
Le pasteur Charles Talingano rejette le projet de Septième République porté par le président Faustin-Archange Touadéra, qu’il qualifie d’« illusion » pour la Centrafrique.
Dans sa déclaration, le pasteur répète à plusieurs reprises que la Septième République n’existe pas encore. Il conteste ainsi la portée du changement institutionnel annoncé par le pouvoir centrafricain.

« La Septième République n’est pas là », répète Charles Talingano à plusieurs reprises au cours de son intervention.
Le pasteur va plus loin dans son appréciation du projet. Pour lui, cette nouvelle République ne constitue pas la transformation annoncée du pays.
« C’est simplement une illusion », affirme-t-il.
Charles Talingano décrit également la Septième République comme une source de déception pour le pays. Il emploie des termes particulièrement sévères pour dénoncer ce qu’il considère comme un échec politique.
« Quelle rêverie, quelle rêverie sur le pays, quelle opprobre sur le pays, quelle honte sur le pays, quelle médiocrité sur le pays », déclare-t-il.
Son intervention ne s’arrête pas à la réforme institutionnelle. Il relie son rejet de la Septième République à son constat général sur la situation de la Centrafrique. Il affirme lire dans le pays un « système douloureux », un « système de souffrance » et un « esprit de mort » qui toucherait la population.
Le pasteur évoque également la misère et les difficultés auxquelles les Centrafricains seraient confrontés. Il appelle à rompre avec ce qu’il décrit comme un système de souffrance et de servitude.
« De ce jour, brisons la misère, brisons la tyrannie et la servitude », lance-t-il.
Pour Charles Talingano, le changement institutionnel ne peut donc pas être réduit à une nouvelle appellation ou à une nouvelle organisation politique. Il réclame une transformation plus profonde de la vie du pays et de ses conditions sociales.
Il invoque notamment l’exemple biblique de Moïse, présenté comme celui qui avait vu la souffrance et l’oppression du peuple avant d’agir pour sa délivrance.
Le projet politique du président Faustin-Archange Touadéra fait face à de vives critiques concernant sa gouvernance et la réalité des réformes institutionnelles.
La Septième République reste ainsi, dans son discours, associée à une critique globale de la gouvernance du pays. Le pasteur considère que le changement annoncé ne répond pas aux difficultés qu’il décrit et affirme que la Centrafrique doit se libérer de la misère et de la servitude. Actions disponibles
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