Touadera, écoute le DG de la Sodeca: il parle de l’électricité comme problème majeur de la Sodeca. L’État ne peut pas acheter des groupes électrogène pour pallier à ce problème?

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Pour Éric Megalos-Dima, la Sodeca ne peut pas pomper sans courant. L’État pourrait garantir l’eau en installant des groupes électrogènes adaptés et fiables.
Selon le Directeur Général, La Sodeca distribue l’eau à Bangui en utilisant un système dit de refoulement direct. L’eau captée au bord de la rivière Oubangui est traitée puis envoyée directement vers les abonnés à l’aide de pompes électriques. Sans électricité, ces pompes s’arrêtent, et l’eau cesse de circuler immédiatement. Ce choix technique, hérité de la période de construction initiale du réseau en 1975, rend la distribution totalement dépendante du réseau public d’électricité géré par l’ENERCA.
Dans plusieurs secteurs comme les télécommunications, les sociétés comme la Télécel ou Orange Centrafrique utilisent des groupes électrogènes de 500 kVA pour garantir l’alimentation continue en cas de coupure. La même logique peut s’appliquer à la Sodeca. Deux groupes électrogènes de cette capacité suffiraient à faire fonctionner plusieurs pompes, permettant d’alimenter les quartiers tour à tour pendant les interruptions du courant.
L’État dispose des moyens financiers pour acquérir ces équipements. Un groupe industriel de 500 kVA coûte entre 250 et 300 millions FCFA. Installer deux ou trois groupes représente un investissement accessible, surtout si on considère les dépenses répétées liées aux réparations d’urgence et aux interruptions constantes. Au-delà de l’achat, le carburant, l’entretien et la sécurité doivent être planifiés, mais ces aspects peuvent être intégrés dans le budget national ou soutenus par des partenaires techniques.
La Sodeca a déjà reçu, dans le passé, grâce au Comité international de la Croix-Rouge, un groupe électrogène capable de soutenir les installations. Cependant, le manque d’organisation autour de l’approvisionnement en carburant et la maintenance freine son utilisation. Ce problème ne relève pas d’un obstacle technique, mais d’un choix de gestion et d’une absence de stratégie à long terme.
Les habitants de Bangui vivent depuis des années avec une distribution d’eau par rotation, souvent une ou deux heures par jour, tôt le matin ou tard le soir. Avec des groupes électrogènes performants et bien gérés, la société pourrait assurer une distribution plus stable et réduire cette dépendance totale à l’ENERCA. La construction de nouveaux châteaux d’eau ou de réservoirs en hauteur reste un projet lointain, mais des solutions immédiates existent.
Éric Megalos-Dima met en avant l’impact direct des coupures électriques sur la vie quotidienne et l’hygiène des familles. La mise en place de groupes électrogènes offrirait une marge de manœuvre immédiate pour relancer la distribution même pendant les coupures imprévues. La décision finale revient à l’État, qui a la capacité de doter la Sodeca d’une autonomie énergétique minimale et ainsi répondre aux besoins urgents de la population….
CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC




