Site minier de Gobolo : encore de la violence, des soldats FACA s’acharnent sur un jeune ouvrier du village venu ramasser des sables aurifère

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Site minier de Gobolo : encore de la violence, des soldats FACA s’acharnent sur un jeune ouvrier du village venu ramasser des sables aurifère

Un jeune ramasseur attrappé par les soldats FACA sur le site minier chinois de Gobolo, et frappé par ces même criminels pour avoir ramassé des sables aurifère
Un jeune ramasseur attrappé par les soldats FACA sur le site minier chinois de Gobolo, et frappé par ces même criminels pour avoir ramassé des sables aurifère. Photo CNC

 

Rédigé le 01 mars 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Sur le site minier chinois de l’entreprise IMC de Gobolo, la violence des soldats FACA ne faiblit pas. Un jeune ouvrier du village, ramasseur des sables aurifère, en a fait les frais de manière spectaculaire.

 

À Gobolo, village situé dans la sous-préfecture d’Abba, Nana-Mambéré, les habitants vivent depuis longtemps sous la pression des militaires déployés sur le site minier de la société chinoise IMC. Ces soldats des Forces Armées Centrafricaines, officiellement chargés de sécuriser le chantier, ont fini par transformer leur présence en source de revenus personnels.

 

Pour comprendre ce qui se passe réellement sur ce terrain, il faut d’abord regarder comment fonctionne l’extraction minière à Gobolo. En effet, les machines chinoises creusent profondément la terre, rejettent le sable en surface avant d’atteindre le gravier aurifère. Ce sable rejeté, y compris des graviers déjà extraits mais nettoyés par la machine, les habitants le récupèrent, le lavent soigneusement à nouveau, espérant y trouver quelques petites pépites d’or revendues entre 2 000 et 4 000 francs pour nourrir leurs familles.

 

C’est précisément cette pratique que certains soldats FACA ont décidé d’exploiter à leur profit. Plutôt que d’interdire aux habitants de ramasser ce sable, ils ont mis en place leur propre circuit : ils envoient eux-mêmes des jeunes du village extraire le sable, récupèrent ensuite le résultat du lavage et empochent les bénéfices. Parfois, ils se contentent de percevoir un droit de passage, laissant les gens aller et venir moyennant paiement.

 

Ce jour-là pourtant, la situation a pris une tournure bien différente. Un jeune que les soldats avaient eux-mêmes autorisé à aller ramasser le sable ont été rattrapés au retour, jetés violemment à terre et frappés sans retenue, devant tout le monde qui ont tout vu sans pouvoir intervenir.

 

Ce qui rend les faits encore plus graves, c’est que ces jeunes n’avaient rien fait en dehors de ce qu’on leur avait demandé. Ils avaient reçu l’autorisation, accompli le travail, et c’est pourtant eux qui ont reçu les coups. Les mêmes mains qui avaient ouvert la porte l’ont refermée violemment sur eux.

 

Derrière ces actes, les habitants de Gobolo désignent un seul responsable : le commandant Lamtagué, chargé officiellement de la sécurisation du site IMC. Cet homme qui est le directeur de sécurité de l’entreprise IMC, et se déplace régulièrement entre Yaloké, Rondji, mais aussi à Gobolo, mais c’est sur ce dernier site qu’il concentre l’essentiel de ses activités. C’est lui, selon les témoins, qui donne les ordres à ses éléments, dont le chef de base, monsieur Kota Maboko.

 

Ce jour-là, les soldats placés sous ordre du commandant Lamtagué ont donc frappé le jeune ouvrier ramasseur des sables du village, le laissant à terre pendant qu’ils s’acharnent sur lui avec des coups partout. Des civils présents sur les lieux ont assisté à la scène, figés, sans qu’aucun d’eux n’ose élever la voix.

 

Ce que vivent les habitants de Gobolo sur ce site minier dépasse la simple question de sécurité. Des hommes en uniforme perçoivent de l’argent sur le dos des villageois, organisent un commerce parallèle avec leur complicité forcée, puis retournent leur violence contre ces mêmes personnes sans aucune raison valable.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Marien Georges Marambi

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