humblement à ne pas pécher lorsque vous vous mettez en colère, je vous prie d’agréer, Monsieur le Député, l’expression de ma considération distinguée.”
“Ne pas pécher lorsque vous vous mettez en colère”. C’est une référence biblique (Psaume 4:4 et Éphésiens 4:26). Namsio donne à Dologuélé des conseils spirituels. Il lui dit de ne pas se mettre en colère, de rester calme, d’accepter tranquillement son sort.
C’est l’arrogance suprême du bourreau qui conseille à sa victime de ne pas crier pendant la torture. On te persécute depuis huit ans, on te déclare apatride, on menace de te poursuivre en justice pour avoir protesté, mais toi, reste calme, ne te mets pas en colère, sois “courtois”.
Cette hypocrisie pieuse est écœurante. Le régime qui massacre des civils avec Wagner, qui affame le peuple, qui vole les ressources du pays, donne des leçons de moralité à un opposant qui dénonce pacifiquement ces crimes.
La réponse de la Présidence est un aveu de faiblesse
Au final, cette lettre de Namsio ne répond à rien. Elle se plaint du ton. Elle prétend que Touadéra n’y est pour rien. Elle invoque l’indépendance d’institutions qui n’ont aucune indépendance. Elle fait un argument malhonnête sur la loi de 1961. Et elle menace Dologuélé de poursuites pénales.
Mais elle ne réfute aucune des accusations de Dologuélé. Elle ne répond à aucune de ses questions. Elle ne justifie aucun des actes de persécution documentés dans la lettre.
Cette absence de réponse est un aveu. Le régime Touadéra ne peut pas défendre ses actes parce qu’ils sont indéfendables. Il ne peut pas justifier la persécution de Dologuélé parce qu’elle est injustifiable. Il ne peut pas expliquer le paradoxe du député apatride parce que c’est un monstre juridique sans logique.
Alors le régime fait ce qu’il fait toujours : il menace. Il intimide. Il brandit le Code pénal. Il parle d’“offense au Chef de l’État”. Il se “réserve le droit de choisir les outils juridiques appropriés”.
Mais ces menaces ne changeront rien. Dologuélé a dit la vérité. Les Centrafricains ont lu sa lettre. Ils ont vu les faits. Et maintenant ils ont aussi lu la réponse pathétique du régime qui confirme tout ce que Dologuélé a dénoncé.
Le régime Touadéra vient de perdre ce round. Complètement chaos.
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Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. 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